Lutte contre le cancer du sein : « un relèvement du plateau technique permettrait de minimiser les pertes humaines » (Mame Diarra Guèye Kébé)


L’association Cancer du Sein Sénégal a porté son choix sur un cadre naturel pour abriter la journée de partage d’informations avec les journalistes en santé en prélude au mois dédié à la lutte contre le cancer du sein « Octobre Rose ».

Cette rencontre a fait focus sur l’importance du diagnostic d’où la présence d’un anatomopathologiste.

 
Cette année, l’association Cancer du Sein Sénégal a fait focus sur un plaidoyer en faveur de la prise en charge technique.

 

Mme Kébé, présidente de ladite association, estime qu’un relèvement du plateau technique pourrait éventuellement régler tous les problèmes liés aux mortalités.


Cette journée d’échanges est l’occasion pour le spécialiste de revenir sur le diagnostic de la maladie, notamment la biopsie qui constitue un élément incontournable dans la confirmation d’un cancer. « Le cancer est un problème mondial et plus de 2 millions de personnes sont atteintes de cancer du sein. » 

 

Le spécialiste nous renseigne qu’entre 2011 et 2019 , 6.353 cas de cancer ont été recensés à l’hôpital Aristide le Dantec, et que  plus de 1.484 cas étaient atteints d’un cancer du sein.


Dans cette même logique, Mme Kébé a déploré le coût élevé des soins qui reste un paramètre qui freine l’élaboration d’un traitement approprié. 

 

« Le cancer peut guérir si le diagnostic est fait précocement ».

 

« Il faut 2 mois pour obtenir les résultats d’une biopsie », a déclaré le spécialiste. Un fait déplorable car la biopsie est l’élément qui permet de savoir si c’est un cancer, quel type de cancer c’est, et le stade de ce cancer. En somme, elle permet de déterminer si oui ou non, il y a un cancer qui se développe dans l’organisme.

« Palpation, radiologie, mammographie : diagnostic et traitements »


« 15 anapathes actifs au Sénégal dont 9 également enseignants dans les universités », tels sont les chiffres fournis par l’anatomopathologiste. C’est dire que cette filière est pour l’heure très pauvre en terme de personnel. Cependant il déclare que 36 étudiants sont actuellement en formation, une aubaine selon lui.
 

« Nous n’avons que 3 techniciens et 2 anapathes à l’hôpital Dantec pour près de 800 cas par an », poursuivra-t-il toujours dans le cadre de la dénonciation d’un mutisme des dirigeants.

Au delà des problèmes liés au matériel et à l’accès aux premiers soins, Mme Kébé de soutenir la démarche inclusive de l’association qui entend élargir la sensibilisation sur les cancers féminine vers les régions pour une meilleure prise en charge et une baisse considérable du taux de mortalité lié à ces cancers plus spécialement le cancer du sein...

Jeudi 30 Septembre 2021
Dakaractu




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