Atelier sur les réformes institutionnelles : le COSCE appelle à une participation massive au dialogue national


Le Collectif des organisations de la société civile pour les élections (COSCE) a organisé un atelier de contribution réunissant plusieurs organisations de la société civile impliquées dans les questions électorales et démocratiques. Cette rencontre visait à examiner les avant-projets de loi soumis par le président de la République dans le cadre des réformes institutionnelles en cours.

À travers cet atelier, les participants ont cherché à apporter des propositions concrètes aux textes qui devraient être prochainement présentés en Conseil des ministres sous forme de projets de loi.

S’exprimant à cette occasion, le président du COSCE, Moundiaye Cissé, a expliqué que l’objectif principal était de permettre à la société civile de jouer pleinement son rôle dans le processus de réforme.

« Nous avons tenu à organiser un atelier avec l’ensemble des organisations de la société civile qui s’intéressent aux questions électorales dans le but de diagnostiquer les avant-projets de loi qui nous ont été soumis par le président de la République », a-t-il déclaré.

Selon lui, cette démarche doit permettre de consolider les textes afin qu’ils prennent en compte les préoccupations des citoyens et des acteurs de la société civile.

« C’est un atelier de contribution pour que, in fine, les textes qui seront présentés en Conseil des ministres intègrent les préoccupations de la société civile et des Sénégalais de façon générale », a ajouté Moundiaye Cissé.

Profitant de cette rencontre, le COSCE a également lancé un appel à l’ensemble des forces vives de la nation pour participer au dialogue initié par le président Bassirou Diomaye Faye.

Pour le président du COSCE, le dialogue demeure un levier essentiel dans la recherche de consensus et la consolidation des réformes institutionnelles.

« La société civile a toujours plaidé pour le dialogue parce que c’est dans le dialogue qu’on construit des consensus et qu’on aménage des espaces pouvant favoriser des réformes consolidantes », a-t-il soutenu.

Moundiaye Cissé a aussi salué le format retenu pour cette concertation nationale, estimant qu’il présente un avantage considérable sur le plan financier.
 


« Les anciens dialogues ne coûtaient pas moins de 300 millions de FCFA en transport, restauration et frais d’hôtel. Ce dialogue-là va coûter presque zéro franc », a-t-il affirmé.

Au-delà de la question budgétaire, le COSCE estime que cette formule permettra une interaction plus directe entre le chef de l’État et les différentes composantes de la société, notamment les couches souvent marginalisées.

Dans cette perspective, l’organisation a plaidé pour une participation inclusive associant aussi bien les anciens Premiers ministres et anciens présidents de l’Assemblée nationale que les acteurs du secteur informel, les commerçants, les ambulants et les groupes vulnérables.

« Il ne faut pas que ce dialogue reste un dialogue entre acteurs politiques. Il doit être ouvert et toucher même les groupes les plus vulnérables », a insisté le président du COSCE.

Le collectif appelle ainsi à la tenue effective du dialogue national tel que prévu par les autorités et souhaite que l’ensemble des questions liées aux réformes institutionnelles puissent être abordées « sans tabou ».



Lundi 18 Mai 2026
Idy Sow



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