Un acte d’une portée stratégique majeure vient d’être posé à Diourbel, loin des feux des projecteurs. Pourtant, c’est bien là que viennent d’être semées les graines d’une résilience durable. Le Programme national de développement local (PNDL) et le Groupe d’action d’initiative pour le développement alternatif (Gaia) veulent désormais pousser les collectivités territoriales à adopter une posture plus proactive et offensive dans la mobilisation des financements verts. Et la première étape passe par le renforcement de capacités.
« Il y a beaucoup d’argent mobilisable dans le domaine du changement climatique. Mais comment y accéder ? Toute la difficulté est là. Ce renforcement de capacités permettra aux collectivités territoriales de mieux comprendre les mécanismes en cours. Nous voulons les mobiliser à lutter contre le changement climatique », explique le colonel Babacar Dia, coordonnateur du projet Supprimer les obstacles entravant le financement climatique au sein du PNDL.
Le chemin n’a rien d’une simple formalité. L’accès aux financements verts reste un processus complexe, exigeant, mais pas hors de portée. Pour le président de l’ONG Gaia, le Pr Henry Mathieu Lô, la première transformation doit être comportementale : « Si l’on veut véritablement lutter contre le changement climatique, il faut abandonner la posture attentiste. Avec le PNDL, nous voulons accompagner les collectivités territoriales pour qu’elles prennent pleinement en charge cette question. Elles sont la solution aux changements climatiques, et non le problème. »
Former les représentants des collectivités territoriales au montage de projets éligibles aux financements verts est devenu essentiel. Les territoires, premières zones d’impact du dérèglement climatique, doivent pouvoir proposer des solutions adaptées à leurs réalités. « Si les collectivités territoriales ne se mobilisent pas pour chercher des financements, la bataille sera perdue d’avance », avertit encore le Pr Lô.
Le message a été bien reçu par les bénéficiaires. Le président de l’Association des maires du département de Diourbel, Serigne Modou Ngom, a insisté sur la nécessité d’élaborer des projets dans le cadre de l’intercommunalité. « La mutualisation des forces nous ouvrira des portes aux niveaux national et international. Les partenaires accompagnent plus facilement des projets construits dans une dynamique intercommunale », souligne-t-il.
De son côté, le préfet de Diourbel, Abdou Hadir Diop, a exhorté les maires à s’approprier les outils et stratégies proposés par les formateurs, condition indispensable pour faire des collectivités territoriales des acteurs pleinement engagés dans la lutte contre les effets du changement climatique.
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