Guerre de succession au sein du parti socialiste, question du troisième mandat et candidature du PS : les assurances de Abdoulaye Vilane.


Des bruits de bottes au Parti Socialiste. Une guerre fratricide qui s’est muée en duel de succession en Novembre dernier à la veille du remaniement ministériel. C'est à quoi on avait assisté chez les "Verts".

Mais pour l’Honorable député Abdoulaye Vilane, Secrétaire National à la Communication, Porte-Parole du Parti socialiste du Sénégal, il n’y a pas de guerre de succession au sein du parti.
Seulement, a-t-il fait savoir, « le principe de la libre et saine concurrence est garanti dans un parti comme le parti socialiste, dans le respect des règles et procédures qui font foi et qui nous administrent ».

C'est cet esprit qui prévaudra lorsque viendra le moment de postuler et de se soumettre au suffrage souverain des militants, pour occuper tel ou tel poste a aussi dit le député socialiste.

« Nous avons, à cet égard, lancé depuis le 04 février 2018, le processus de vente des cartes et de renouvellement des instances au terme duquel, il sera fait appel à candidature, pour le poste de Secrétaire général qui sera élu au suffrage universel direct, par les CA des 138 coordinations convoquées à cet effet, soit un corps électoral de 13.800 militants électeurs correspondant à 100 électeurs par coordination (138). Ce sera la dernière étape à franchir, avant la tenue du Congrès ordinaire qui installera le Secrétaire général élu. Je dois souligner que le PS est une des rares formations politiques, au Sénégal qui a une tradition bien établie d’organiser, à chaque terme échu, un congrès ordinaire, après avoir procédé au renouvellement de toutes ses instances, de la base au sommet », fera-t-il savoir.

Après huit ans d'alliance avec le pouvoir, le PS tire un bilan satisfaisant de son cheminement au sein de BBY. Il entend rester fidèle à son choix de compagnonnage ; un choix défini par ses instances habilitées, a rappelé l’Honorable député. Même si, a aussi fait savoir le député, le PS aura un Candidat en 2024. « Mais nous  sommes loin de ce rendez-vous.  Je le répète ! D’ici là laissez du temps au temps. Il y a les Législatives de 2022 qui vont donner une nouvelle configuration politique, de même que les élections municipales de 2021. Chaque parti va en tirer des enseignements et nous espérons que notre coalition en sortira renforcée. Au-delà, avant la présidentielle de 2024, chaque parti avisera pour réfléchir, pour se reconstruire et développer sa stratégie électorale et ses alliances ».

Enfin, sur la question du troisième mandat du Chef de l’État qui divise autant dans l’opposition que dans la mouvance, le député maire de Kaffrine de révéler que son parti a convenu de laisser ce débat qui divertit à d’autres. « La question du troisième mandat est débattue en dehors de notre coalition. Nous nous sommes convenu de laisser ce débat qui divertit à d’autres pas parce qu’elle gêne, mais parce que c’est précoce. Que je sache aucun parti ou coalition n’a investi son candidat pour 2024 ! Alors, comme on dit : faut pas être plus Royaliste que sa Majesté », a-t-il conclu.
 
Mercredi 3 Février 2021
Dakaractu




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