Migration irrégulière et terrorisme: Le Sénégal cité par les services de renseignements espagnols parmi les potentiels convoyeurs de radicaux en Europe


Migration irrégulière et terrorisme: Le Sénégal cité par les services de renseignements espagnols parmi les potentiels convoyeurs de radicaux en Europe

Depuis plusieurs semaines, des migrants en provenance d'Afrique subsaharienne et du Maghreb ont repris le chemin des Canaries. Plus de 20 000 arrivées sont enregistrées depuis le début de l'année. 

Face à ce phénomène qui rappelle la crise des pirogues de 2006 au cours de laquelle l'archipel espagnol avait vu débarquer plus de 30 000 migrants, l'Espagne a réactivé les déportations en comptant sur la collaboration des pays de départ tels que le Sénégal, la Mauritanie, le Maroc et tout récemment l'Algérie.

Si le royaume d'Espagne est si préoccupé par la maîtrise du flux migratoire, c'est parce qu'il craint d’être débordé face à l'arrivée de profils qui ne sont pas mus que par la recherche d'horizons meilleurs. Okdiario croit savoir que cette crise soit du pain bénit  pour des individus radicalisés afin d'atteindre l'Europe.

Selon une note des services de renseignements espagnols, « les flux de migrants en provenance de la côte atlantique africaine sont les plus susceptibles d’être pénétrés par des éléments hostiles ». Ils citent parmi les pays où la présence d’éléments radicalisés est une « constante » le Sénégal, la Côte d'Ivoire, le Togo, le Ghana ou le Bénin.

De tous ces pays d'Afrique, le Sénégal est sans nul doute celui qui a été le plus affecté par la nouvelle vague de départs pour les Îles Canaries. Depuis septembre, des milliers de jeunes sénégalais ont pris des pirogues pour l'archipel espagnol qui se trouve à un millier de kilomètres au sud du grand continent. Pour la majorité, ces migrants sont constitués de pêcheurs artisans dont l'activité au Sénégal a connu une nette régression avec l'arrivée des navires étrangers.

D'ailleurs, dans leur note, les services de renseignements espagnols évitent de qualifier de radicaux tous les ressortissants des pays cités.

De même, soulignent-ils que les organisations terroristes qui opèrent en Afrique n'envoient pas des combattants en Europe pour commettre des attentats. Si des individus arrivés par voie maritime en Europe devaient mener des actions terroristes, ils seraient à compter parmi les radicalisés qui l'ont été à leur arrivée.

Ce qui fait dire aux renseignements que l'Espagne est dans ce cas un pays hors de danger car la France, l'Allemagne ou la Belgique offrent un environnement plus adapté à ce type d'accueil. Pour éviter une telle probabilité, les services secrets espagnols cités par Okdiario demandent une surveillance du trafic à Irun où beaucoup de migrants reçoivent l'aide d'ONG aux intentions inavouées.

Quoique légitimes, ces mises en garde pourraient cependant avoir des motivations racistes...

Vendredi 25 Décembre 2020
Dakaractu




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