Journalisme d’investigation : une Plateforme Citoyenne d’Appui mise en place au Sénégal et en Gambie


Journalisme d’investigation : une Plateforme Citoyenne d’Appui mise en place au Sénégal et en Gambie
Une Plateforme Citoyenne d’Appui au Journalisme d’Investigation (PAJI) va être mise en place à l’issue d’un atelier qui se tiendra à Saly du 22 au 23 prochain. Une rencontre à l’initiative de « African Journalists Forum » qui réunira des journalistes sénégalais et gambiens ; des membres de la Société civile sénégalaise et gambienne ; des lanceurs d’alertes, sénégalais et gambiens ; des blogueurs, sénégalais et gambiens ; des chercheurs et étudiants, sénégalais et gambiens ; et enfin des Organisations de journalistes.
La mise en place de cette plateforme selon une note qui nous est parvenue répond au fait que  « l’Afrique de l’Ouest reste une partie du continent où l’engagement citoyen est encore très faible ».
Une situation selon la même source, « qui trouve son origine dans la faible existence de cadres participatifs dans les espaces publics qui, s’ils sont érigés, sont caractérisés par la censure, la désinformation, la volonté de monopole de la vérité par les pouvoirs publics. Les médias qui doivent trouver et instaurer ces cadres, avec parfois l’appui de la société civile, sont touchés par une crise de contenu et de l’approfondissement de l’offre informationnelle, surtout pour promouvoir un citoyen modèle, désireux de contribuer à la formulation des politiques publiques ».
C’est dans la perspective de contribuer  à l’amélioration de cette situation que s’inscrit la mise en place et l’opérationnalisation de la Plateforme Citoyenne d’Appui au Journalisme d’Investigation (PAJI). Ce projet lit on sur la note, « cherche à faire renaître, au sein de l’espace public, la promotion d’une culture démocratique inclusive en mettant l’accent sur l’approfondissement des questions et projets de société, dans une optique de transparence et d’incitation à la responsabilité dans la gestion des institutions. Il a pour ambitions d’améliorer la participation civique des citoyens et veillera au respect des droits fondamentaux protégés ».
Un  projet porteur d’espoirs pour l’ouverture sociale nécessaire à la culture de participation des citoyens, mais aussi les médias et les décideurs qui y trouveront un levier important pour contrebalancer leurs pouvoirs de décisions, conclut la note.
Dimanche 20 Mai 2018
Dakaractu




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