Covid-19 : Ces faits anodins qui font exploser les transmissions communautaires du virus.

Au Sénégal, il semble que la durée de vie du virus de la Covid-19 sur les objets est pour quelque chose dans la recrudescence de la maladie. Et ce, malgré tous les efforts consentis par les autorités et les populations. Les projecteurs ayant été toujours braqués sur les mesures barrières et la situation du jour, qu’en est-il de la durée de vie du virus sur les objets manipulés à longueur de journée ? Voilà sur quoi s’est penché Dakaractu, ce mercredi, pour lever un coin du voile sur ce qui expliquerait ces fortes contaminations.


Venir à bout de certaines maladies contagieuses demande la maîtrise d’un ensemble de facteurs que sont son mode de transmission, sa virulence, etc. Relativement à la Covid-19, les autorités médicales ont trouvé que sa transmission est favorisée par les contacts physiques entre un homme sain et un sujet porteur du virus. Conscient de l’urgence de promouvoir une communication de crise, le Service national de l'Education et de l'Information pour la Santé (Sneip) a insisté sur la nécessité de recadrer le débat pour mieux appréhender la maladie.  
 
À ce sujet, l’accent a été mis sur la prévention d’où la question de savoir quelle est, entre autres, la durée de vie du virus ? Comment se transmet la Covid-19 ? Là, sont quelques questions auxquelles le Sneips a voulu bien répondre. Et c’est pour relever que ce virus est transmissible indirectement par le canal d’un objet en plastique sur lequel il peut vivre de 2 à 6 jours ; d’un verre ou d’un article en céramique (5 jours) ; d’un acier inoxydable (3 à 5 jours) ; d’un objet en papier ou en carton (1 jour) ; d’un objet en aluminium (2 à 8 heures) ; d’un élément fait en cuivre (4 heures).
 
Pour la transmission, elle peut se faire de deux façons. Pour ce qui est de la contamination directe, elle s’effectue essentiellement via ‘’les gouttelettes de sécrétions oropharyngées par la toux ; les éternuements ou la parole d’une personne infectée ; l’acte de toucher le visage ; les échanges de poignées de main ; les accolades’’.
 
Quant à cette transmission dite ‘’indirecte’’, elle est facilitée par le contact d’un sujet sain avec des surfaces et objets contaminés comme : les tasses et les couverts ; les rampe d’escalier ; les éternuements ; le fait de tousser sur ses mains ; les boutons d’ascenseur ; les ordinateur-clavier et souris ; les téléphones ; les portières’’, entre autres.  
 
Seulement, au stade actuel de la maladie, où l’on est en attente des vaccins, il est relevé la nécessité pour chacun de veiller à la prévention individuelle, renseigne une note d’information parcourue par Dakaractu. Le Sneips, à travers le Dr Ibou Guissé, membre de l’équipe technique de ladite structure, a préconisé, dans ce document, le ‘’nettoyage des surfaces souillées ; la limitation des échanges de poignées de mains ; le respect de la distanciation physique ; en évitant les contacts rapprochés et l’acte de se toucher le visage. 
 
‘’Toute la population est exposée à l’épidémie de la Covid-19’’
 
Une des mesures de barrières les plus importantes est le port de masque. Banalisé par plus d’un, il demeure un pan entier de cette prévention contre cette pandémie. La nécessité de porter le masque s’explique par le fait que ‘’lorsque nous toussons, éternuons ou parlons, de petites gouttelettes s’échappent de notre bouche ou de notre nez, le coronavirus se trouvant dans ces gouttelettes, peut infecter toute personne se trouvant dans un rayon de moins d’un mètre’’. Cependant, ‘’en portant un masque, nous réduisons considérablement les risques d'exposition au coronavirus’’, a indiqué le Dr Guissé, au cours d’une rencontre initiée il y a quelques jours. Occasion que celui-ci avait mise à profit pour rappeler aux uns et aux autres que ‘’toute la population est exposée à l’épidémie de la Covid-19. Cette exposition est exacerbée par l’intensité des interactions et le caractère communautariste de la société sénégalaise. 
 
Cependant, une analyse des facteurs favorisant la transmission et du profil des personnes les plus affectées, de la pyramide des âges du pays suggèrent de mettre un accent particulier sur certains groupes. Ce sont, particulièrement, ‘’les personnes âgées de 25 à 60 ans qui, selon les données épidémiologiques actuelles, représentent le groupe le plus touché par l’épidémie de la Covid-19 ; les enfants et les jeunes scolarisés ou non scolarisés qui représentent plus de la moitié de la population ; les personnes infectées ou affectées par la maladie ; les groupes vulnérables : les personnes âgées, les personnes vivant avec des maladies chroniques (affections respiratoires, diabète, maladies cardiovasculaires, maladie rénale) les femmes enceintes, les personnes immunodéprimées comme les Pvvih (personnes vivants avec le Vih), les enfants de la rue, les personnes vivant avec un handicap, la population carcérale, les populations très démunies, les migrants. Ces personnes sont dans des situations particulières qui nécessitent une prise en charge spécifique. 
 
Mais aussi ‘’les acteurs engagés dans la riposte qui sont amenés à être en contact, direct ou indirect, avec des personnes infectées, doivent bénéficier de rappels réguliers sur le respect des mesures de protection individuelle et collective. Il s’agit, entre autres, de personnel de santé et de l’action sociale, agents du service d’hygiène, sapeurs-pompiers, les agents de défense et de sécurité, les pharmacies et officines des acteurs de la presse, des acteurs communautaires de santé’’. Et enfin, ‘’les acteurs qui assurent le service social essentiel minimum : transports, les commerces, le nettoiement, le secteur des services publics et privés, entre autres’’.
Mercredi 3 Février 2021
Dakaractu




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