KOLDA : Petits métiers, grands effets économiques…


Ils sont nombreux aujourd’hui, ces personnes à s’adonner aux petits laveurs de voitures, de motos, de tapis persans, cordonniers entre autres. Mais, d’après les témoignages recueillis, ces petits « métiers »  apportent  un grand soulagement dans leur quotidien. La rédaction de Dakaractu Kolda est allée enquêter dans les coulisses de ces métiers considérés comme petits, mais qui rapporte beaucoup à ces derniers.

Samba B. cordonnier de son état de dire : « je trouve mon compte dans ce métier soit disant « petit ». Je répare des chaussures en les recousant ou en les cirant. Et c’est avec ça que j’entretiens ma famille depuis près de quinze ans. J’étais de l’autre côté de la route mais après nous avons été déplacés par les travaux de promovilles. N’empêche, mes clients viennent me voir. À vrai dire, je ne fais que ce travail-là toute l’année. J’envoie mes enfants à l’école, les soigne et les fait vivre avec ce petit métier. Les temps sont durs, mais pour nous, il n’y a pas de sot métier », souligne-t-il.

Installé à la périphérie de la ville, A. Sabaly  d’avancer : « je me suis installé hors de la ville sur la route de Vélingara pour avoir plus de clients. Et de plus, il n’y avait pas de lavage de motos, voitures et accessoires ici et en face de moi il y’a un hôtel donc çà pourrait faire une bonne affaire. Je me suis lancé dans cette activité il y’a deux ans, mais quand même j’y trouve mon compte. Nous lavons des motos à 500 f, les véhicules (pas de prix fixes), des tapis persans, des salons.  C’est un nouveau métier à Kolda, auparavant les gens ne connaissaient pas ce métier, ils le négligeaient peut être mais il peut sauver quelqu’un du chômage. Je préfère faire ce petit métier-là que d’aller me suicider dans le désert libyen », explique-t-il.

Ces métiers le plus souvent informels et appris sur le tas, faute de formation professionnelle, représentent une véritable bouffée d’oxygène pour bon nombre de famille.

Bangoura I. ne dira pas le contraire, venu des pays limitrophes, il précise « il n’y a pas de petits métiers si on y croit, on y arrive. J’ai fait 8 mois dans ce métier de laveur de motos jakarta ou particulier ou véhicule, mais j’y trouve mon compte. Moi qui suis étranger, je trouve qu’il y a du boulot ici mais il faut croire en ses capacités. Je fais parfois entre 5000 ou 8000 f cfa par jour. Je mange, je paie mon électricité et ma location, je me soigne et j’envoie de l’argent à ma femme restée au pays avec ce métier dit « petit » qui passe inaperçu aux yeux des gens. Donc, je ne peux vous dire tout le bien que ce métier me fait, même s’il faut le reconnaître, « il est très dur », conclura-t-il...
Mardi 10 Décembre 2019
Dakaractu




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