Santé Sexuelle et reproductive des jeunes : En quête d'un accès équitable.


Les moins de 25 ans représenteraient plus de la moitié de la population d'Afrique de l'Ouest et Centrale. Au Sénégal, les adolescents (10-19 ans) et les jeunes (20-24 ans) représentent 31% de la population totale (51% de garçons et 49% de filles rapport ANSD 2018). Cette cible semble également être plus exposée aux risques sanitaires.

En effet, même s'il est avéré que l’État du Sénégal n’a cessé de déployer des moyens significatifs afin d'apporter des réponses adéquates aux différentes préoccupations rencontrées par ces jeunes. 
Le défi majeur découle d'une inadaptation des soins de santé aux besoins des jeunes et des adolescentes : un accès difficile à la contraception, un faible accès à la gratuité des soins, un manque de visibilité des programmes de prévention.

Conscients des défis existants et désireux d'y remédier, le Ministère de la Santé et de l'Action sociale (MSAS), en partenariat avec le projet Renforcement des Systèmes de Santé au niveau central (RSS CL) de l'USAID et CHEMONICS et conformément aux Objectifs du Développement Durable (ODD) 5 et 10 (cibles 10.2; 10.3; 10.4), a effectué une table ronde axée sur la santé sexuelle et reproductive des jeunes, en particulier, ceux à mobilité réduite, ce mercredi 23 mars à l’UCAD.

Cette table ronde a regroupé des acteurs clés intervenant au niveau central et décentralisé, une l'occasion pour eux d'identifier des approches nouvelles qui vont permettre une meilleure prise en charge de la cible jeune dans les systèmes de santé.

Ainsi, au sortir de cette rencontre, ils espèrent que les politiques et stratégies en faveur des adolescents, des jeunes et des personnes à mobilité réduite soient  identifiées ; les défis obstruant l'instauration de services sanitaires inclusifs soient identifiés; des approches innovantes favorables à une prise en compte effective et durable des adolescents et des jeunes en particulie à mobilité réduite, soient définies ; et enfin que des expériences et leçons apprises en faveur d'une meilleure santé sexuelle et reproductive soient partagées et capitalisées par le MSAS.
Jeudi 24 Mars 2022
Dakaractu



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