La Banque Centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) a présenté, ce mercredi, son Rapport annuel 2025, en présence de son Gouverneur, Jean-Claude Kassi Brou. Ce document dresse le bilan d’une année marquée par un regain d’incertitudes à l’échelle mondiale, mais aussi par une résilience et un dynamisme remarquables de l’économie de l’UEMOA.
En effet, l’année 2025 a été, selon la BCEAO, traversée par des tensions géopolitiques persistantes, un durcissement des politiques commerciales et une fragmentation croissante de l’économie mondiale, entretenant une volatilité notable sur les marchés financiers. La croissance mondiale s’est stabilisée à 3,4%, un niveau identique à 2024, portée par la résilience du secteur privé et l’essor de l’intelligence artificielle, mais freinée par la montée des barrières douanières. Les économies avancées ont ralenti, à commencer par les États-Unis, retombés à 2,1% de croissance après 2,8%, tandis que la zone euro accélérait légèrement à 1,4%.
Dans ce contexte mouvant, l’UEMOA s’est illustrée par sa résilience. Le produit intérieur brut de l’Union a progressé de 6,7% en 2025, contre 6,2% l’année précédente, porté par le dynamisme des services, des industries extractives et par une campagne agricole plus favorable. La production industrielle a bondi de 9,8%, tirée notamment par l’extraction pétrolière au Niger et le démarrage du gaz naturel liquéfié au Sénégal. Ce dynamisme économique s’est accompagné d’une maîtrise remarquable de l’inflation : le taux moyen annuel est ressorti nul, contre 3,5% en 2024, en deçà même du plancher de la fourchette cible de la BCEAO, sous l’effet de la détente des prix alimentaires et énergétiques importés et d’une bonne campagne vivrière. Cette désinflation rapide a conduit le Comité de Politique Monétaire à abaisser ses taux directeurs le 4 juin 2025, une première depuis décembre 2023, le taux de pension passant de 3,50% à 3,25%.
La stabilité financière de l’Union s’est par ailleurs renforcée, avec la désignation de la BCEAO, le 3 avril 2025, comme Autorité Macroprudentielle de l’UMOA, une avancée institutionnelle majeure dotant l’institution d’instruments de prévention des risques systémiques. Le secteur bancaire affiche un ratio de solvabilité de 14,7%, supérieur à la norme réglementaire, même si la Banque Centrale pointe des vulnérabilités persistantes liées à la qualité du crédit, à l’endettement croissant des États et aux risques émergents liés au climat et à la cybercriminalité.
Cette solidité s’accompagne d’une accélération de la transformation du système financier régional. La microfinance a poursuivi son essor, avec 524 institutions desservant plus de 20,4 millions de bénéficiaires, tandis que le dispositif de soutien aux PME s’est renforcé. Point d’orgue de cette modernisation, la BCEAO a procédé au lancement officiel de la Plateforme Interopérable du Système de Paiement Instantané (PI-SPI), destinée à mettre fin à la fragmentation des services financiers en connectant banques, établissements de monnaie électronique et institutions de microfinance dans un système unique. Au 31 décembre 2025, 74 institutions y étaient déjà raccordées. L’Institut d’émission a également étendu son réseau d’agences, avec de nouvelles implantations à Kayes, Odienné et Bobo-Dioulasso, confirmant une modernisation en profondeur de son écosystème financier.
En effet, l’année 2025 a été, selon la BCEAO, traversée par des tensions géopolitiques persistantes, un durcissement des politiques commerciales et une fragmentation croissante de l’économie mondiale, entretenant une volatilité notable sur les marchés financiers. La croissance mondiale s’est stabilisée à 3,4%, un niveau identique à 2024, portée par la résilience du secteur privé et l’essor de l’intelligence artificielle, mais freinée par la montée des barrières douanières. Les économies avancées ont ralenti, à commencer par les États-Unis, retombés à 2,1% de croissance après 2,8%, tandis que la zone euro accélérait légèrement à 1,4%.
Dans ce contexte mouvant, l’UEMOA s’est illustrée par sa résilience. Le produit intérieur brut de l’Union a progressé de 6,7% en 2025, contre 6,2% l’année précédente, porté par le dynamisme des services, des industries extractives et par une campagne agricole plus favorable. La production industrielle a bondi de 9,8%, tirée notamment par l’extraction pétrolière au Niger et le démarrage du gaz naturel liquéfié au Sénégal. Ce dynamisme économique s’est accompagné d’une maîtrise remarquable de l’inflation : le taux moyen annuel est ressorti nul, contre 3,5% en 2024, en deçà même du plancher de la fourchette cible de la BCEAO, sous l’effet de la détente des prix alimentaires et énergétiques importés et d’une bonne campagne vivrière. Cette désinflation rapide a conduit le Comité de Politique Monétaire à abaisser ses taux directeurs le 4 juin 2025, une première depuis décembre 2023, le taux de pension passant de 3,50% à 3,25%.
La stabilité financière de l’Union s’est par ailleurs renforcée, avec la désignation de la BCEAO, le 3 avril 2025, comme Autorité Macroprudentielle de l’UMOA, une avancée institutionnelle majeure dotant l’institution d’instruments de prévention des risques systémiques. Le secteur bancaire affiche un ratio de solvabilité de 14,7%, supérieur à la norme réglementaire, même si la Banque Centrale pointe des vulnérabilités persistantes liées à la qualité du crédit, à l’endettement croissant des États et aux risques émergents liés au climat et à la cybercriminalité.
Cette solidité s’accompagne d’une accélération de la transformation du système financier régional. La microfinance a poursuivi son essor, avec 524 institutions desservant plus de 20,4 millions de bénéficiaires, tandis que le dispositif de soutien aux PME s’est renforcé. Point d’orgue de cette modernisation, la BCEAO a procédé au lancement officiel de la Plateforme Interopérable du Système de Paiement Instantané (PI-SPI), destinée à mettre fin à la fragmentation des services financiers en connectant banques, établissements de monnaie électronique et institutions de microfinance dans un système unique. Au 31 décembre 2025, 74 institutions y étaient déjà raccordées. L’Institut d’émission a également étendu son réseau d’agences, avec de nouvelles implantations à Kayes, Odienné et Bobo-Dioulasso, confirmant une modernisation en profondeur de son écosystème financier.
Autres articles
-
Bulletin statistique de la dette : le rapport Forvis Mazars toujours caché, un déficit de transparence qui nourrit les interrogations sur la gestion de la dette du Sénégal
-
Fondation Air France au Sénégal : les associations bénéficiaires témoignent d’une solidarité qui touche des milliers de vies
-
Économie: Baye Ciss décroche un financement d'un demi-milliard au profit du Réseau des femmes de développement de Kaolack
-
Magal de Touba 2026 / L’hôpital Matlabul Fawzeini déploie plus de 600 soignants pour 5 jours de gratuité totale dès le 31 juillet
-
Talibé de 10 ans ligoté et battu à mort à Jaxaay : dix ans de réclusion requis contre le maître coranique





