Violences électorales au Sénégal : L'ONG 3D et Jammi Rewmi prônent une médiation sociopolitique devant aboutir sur une charte de la paix.


Sous la houlette de l'ONG 3D dirigée par Moundiaye Cissé et en partenariat avec Osidea et Jammi Rewmi, une plateforme regroupant une vingtaine d'organisations de la société civile, un programme de prévention de l'incitation publique à la stigmatisation, la haine et à la violence, s'est tenu ce jeudi à Dakar. 

Ainsi, en tenant en compte de la résolution de novembre 2017 et celle de janvier 2018, du Conseil de sécurité des Nations-Unies, deux composantes ont été dégagées. La première porte sur des actions de prévention et de traitement des discours haineux et la seconde sur la médiation politique et sociale. Une initiative prise dans une période préélectorale et une scène politique entachée par une inquiétante montée de la violence. 

L'objectif de cet atelier étant de procéder à une restitution de l'étude sur les principaux déterminants de la violence au Sénégal. Ceci à la suite d'une démarche scientifique consistant à déterminer de manière objective les différentes causes de la recrudescence des cas de violence dans la sphère politique Sénégalaise. 

À cet effet, en plus de la campagne sociale média et de proximité qui est prévue à l'endroit des acteurs politiques et du cahier des recommandations qui devrait être produit et mis à la disposition de l'État du Sénégal, une "Situation Room Permanente Paix" sera installée. Une sorte de cellule de veille et d'alerte, composée de personnalités issues de la société, des foyers religieux etc...

Parmi les objectifs spécifiques, on peut noter : Un partage de l'étude avec les différents acteurs, l'analyse des causes de fragilisation des processus électoraux et la montée de la violence en Afrique de l’Ouest, en plus de la sensibilisation des citoyens et de la proposition d'une charte de la paix, pour approbation par les acteurs politiques notamment... 
Jeudi 18 Novembre 2021
Dakaractu




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