Pour Boudy Tall Diaw, président du Cercle des Convergences, la candidature de Macky Sall au poste de Secrétaire général des Nations Unies dépasse la trajectoire personnelle d’un ancien chef d’État. Elle constituerait un test grandeur nature de la capacité du continent africain à surmonter ses divisions et à défendre collectivement l’un de ses représentants dans les grandes institutions internationales.
Une candidature qui dépasse la personne de Macky Sall
La candidature de Macky Sall à la tête de l’Organisation des Nations Unies continue de susciter débats, réserves et interrogations. Dans une contribution publiée par L’Observateur, Boudy Tall Diaw invite toutefois à dépasser les considérations strictement sénégalaises.
À ses yeux, l’enjeu central ne réside pas uniquement dans le parcours ou le bilan de l’ancien président du Sénégal. Il s’agit surtout de savoir si l’Afrique est capable de transformer ses discours sur l’unité et la solidarité en action diplomatique concrète.
Dans un contexte mondial marqué par le redéploiement des équilibres géopolitiques, la montée de nouvelles puissances et la contestation de l’ordre international traditionnel, le continent africain ne peut plus se contenter d’occuper une position secondaire, estime-t-il.
L’Afrique face à ses propres contradictions
Boudy Tall Diaw relève ce qu’il considère comme un paradoxe persistant. Les pays africains réclament davantage de représentation au sein des institutions internationales, dénoncent les inégalités de la gouvernance mondiale et demandent une réforme du système multilatéral.
Pourtant, lorsque l’un de leurs ressortissants se présente à une fonction majeure, les divisions nationales, les rivalités diplomatiques et les calculs politiques réapparaissent.
Le président du Cercle des Convergences estime que la véritable question est donc celle de la capacité des États africains à soutenir leurs propres ambitions lorsqu’elles émergent.
Selon lui, il serait difficile de réclamer une gouvernance internationale plus équilibrée tout en étant incapable de construire une position africaine commune autour d’une candidature issue du continent.
Un soutien continental encore fragmenté
L’Observateur rappelle que la candidature de Macky Sall aurait été officiellement présentée en mars par le Burundi, qui assure la présidence de l’Union africaine pour l’exercice 2026.
Elle n’aurait toutefois pas bénéficié, à ce stade, d’un soutien institutionnel unifié de l’organisation continentale. Lors de la procédure d’approbation tacite soumise aux 55 États membres, environ une vingtaine de pays auraient formulé des objections.
Ces oppositions ont empêché l’Union africaine d’afficher une position collective en faveur de l’ancien président sénégalais.
Pour Boudy Tall Diaw, cet épisode révèle les difficultés de l’Afrique à dépasser les intérêts particuliers pour défendre une ambition commune.
Le Sénégal appelé à assumer une responsabilité particulière
Le Sénégal occupe, selon l’auteur de la contribution, une place singulière dans ce débat. Le pays dispose d’une longue tradition diplomatique, d’une image de stabilité et d’une histoire marquée par la médiation et la recherche du dialogue.
Dans cette logique, la candidature d’un ancien président sénégalais devrait être abordée avec hauteur, au-delà des clivages partisans et des oppositions liées à la politique intérieure.
Boudy Tall Diaw estime qu’il ne s’agit plus seulement d’une candidature individuelle, mais d’un dossier engageant l’image, l’influence et les intérêts diplomatiques du Sénégal.
Il appelle donc à inscrire le débat dans la continuité de l’État plutôt que dans la confrontation entre le pouvoir actuel et l’ancien régime.
La rencontre avec Bassirou Diomaye Faye saluée
La position officielle de Dakar reste particulièrement observée. Le Sénégal n’aurait pas encore exprimé de soutien formel à la candidature de Macky Sall.
Toutefois, Boudy Tall Diaw voit dans la rencontre entre Macky Sall et le président Bassirou Diomaye Faye un signal politique et diplomatique important.
Selon son analyse, cette audience dépasse la simple courtoisie républicaine. Elle traduirait une volonté de préserver la continuité de l’État et de placer les intérêts diplomatiques du Sénégal au-dessus des rivalités partisanes.
L’ancien président et son successeur appartiennent à des camps politiques différents. Mais, pour le président du Cercle des Convergences, cette différence ne devrait pas empêcher un dialogue lorsque l’intérêt national est en jeu.
Construire une convergence plutôt qu’un affrontement
Boudy Tall Diaw plaide pour une approche fondée sur le dialogue, la convergence et la recherche d’un consensus national.
Il estime qu’un pays ne peut renforcer son influence internationale que s’il évite de transposer ses divisions internes sur la scène diplomatique.
La candidature de Macky Sall pourrait ainsi devenir une occasion de démontrer que le Sénégal est capable de faire la distinction entre les combats politiques nationaux et la défense de ses intérêts à l’étranger.
L’enjeu serait également de montrer que l’Afrique peut soutenir l’un de ses anciens dirigeants sans effacer les critiques, les débats ou les divergences sur son bilan.
Une relation avec l’Europe fondée sur l’égalité
La contribution revient également sur les relations entre l’Afrique, l’Europe et particulièrement la France.
Boudy Tall Diaw ne prône pas une rupture systématique. Il défend plutôt l’idée d’un partenariat fondé sur l’égalité, la confiance, la réciprocité et le respect mutuel.
Il considère que les relations entre l’Afrique et les anciennes puissances coloniales doivent évoluer. Elles ne peuvent plus reposer uniquement sur l’aide, la dépendance ou la gestion des questions migratoires.
Le partenariat devrait intégrer les investissements, les échanges de connaissances, la construction régionale et les intérêts stratégiques communs.
Les diasporas présentées comme des passerelles
Dans cette nouvelle relation, les diasporas africaines installées en Europe devraient occuper une place centrale.
Boudy Tall Diaw les présente comme des passerelles entre deux espaces géographiques, économiques et culturels. Elles peuvent contribuer au transfert de compétences, à l’investissement et au développement de nouveaux réseaux d’influence.
À ses yeux, ces diasporas ne doivent plus être perçues uniquement sous l’angle de l’immigration. Elles constituent également une force politique, économique et intellectuelle susceptible de rapprocher les continents.
Un test pour la crédibilité du multilatéralisme
Au-delà du cas de Macky Sall, la future désignation du Secrétaire général de l’ONU posera une question plus large : les grandes institutions internationales sont-elles prêtes à accorder une place plus équitable à l’Afrique ?
Pour Boudy Tall Diaw, le continent continuera de défendre ses intérêts et de réclamer une représentation correspondant à son poids démographique, politique et économique.
Mais cette revendication ne pourra être crédible que si les États africains apprennent à surmonter leurs divergences lorsque l’un des leurs se porte candidat.
Une candidature qui dépasse la personne de Macky Sall
La candidature de Macky Sall à la tête de l’Organisation des Nations Unies continue de susciter débats, réserves et interrogations. Dans une contribution publiée par L’Observateur, Boudy Tall Diaw invite toutefois à dépasser les considérations strictement sénégalaises.
À ses yeux, l’enjeu central ne réside pas uniquement dans le parcours ou le bilan de l’ancien président du Sénégal. Il s’agit surtout de savoir si l’Afrique est capable de transformer ses discours sur l’unité et la solidarité en action diplomatique concrète.
Dans un contexte mondial marqué par le redéploiement des équilibres géopolitiques, la montée de nouvelles puissances et la contestation de l’ordre international traditionnel, le continent africain ne peut plus se contenter d’occuper une position secondaire, estime-t-il.
L’Afrique face à ses propres contradictions
Boudy Tall Diaw relève ce qu’il considère comme un paradoxe persistant. Les pays africains réclament davantage de représentation au sein des institutions internationales, dénoncent les inégalités de la gouvernance mondiale et demandent une réforme du système multilatéral.
Pourtant, lorsque l’un de leurs ressortissants se présente à une fonction majeure, les divisions nationales, les rivalités diplomatiques et les calculs politiques réapparaissent.
Le président du Cercle des Convergences estime que la véritable question est donc celle de la capacité des États africains à soutenir leurs propres ambitions lorsqu’elles émergent.
Selon lui, il serait difficile de réclamer une gouvernance internationale plus équilibrée tout en étant incapable de construire une position africaine commune autour d’une candidature issue du continent.
Un soutien continental encore fragmenté
L’Observateur rappelle que la candidature de Macky Sall aurait été officiellement présentée en mars par le Burundi, qui assure la présidence de l’Union africaine pour l’exercice 2026.
Elle n’aurait toutefois pas bénéficié, à ce stade, d’un soutien institutionnel unifié de l’organisation continentale. Lors de la procédure d’approbation tacite soumise aux 55 États membres, environ une vingtaine de pays auraient formulé des objections.
Ces oppositions ont empêché l’Union africaine d’afficher une position collective en faveur de l’ancien président sénégalais.
Pour Boudy Tall Diaw, cet épisode révèle les difficultés de l’Afrique à dépasser les intérêts particuliers pour défendre une ambition commune.
Le Sénégal appelé à assumer une responsabilité particulière
Le Sénégal occupe, selon l’auteur de la contribution, une place singulière dans ce débat. Le pays dispose d’une longue tradition diplomatique, d’une image de stabilité et d’une histoire marquée par la médiation et la recherche du dialogue.
Dans cette logique, la candidature d’un ancien président sénégalais devrait être abordée avec hauteur, au-delà des clivages partisans et des oppositions liées à la politique intérieure.
Boudy Tall Diaw estime qu’il ne s’agit plus seulement d’une candidature individuelle, mais d’un dossier engageant l’image, l’influence et les intérêts diplomatiques du Sénégal.
Il appelle donc à inscrire le débat dans la continuité de l’État plutôt que dans la confrontation entre le pouvoir actuel et l’ancien régime.
La rencontre avec Bassirou Diomaye Faye saluée
La position officielle de Dakar reste particulièrement observée. Le Sénégal n’aurait pas encore exprimé de soutien formel à la candidature de Macky Sall.
Toutefois, Boudy Tall Diaw voit dans la rencontre entre Macky Sall et le président Bassirou Diomaye Faye un signal politique et diplomatique important.
Selon son analyse, cette audience dépasse la simple courtoisie républicaine. Elle traduirait une volonté de préserver la continuité de l’État et de placer les intérêts diplomatiques du Sénégal au-dessus des rivalités partisanes.
L’ancien président et son successeur appartiennent à des camps politiques différents. Mais, pour le président du Cercle des Convergences, cette différence ne devrait pas empêcher un dialogue lorsque l’intérêt national est en jeu.
Construire une convergence plutôt qu’un affrontement
Boudy Tall Diaw plaide pour une approche fondée sur le dialogue, la convergence et la recherche d’un consensus national.
Il estime qu’un pays ne peut renforcer son influence internationale que s’il évite de transposer ses divisions internes sur la scène diplomatique.
La candidature de Macky Sall pourrait ainsi devenir une occasion de démontrer que le Sénégal est capable de faire la distinction entre les combats politiques nationaux et la défense de ses intérêts à l’étranger.
L’enjeu serait également de montrer que l’Afrique peut soutenir l’un de ses anciens dirigeants sans effacer les critiques, les débats ou les divergences sur son bilan.
Une relation avec l’Europe fondée sur l’égalité
La contribution revient également sur les relations entre l’Afrique, l’Europe et particulièrement la France.
Boudy Tall Diaw ne prône pas une rupture systématique. Il défend plutôt l’idée d’un partenariat fondé sur l’égalité, la confiance, la réciprocité et le respect mutuel.
Il considère que les relations entre l’Afrique et les anciennes puissances coloniales doivent évoluer. Elles ne peuvent plus reposer uniquement sur l’aide, la dépendance ou la gestion des questions migratoires.
Le partenariat devrait intégrer les investissements, les échanges de connaissances, la construction régionale et les intérêts stratégiques communs.
Les diasporas présentées comme des passerelles
Dans cette nouvelle relation, les diasporas africaines installées en Europe devraient occuper une place centrale.
Boudy Tall Diaw les présente comme des passerelles entre deux espaces géographiques, économiques et culturels. Elles peuvent contribuer au transfert de compétences, à l’investissement et au développement de nouveaux réseaux d’influence.
À ses yeux, ces diasporas ne doivent plus être perçues uniquement sous l’angle de l’immigration. Elles constituent également une force politique, économique et intellectuelle susceptible de rapprocher les continents.
Un test pour la crédibilité du multilatéralisme
Au-delà du cas de Macky Sall, la future désignation du Secrétaire général de l’ONU posera une question plus large : les grandes institutions internationales sont-elles prêtes à accorder une place plus équitable à l’Afrique ?
Pour Boudy Tall Diaw, le continent continuera de défendre ses intérêts et de réclamer une représentation correspondant à son poids démographique, politique et économique.
Mais cette revendication ne pourra être crédible que si les États africains apprennent à surmonter leurs divergences lorsque l’un des leurs se porte candidat.
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