Le chroniqueur Badara Gadiaga a recouvré aujourd’hui sa pleine liberté de mouvement, après la levée de la mesure de bracelet électronique qui le contraignait depuis plusieurs mois. Dans une déclaration publiée à cette occasion, il est revenu sur les différentes étapes d’une procédure judiciaire entamée il y a près d’un an.
Après trois jours de garde à vue, cinq mois de détention à la Maison d’arrêt de Rebeuss et cinq mois et vingt-quatre jours sous contrôle électronique assorti d’un couvre-feu nocturne, le chroniqueur de la TFM dit tourner une page tout en restant « serein, confiant et résolument tourné vers l’avenir ».
Adressant ses remerciements à sa famille, à ses avocats, aux guides religieux, à la société civile et à la presse, il a également rendu hommage à tous ceux qui lui ont témoigné leur soutien. Il a réaffirmé sa foi en la justice, tout en appelant à des réformes en profondeur du système judiciaire sénégalais, qu’il juge insuffisamment indépendant et respectueux des libertés fondamentales.
Badara Gadiaga a également relevé, sans désigner nommément personne, qu’« aucune des autorités politiques impliquées dans son arrestation n’occupe aujourd’hui les fonctions qui étaient les leurs à l’époque », une observation qu’il présente comme une leçon d’humilité sur le caractère éphémère du pouvoir.
Citant Nelson Mandela, il réaffirme son engagement à « défendre sans compromis ni compromission la démocratie et la liberté d’expression », annonçant pour bientôt un retour dans l’espace public.
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