Placé sous mandat de dépôt le 16 octobre 2025 par le doyen des juges d’instruction du tribunal de Dakar pour diffusion de fausses nouvelles, Soya Diagne, patron du site LeDakarois221, aura passé plusieurs mois à Rebeuss dans un dossier judiciaire marqué par de multiples rebondissements.
Le juge d’instruction lui avait accordé une liberté provisoire sous bracelet électronique le 17 décembre, mais le parquet avait aussitôt fait appel, invoquant la gravité des faits. Le parquet général était allé jusqu’au pourvoi en cassation devant la Cour suprême avant que l’affaire ne connaisse un épilogue inattendu. Le 18 mars 2026, le tribunal des flagrants délits l’a totalement blanchi dans l’une des procédures annexes, son avocat Maître Alioune Badara Fall ayant obtenu gain de cause sur la prescription des faits et l’irrecevabilité de la plainte.
Six mois après le début de cette détention, des proches du journaliste continuent de dénoncer sur les réseaux sociaux ce qu’ils qualifient de « kidnapping judiciaire ». Ils dénoncent un système où la liberté provisoire se négocie à tous les étages de la hiérarchie judiciaire. Une affaire qui relance, une fois de plus, le débat sur l’usage de la détention préventive au Sénégal.
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