Lettre ouverte au ministre de la Santé

Objet : Chute mortelle de ma petite sœur Nogaye NDIAYE depuis la table d’accouchement à la Clinique « Sokhna Néné BA » sise à Diourbel, suite à une non assistance


Monsieur le Ministre,
​Le jeudi 8 août 2018, ma petite sœur Nogaye NDIAYE était partie pour accoucher au niveau de la clinique Sokhna Néné BA appartenant à la dame Dieynaba BA, sise à Diourbel. Je vous signale d’abord qu’elle ne souffrait de rien, elle a préparé le repas de midi à la maison, a couché son enfant pour ensuite marcher à pied jusqu’à la clinique. Son accompagnant nous a fait savoir qu’elle l’a aidé à deux reprises à pisser et après elle a déclaré qu’elle avait des vertiges, elle voulait l’aider à se coucher mais on l’a sorti de la salle et celle qui s’y trouvait lui a demandé de se coucher seule. C’est ainsi qu’elle est tombée de la table d’accouchement pour se retrouver à terre le ventre et la tête en bas. C’est le bruit de la chute qui a fait courir ses accompagnants qui n’ont pu que constater le désastre.
Le responsable de la clinique fut appelé, une des accompagnantes m’a appelé pour me dire qu’elle est tombée du haut de la table d’accouchement et elle a le visage tuméfié et les yeux exhorbités.
Mme Dieynaba BA du surnom Néné BA les a fait sortir de la salle et s’est enfermée à clé avec la patiente Nogaye NDIAYE qui certainement est déjà morte. Je leur ai demandé de chercher un véhicule pour l’évacuer à l’hôpital de Diourbel, mais Néné BA n’a pas voulu leur donner le malade, il a fallu qu’elles insistent fort pour qu’elle ouvre la porte et leur  annonce que ça y’est (c’est-à dire qu’elle est morte).
Mais le fait notoire dans tout ça c’est que ma sœur était à son 10ème mois de grossesse, ayant fait une échograhie la sage femme du district de Diourbel lui a suggéré d’aller à l’hôpital Henrich Lubké pour accoucher par césarienne. Elle lui a remis un papier à faire viser par Néné BA mais cette dernière lui a dit de ne pas partir à l’hôpital car elle peut accoucher par voie basse.
C’est ce qui l’a amené dans cette clinique, où suite à une non assistance elle a chuté depuis la table d’accouchement.
Le pire reste à venir, Néné BA pressée de se débarrasser du corps, n’a même pas vérifié si le bébé est mort ou pas. Elle a fait pression sur les membres de la famille présents qui ont pris le corps sans l’amener à l’hôpital pour faire une autopsie.
Lors du bain mortuaire, on a constaté que le nez et la bouche de ma sœur saignait, ce qui laisse supposer qu’elle est morte par hémorragie suite à la chute.
Cet état de fait m’amène Monsieur le Ministre à vous interpeller sur la délivrance d’autorisation d’ouvrir une clinique. J’aimerais être édifiée sur les qualifications requises pour ouvrir une clinique et y exercer des consultations prénatales, des acccouchements et mêmes  d’autres consultations. Madame Néné BA a-t-elle toutes ces qualifications en terme de diplômes ou de professionnalisme. Beaucoup de  ceux qui étaient venus présenter leurs condoléances ont soutenu que ma sœur Nogaye NDIAYE est son ènième victime.  
Elle a attendu le lundi pour venir présenter ses condoléances ayant trouvé seulement ma mère elle a déclaré elle-même qu’elle ne connaissait aucune pathologie chez Nogaye et que son décès l’intrigue. Ma mère lui a fait savoir qu’elle est décédée suite à la chute qu’elle a faite au niveau de la clinique. Au lieu de présenter ses excuses, elle a soutenu que c’est l’accompagnant qui dormait, ce qui a causé la chute mortelle de ma sœur depuis la table d’accouchement.
J’en arrive Monsieur le Ministre à vous poser les questions suivantes :
1) Depuis quand les accompagnants sont admis dans les salles d’accouchement au Sénégal pour surveiller les patientes.
 
2) J’aimerais bien aussi que Dieynaba Néné BA me dise de quoi est morte ma sœur puisque selon ses dires, elle ne lui connait aucune pathologie et qu’elle n’a pas eu le temps d’accoucher.
 
3) Pourquoi Néné BA n’a pas vérifié si le bébé est mort ou vivant pour le sauver puisque la mère est déjà morte par négligence.
 
4) Pourquoi a-t’elle cherché à se débarrasser coûte que coûte du corps en le délivrant à sa famille sans faire faire les constats d’usage nécessaires, puisque son décès l’intriguait.
 
Au regard de tous ces manquements Madame Dieynaba Néné BA mérite t-elle son autorisation de continuer à exercer le métier de santé dans cette clinique (car je suppose qu’elle a une autorisation pour ouvrir cette clinique) où dit-on ses victimes sont comptées surtout au niveau des femmes qui viennent pour accoucher ?
 
Le personnel employé a-t-il les qualifications requises, car au moment où ma sœur tombait y avait un de ses employés dans la salle, c’est elle qui n’y était pas ?
 
Dans l’espoir que mes questions trouveront des réponses satisfaisantes afin de me permettre de retrouver ce sommeil nocturne qui me manque depuis le décès de ma petite sœur, je vous prie de croire, Monsieur le Ministre, à l’assurance de ma considération distinguée.
​​​​​​​
Madame Ndèye FALL
​​​​​​​ Grande sœur de la victime
                                                                       
Samedi 8 Septembre 2018
Dakaractu



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