Réuni à Dakar dans le cadre du panel « Pencum WARC » organisé au West African Research Center, le Pr Ibnou Sougoufara a centré son intervention sur les contraintes géostratégiques des routes du pétrole et du gaz, en lien avec la guerre au Moyen-Orient et ses effets sur l’économie mondiale et africaine.
Pour introduire son propos, il a interrogé l’idée d’un possible retour des empires en s’appuyant sur des références historiques et religieuses, notamment le récit du roi de Babylone et l’interprétation du rêve par le prophète Daniel, décrivant une succession d’empires allant de Babylone aux empires perse, grec et romain. Il s’est demandé si certaines visions contemporaines, notamment chez des courants sionistes chrétiens, ne s’inscrivent pas dans cette lecture eschatologique.
Adoptant ensuite une approche d’économiste et d’actuaire, il a mobilisé la théorie des jeux, en référence à John Nash, pour analyser la construction des puissances comme une interaction stratégique où les États cherchent à maximiser leur puissance et leurs richesses. Il a évoqué des notions comme les stratégies dominantes, le dilemme du prisonnier et la compétition pour le contrôle des ressources et des routes commerciales, soulignant que ces dynamiques conduisent à une intensification de l’armement et à un épuisement des ressources.
Revenant sur la mondialisation, il a distingué une première phase marquée par le partage des technologies, l’expansion d’Internet et une réduction de la pauvreté, puis une seconde phase caractérisée par le retour du populisme, des régimes autocratiques et des rivalités entre grandes puissances, aggravées par la crise du Covid-19.
Dans son analyse des équilibres actuels, il a indiqué que trois puissances dominent aujourd’hui : les États-Unis, la Chine et la Russie, définissant la puissance par la capacité de projection militaire, l’autonomie stratégique et la puissance industrielle. Il a estimé que l’Europe, bien que puissante économiquement, reste dépendante sur le plan stratégique et énergétique, important une grande partie de son gaz, notamment de la Russie, du Qatar et de l’Algérie.
Abordant la Russie, il a évoqué ses atouts énergétiques, notamment en Arctique, ainsi que ses contraintes démographiques et géopolitiques, tout en soulignant l’importance des détroits comme le Bosphore et les Dardanelles pour son accès maritime. Il a ensuite insisté sur le rôle central de l’Iran, pays clé dans le transit énergétique et au cœur de tensions historiques liées au pétrole, rappelant notamment le renversement de Mohamed Mossadegh dans les années 1950.
Concernant la Chine, il a décrit une stratégie visant d’abord à sécuriser son espace terrestre avant de se projeter vers les mers, notamment en mer de Chine méridionale et dans l’océan Indien, à travers le développement de ports et d’infrastructures. Les États-Unis, de leur côté, disposent selon lui d’atouts géographiques majeurs facilitant leur projection de puissance à l’échelle mondiale.
L’intervenant a particulièrement insisté sur le rôle stratégique des détroits maritimes, citant notamment ceux du Danemark, du Bosphore, de Bab el-Mandeb, d’Ormuz et de Malacca, essentiels pour le transport du pétrole et du gaz.
En conclusion, il a alerté sur la vulnérabilité de l’Afrique face à ces tensions, évoquant le risque d’inflation importée et de stagflation, combinant ralentissement économique et hausse des prix, en lien avec les perturbations des marchés énergétiques mondiaux. Il a exprimé son inquiétude quant aux conséquences de cette situation pour les économies africaines.
Pour introduire son propos, il a interrogé l’idée d’un possible retour des empires en s’appuyant sur des références historiques et religieuses, notamment le récit du roi de Babylone et l’interprétation du rêve par le prophète Daniel, décrivant une succession d’empires allant de Babylone aux empires perse, grec et romain. Il s’est demandé si certaines visions contemporaines, notamment chez des courants sionistes chrétiens, ne s’inscrivent pas dans cette lecture eschatologique.
Adoptant ensuite une approche d’économiste et d’actuaire, il a mobilisé la théorie des jeux, en référence à John Nash, pour analyser la construction des puissances comme une interaction stratégique où les États cherchent à maximiser leur puissance et leurs richesses. Il a évoqué des notions comme les stratégies dominantes, le dilemme du prisonnier et la compétition pour le contrôle des ressources et des routes commerciales, soulignant que ces dynamiques conduisent à une intensification de l’armement et à un épuisement des ressources.
Revenant sur la mondialisation, il a distingué une première phase marquée par le partage des technologies, l’expansion d’Internet et une réduction de la pauvreté, puis une seconde phase caractérisée par le retour du populisme, des régimes autocratiques et des rivalités entre grandes puissances, aggravées par la crise du Covid-19.
Dans son analyse des équilibres actuels, il a indiqué que trois puissances dominent aujourd’hui : les États-Unis, la Chine et la Russie, définissant la puissance par la capacité de projection militaire, l’autonomie stratégique et la puissance industrielle. Il a estimé que l’Europe, bien que puissante économiquement, reste dépendante sur le plan stratégique et énergétique, important une grande partie de son gaz, notamment de la Russie, du Qatar et de l’Algérie.
Abordant la Russie, il a évoqué ses atouts énergétiques, notamment en Arctique, ainsi que ses contraintes démographiques et géopolitiques, tout en soulignant l’importance des détroits comme le Bosphore et les Dardanelles pour son accès maritime. Il a ensuite insisté sur le rôle central de l’Iran, pays clé dans le transit énergétique et au cœur de tensions historiques liées au pétrole, rappelant notamment le renversement de Mohamed Mossadegh dans les années 1950.
Concernant la Chine, il a décrit une stratégie visant d’abord à sécuriser son espace terrestre avant de se projeter vers les mers, notamment en mer de Chine méridionale et dans l’océan Indien, à travers le développement de ports et d’infrastructures. Les États-Unis, de leur côté, disposent selon lui d’atouts géographiques majeurs facilitant leur projection de puissance à l’échelle mondiale.
L’intervenant a particulièrement insisté sur le rôle stratégique des détroits maritimes, citant notamment ceux du Danemark, du Bosphore, de Bab el-Mandeb, d’Ormuz et de Malacca, essentiels pour le transport du pétrole et du gaz.
En conclusion, il a alerté sur la vulnérabilité de l’Afrique face à ces tensions, évoquant le risque d’inflation importée et de stagflation, combinant ralentissement économique et hausse des prix, en lien avec les perturbations des marchés énergétiques mondiaux. Il a exprimé son inquiétude quant aux conséquences de cette situation pour les économies africaines.
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