Covid-19 : Le Dr Babacar Guèye, Directeur de la maladie s’explique sur la prise en charge à domicile des malades.


La prise en charge des malades de la Covid-19 adoptée au Sénégal par les autorités sanitaires  (une recommandation de l’Organisation mondiale de la Santé), fait des résultats dont peuvent se féliciter les autorités en charge de la maladie. Ce sont aujourd’hui, quelque 11 000 patients qui ont été pris en charge chez eux et qui ont retrouvé la santé.
 
Aujourd’hui, quelques 3 288 patients malades sont enregistrés au Sénégal. Parmi eux quelques 2 800 sont traités chez eux, a annoncé le Directeur de la lutte contre la maladie, le Dr Babacar Guèye au cours d’une communication sur la prise en charge des cas Covid à domicile. 
 
Concernant cette stratégie adoptée par plusieurs pays, dont le Sénégal depuis la première vague, il indique qu’elle ‘’a contribué sensiblement au désengorgement de nos structures hospitalières et nous permet d’avoir beaucoup de lits pour les cas sévères’’. Une occasion qui lui a servi de prétexte pour plaider le renforcement de cette stratégie qui a permis au Sénégal la prise en charge adéquate, à domicile, de 11 000 patients. 
 
‘’Aujourd’hui, plus que jamais, il est important de renforcer cette stratégie de prise en charge à domicile dans le cadre de la deuxième vague. Alors la démarche est la suivante : dès qu’un patient est testé positif à la Covid-19, notification est faite au district sanitaire de sa zone de responsabilité. Alors l'équipe du district sanitaire procède à une évaluation initiale laquelle permet sur le plan clinique d’apprécier l’état du patient, c’est-à-dire de vérifier si ce patient-là présente des facteurs de vulnérabilité notamment l’âge’’. Pour ce faire, les équipes s’appuient sur la classe d’âge et l’état de santé du patient pour voir : Est-ce que l'âge est supérieur ou non à 60 ans ? Est-ce que ce patient présente des comorbidités notamment des maladies chroniques comme le diabète, les maladies cardio-vasculaires, l’insuffisance rénale, des cancers, des infections respiratoires chroniques, entre autres ?
 
S’il y a un signe d’alerte ou signe précurseur de complications
 
Des recherches qui pourront guider ces dites équipes, renseigne le Dr Guèye. C’est une fois cette évaluation clinique faite et le constat fait qu’il n'y a aucun facteur de vulnérabilité, qu’il est procédé à un autre aspect de l'évaluation qui est cette fois-ci l’évaluation de l'environnement. Une évaluation de l'environnement ‘’très importante’’ à ses yeux qui devrait permettre aux autorités sanitaires ‘’de voir si, au sein du domicile du patient, il est possible de faire respecter les mesures barrières par le patient d'abord, mais surtout par son entourage’’. Et c’est l’évaluation environnementale qui devrait permettre d’apprécier le respect des mesures barrières ou la possibilité de respect des mesures barrières au sein du domicile’’. 
 
 
Une fois ces deux éléments d'évaluation (clinique et environnementale) jugés concluants, les sujets concernés sont alors inclus dans le cadre de ce qui est appelé ‘’la prise en charge à domicile de cas. Alors cette prise en charge des cas à domicile va se faire avec un suivi rapproché par le district sanitaire qui utilise essentiellement deux outils. Il s’agit des équipes mobiles de prise en charge à domicile qui, en fonction des indications, se déplacent vers les domiciles pour essayer de faire ce suivi-là. Le second élément c’est la télé consultation qui est procédé à ce niveau par les équipes des districts sanitaires. Et dans le cas de ce suivi qui dure en moyenne près de 10 jours, on guette les signes d’alerte. Si toutefois, il y a un signe d’alerte ou signe précurseur de complications, on demande aux équipes de district de procéder au transfert de ces patients au niveau des Centres de traitement des épidémies (Cte). Vraiment, on voudrait à ce niveau insister pour que ces patients-là qui sont pris en charge à domicile, quand ils présentent des signes d’alerte puissent se rapprocher du district sanitaire ou utiliser le numéro classique de communication, notamment le 800 00 50 50 et ou le 1515’’, a-t-il indiqué...
Dimanche 17 Janvier 2021
Dakaractu



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