Est de la RDC: l’ONU impose de nouvelles sanctions contre plusieurs groupes armés dont l'AFC/M23


Est de la RDC: l’ONU impose de nouvelles sanctions contre plusieurs groupes armés dont l'AFC/M23
Le Comité des sanctions des Nations unies vient d’annoncer de nouvelles sanctions contre des groupes armés qui sévissent dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC). La liste validée le 14 juillet et publiée le jeudi 16 juillet compte désormais six responsables de mouvements armés et deux nouvelles entités, dont l’AFC/M23, soutenu par le Rwanda voisin.

Plusieurs membres du groupe armé AFC/M23, qui contrôle une partie des provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu, dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC), apparaissent sur cette nouvelle liste : notamment Corneille Naanga. L’ancien président de la Commission nationale électorale congolaise (Céni) est le dirigeant de l’Alliance Fleuve Congo (AFC), une des entités ajoutées à la liste de sanctions.

On y retrouve aussi John Imani Nzenze, considéré comme le chef du renseignement de la composante militaire de l’AFC, un M23 déjà sanctionné par les Nations unies.
 

Gel des avoirs, interdiction de voyager, inscription sur les registres d’Interpol

À ces deux noms s’ajoute celui de Charles Sematama, chef militaire du groupe armé Twirwaneho, allié de l’AFC/M23 et qui fait lui aussi son apparition sur la liste. Selon le communiqué, le mouvement Twirwaneho « a été impliqué dans des atrocités au Sud-Kivu, notamment des meurtres de civils, le recrutement d’enfants et des activités menaçant la paix et la sécurité en RDC ».

Il y a également Muhammed Lumisa, commandant et responsable de la logistique extérieure des ADF, mouvement jihadiste affilié à l'organisation État islamique.

 

Enfin, deux membres des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR), groupes armés composés à l'origine d'anciens génocidaires rwandais, sont aussi ciblés : le général de brigade autoproclamé Sébastien Uwimbabazi et le commandant Gustave Kubwayo.

Impliqués dans des activités qui compromettent la paix en RDC

Les Nations unies indiquent que les personnes et les entités désignées sont accusées d’être impliquées dans des activités qui compromettent la paix, la stabilité et la sécurité dans l’est de la RDC.

Théoriquement, les pays membres des Nations unies sont donc tenus d’appliquer ces sanctions qui comprennent le gel des avoirs, une interdiction de voyager, une inscription sur les registres d’Interpol.

Pour les groupes armés cités, donc l’AFC et Twirwaneho, il y a aussi un embargo total sur les armes.
 

Vendredi 17 Juillet 2026
RFI



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