Renforcement du secteur sanitaire : Le projet ISMEA mis en oeuvre pour une baisse de la mortalité maternelle et infanto-juvénile.


Dans le cadre de l’amélioration continue de la santé de la mère, de l’enfant et de l’adolescent, le ministère de la Santé et de l’Action sociale avec l’appui financier de la Banque Mondiale, a procédé à l’accélération de la mise en oeuvre du projet ISMEA (Investir dans la Santé de la Mère, de l’Enfant et de l’Adolescent).

Un projet qui s’inscrit dans la dynamique de promouvoir l’accès équitable aux services de santé de qualité. 

Mis en place par le gouvernement du Sénégal, ledit projet qui s’étale sur une durée de 5 ans vise à renforcer la santé en terme de capacitation, d’amélioration de la qualité des soins, mais aussi de bonne gouvernance en milieu sanitaire. Il tend également à faire la promotion de la santé en permettant une autonomisation des femmes et des adolescents. Abdoulaye Diouf Sarr, ministre de la Santé et de l’Action sociale, a présidé ladite cérémonie.

Pour tendre vers zéro dans la mortalité maternelle et infanto-juvénile, le projet ISMEA va mettre l’accent sur trois points essentiels qui sont l’accessibilité, la disponibilité des services de santé de la reproduction et de survie de l’enfant, l’amélioration de la qualité de l’offre des services avec, entre autres, le recrutement et le déploiement de près d’un millier de ressources humaines qualifiées et le renforcement des équipements des structures sanitaires, et la promotion de l’utilisation des services de santé en appuyant l’accessibilité financière des personnes vulnérables à travers le programme de la couverture maladie universelle.

Le projet ISMEA qui couvre les régions de Kaffrine, Kolda, Kédougou, Tambacounda, Sédhiou et Ziguinchor fait aussi de l’amélioration de l’état nutritionnel une priorité. Dans le même sillage, la représentante de l’Unicef, Silvia Danailov a expliqué la motivation de l’Unicef quant à ce projet. 

Cette cérémonie a été l’occasion pour le coordonnateur dudit projet , le docteur Oumar Sarr, de revenir en détails sur la pertinence de cette dernière par rapport au renforcement du secteur de la santé. Il annoncera dans la foulée l’élaboration d’un plan de communication intégré où il y a les éléments nécessaires pour atteindre un implication communautaire totale. Un volet communication communautaire sera pilotée par les districts et les régions qui permettra aux ONG locales de faire la promotion du projet en mettant en exergue ses objectifs et les résultats de sa mise en oeuvre. 

Nathan Belete, représentant de la Banque Mondiale ayant financé le projet ISMEA à hauteur de 130 millions de dollars, a également pris part à la cérémonie. 

«Le Sénégal a enregistré une baisse progressive des indicateurs de la santé de la mère, du nouveau-né et de l’enfant au cours des dix dernières années, comme en attestent les résultats des dernières enquêtes démographiques de santé.

En effet, la mortalité maternelle a connu une baisse de 392 à 236 pour cent mille naissances vivantes ; la mortalité infanto-juvénile de 65 à 37 pour mille. Si le niveau est encore élevé car la mort d’une seule femme qui accouche ou d’un seul enfant est toujours difficile, ces résultats positifs sont obtenus grâce à la volonté politique, l’engagement de l’État avec le concours de toutes les parties prenantes », a conclu Nathan Belete. Des propos à l’endroit du ministre de la santé pour saluer l’engagement de son ministère dans cette lutte contre la mortalité néonatale, maternelle et infanto-juvénile.
Vendredi 18 Février 2022
Dakaractu




Dans la même rubrique :