Centrafrique : Mankeur Ndiaye fait le bilan du mandat de la Minusca et rappelle la nécessité de la tenue des élections dans le respect des délais constitutionnels


Centrafrique : Mankeur Ndiaye fait le bilan du mandat de la Minusca et rappelle la nécessité de la tenue des élections dans le respect des délais constitutionnels
Le Représentant spécial du Secrétaire général de l’ONU,  Mankeur Ndiaye devant le Conseil de sécurité des Nations Unies à New York pour présenter le rapport du Secrétaire général sur la situation en République centrafricaine, en prélude du renouvellement du mandat de la MINUSCA, a fait le bilan des avancées sur le terrain mais aussi ses craintes sur la situation tendue qui persiste dans le Nord-Est du pays depuis juillet. Le Chef de la MINUSCA a d’abord tenu à rendre hommage aux casques bleus (dix militaires, un policier) et trois membres du personnel civil qui ont perdu leur vie cette année dans l’exercice de leurs fonctions en RCA.
Il a fait savoir que les efforts nationaux de DDR  « désarmement, démobilisation et réinsertion » ont abouti à un total de 583 combattants désarmés et démobilisés depuis décembre 2018.  Il a quand même souligné  la réticence du groupe armé les 3R à participer à ce processus qui « représente un défi majeur ». L’ancien ministre sénégalais a par ailleurs souligné les avancées obtenues dans le domaine de la justice et de la réconciliation, mais aussi dans le domaine du développement où la mise en œuvre du Plan national de redressement et de consolidation de la paix (RCPCA), a connu des pas significatifs, avec un décaissement de près de 2,4 milliards de dollars au 1er octobre, portant le taux de réalisation financière à 67%.
D’importants défis demeurent, a-t-il cependant dit, particulièrement dominés par la situation tendue qui persiste dans le Nord-Est du pays depuis juillet, a indiqué Mankeur Ndiaye. Mais aussi la tenue des élections aux dates prévues à cause de l'insuffisance des ressources techniques, financières et humaines.
« Ce manque de ressources financières, l’absence d’un mandat logistique approprié de la MINUSCA et la persistance de l’insécurité ici et là suscitent des appréhensions au sein d’une partie de la classe politique centrafricaine quant à la faisabilité des élections sur l’ensemble du territoire et dans les délais de la Constitution », a-t-il expliqué. « Il est vrai qu’un sérieux retard dans la tenue des prochaines élections pourrait créer une situation de vacance au sommet de l’Etat et conduire à une nouvelle transition politique que certains appellent de leurs vœux, mais qui serait, j’en suis convaincu, dommageable pour la consolidation de la démocratie et de paix en RCA. Il est important que la communauté internationale se mobilise afin que ces consultations se déroulent selon le calendrier prévu, de manière libre, inclusive et équitable sur l’ensemble du territoire »,  ajouté M Ndiaye.
 Il a donc pour finir,  sollicité du Conseil de sécurité, tel que recommandé par le Secrétaire général dans son rapport, un mandat approprié pour la MINUSCA afin qu’elle puisse fournir le soutien technique, logistique et opérationnel nécessaire à la tenue des élections dans le respect des délais constitutionnels.

Jeudi 7 Novembre 2019
Dakar actu



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