Lors de la cérémonie de lancement de la formation de 200 chauffeurs conducteurs, tenue ce lundi 17 novembre 2025 à l’Hôtel Le Ndiambour, un message fort a résonné : « La route n’est pas une fatalité ». Dans un discours percutant, le Secrétaire d’État Amadou Chérif Diouf a dévoilé des chiffres glaçants : 5 200 accidents, 745 morts et plus de 8 500 blessés graves chaque année, pour un coût économique de 163 milliards de francs CFA, soit jusqu’à 5 % du PIB national. Face à cette hécatombe, il a dénoncé la responsabilité humaine qui explique 90 % des drames, tout en appelant les ministères concernés à agir immédiatement pour mettre en place un plan national spécifique pour les poids lourds, intégrant formation, contrôle technique et aménagement sécurisé des axes les plus meurtriers.
Saluant le partenariat stratégique entre le SNATS et l’AAPSE, fruit de plusieurs années d’échanges entre Dakar et Milan, le Secrétaire d’État a appelé à une mobilisation générale de tous les acteurs du transport, des collectivités et de l’urbanisme. « Chaque vie sauvée est une famille qui ne pleure pas, une entreprise qui ne perd pas, un État qui dépense moins », a-t-il martelé. Dans un pays où plus de deux personnes meurent chaque jour sur les routes, l’heure n’est plus à l’observation, mais à l’action. Le Sénégal, selon lui, doit transformer ses routes en vecteurs de sécurité et de développement, et non en « drames silencieux ». Un appel puissant, impossible à ignorer.
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