À Tanger, les Aigles maliens ont livré un combat admirable malgré l’infériorité numérique, mais se sont inclinés 1-0 face aux Lions de la Teranga en quart de finale de la CAN. La scène se déroule au stade Ibn Batouta de Tanger. Sur la pelouse, onze Sénégalais font face à dix Maliens. Le scénario est familier pour les Aigles : c’est la troisième fois en quatre matchs qu’ils évoluent en infériorité numérique. Mais cette fois, contrairement aux rencontres contre les Comores et la Tunisie, le miracle n’aura pas lieu. Le Mali concède sa première défaite de la compétition
La bascule : 45e minute, carton rouge fatal
Quelques secondes avant la pause, l’arbitre brandit un deuxième carton jaune sous le nez d’Yves Bissouma. Le capitaine malien quitte le terrain, tête basse. Dans les tribunes, un silence pesant s’installe du côté malien. Le match semble joué. Déjà menés au score et désormais à dix, les Aigles ont besoin d’un exploit pour renverser la vapeur.
27e minute : l’erreur de Diarra coûte cher
Pourtant, tout avait plutôt bien commencé pour le gardien malien. Djigui Diarra, héros des tirs au but face à la Tunisie quelques jours plus tôt, enchaînait les performances solides depuis le début du tournoi. Mais à la 27e minute, sur un centre de Krépin Diatta, sa main dévie le ballon. Iliman Ndiaye, attaquant d’Everton, ne se fait pas prier et conclut l’action qu’il avait lui-même lancée. Le Sénégal mène 1-0.
Un Mali étouffé, un Sénégal maître du ballon
Les statistiques parlent d’elles-mêmes : 70% de possession pour le Sénégal contre 30% pour le Mali à la demi-heure de jeu. Les Lions contrôlent, circulent, étouffent leurs adversaires. Les Maliens peinent à sortir de leur camp, multipliant les longs ballons approximatifs. Le milieu de terrain, autrefois point fort de cette équipe, est court-circuité.
Dans ce marasme offensif, un homme émerge : Lassine Sinayoko. L’attaquant d’Auxerre, auteur des trois seuls buts maliens dans cette CAN, devient le point d’appui. Chaque ballon qui lui arrive est dévié intelligemment, permettant à ses coéquipiers de respirer un peu.
La renaissance à dix
Paradoxe du football : c’est réduit à dix que le Mali retrouve des couleurs. En seconde période, les Aigles se montrent même dangereux. À la 57e minute, Diaby déclenche une frappe puissante. Edouard Mendy, gardien sénégalais, doit s’employer pour détourner. C’est la plus grosse occasion malienne du match.
Diarra se rattrape : le mur de Bamako
Coupable sur l’ouverture du score, Djigui Diarra va progressivement effacer sa faute. Minute après minute, il repousse les assauts sénégalais. À la 49e, il plonge sur la frappe d’Idrissa Gana Guèye. À la 66e, il détourne la tentative de Sadio Mané. Une minute plus tard, il boxe une tête de Pathé Ciss. Ce même Ciss revient à la charge à la 77e en duel face-à-face. Nouvelle victoire pour Diarra.
Les remplaçants sénégalais entrent : Chérif Ndiaye, Ibrahima Mbaye, après Pathé Ciss et Lamine Camara. Le jeune Parisien multiplie les efforts, cherche le ballon du break. Mais rien n’y fait. Diarra a décidé que le score ne bougera plus. Son mur tient bon jusqu’au coup de sifflet final.
Épilogue : honneur malien, qualification sénégalaise
Le Sénégal a tremblé, mais tient sa qualification. C’est la septième fois que les Lions atteignent les demi-finales de la CAN, la troisième lors des quatre dernières éditions. Ils affronteront le vainqueur du quart de finale entre l’Égypte et la Côte d’Ivoire, prévu ce samedi à Agadir.
Pour le Mali, c’est la fin d’une aventure menée avec un courage remarquable. Trois matchs sur quatre disputés à dix, une résistance admirable, mais un rêve qui s’arrête aux portes du dernier carré.
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