Dette et financement : Le fort plaidoyer de Macky Sall qui appelle à « un cadre équitable » à l’ONU


Poursuivant son discours devant les États membres des Nations unies, Macky Sall s’est attaqué à la question du financement du développement, dénonçant les conditions d’accès à la dette imposées aux pays du Sud. « Ce poids de la dette, pour les pays en développement, est moins dû à l’ampleur de la dette qu’aux conditions de la dette », a-t-il affirmé. L’ancien président sénégalais a illustré son propos par un chiffre frappant : « Les pays en développement s’endettent, malheureusement, cinq fois, voire huit fois plus cher que les pays développés. » Une distorsion qu’il attribue directement aux mécanismes en vigueur sur les marchés financiers internationaux, « d’abord les mécanismes de garantie, de primes de risque appliquées aux pays en développement ». Pour y remédier, il a appelé à une concertation élargie associant les agences de notation, les États membres et les institutions financières internationales, « pour que nous puissions définir un cadre approprié permettant un accès équitable aux conditions financières ».
 
Macky Sall a par ailleurs constaté que « le financement public ne répond plus aux attentes, surtout qu’il a baissé drastiquement ». Il a donc plaidé pour une mobilisation accrue du financement privé, « mais en atténuant le risque, car c’est là la limite du financement privé ». Il a enfin appelé à « faire en sorte que les pays, par l’investissement privé et par le partenariat, puissent davantage commercer », un objectif qu’il a présenté comme étant « dans l’intérêt de tous les États membres ».
Jeudi 23 Juillet 2026
Dakaractu



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