Le président des États Unis a livré une charge sans contre les politiques européennes lors du Forum économique mondial de Davos. Il indexe l’immigration, les énergies vertes et l’inaction des dirigeants du Vieux Continent. « Il y a des pays européens que je ne reconnais plus. » La formule lancée par Donald Trump devant les élites mondiales réunies à Davos, a jeté un froid sur l’assemblée. Le président américain n’a laissé aucune ambiguïté sur le sens de ses propos : « Je dis ça de façon négative évidemment. » En réalité, Trump affirme « adorer l’Europe » et vouloir qu’elle « aille mieux ». Il a dressé un réquisitoire implacable contre les choix politiques du Vieux Continent ces dernières décennies. « Elle avance dans le mauvais sens, dans la mauvaise direction », a-t-il asséné, pointant du doigt une Europe devenue selon lui « méconnaissable ».
Trois cibles principales dans le viseur
Le locataire de la Maison-Blanche a identifié trois erreurs majeures qu’il attribue aux gouvernements européens et à l’administration Biden, qu’il a regroupés dans une même critique. L’immigration de masse : Trump a dénoncé l’ouverture des frontières et l’importation de « populations de l’autre bout du monde ». Selon lui, l’Europe subirait « une vague de migrations de masse, comme on n’a jamais vu dans l’histoire de l’humanité ». Une affirmation hyperbolique qui reflète sa position ultra-restrictive sur ce dossier.
L’énergie verte, une « escroquerie » : Le président américain n’a pas mâché ses mots en qualifiant de « toute cette escroquerie de l’énergie verte » les politiques de transition énergétique. Il a critiqué le remplacement du pétrole par les renouvelables et moqué « ces espèces de moulins avant qui ne servent à rien », une référence aux éoliennes qu’il affirme démanteler aux États-Unis.
La délocalisation industrielle : Trump a fustigé l’abandon des « métiers soi-disant sales », qui auraient dû rester sur le territoire européen plutôt que d’être externalisés.
Des dirigeants « qui ne comprennent pas »
Au-delà de la critique des politiques, Trump s’en est pris directement aux leaders européens. « Franchement, il y a plein d’endroits dans notre monde qui sont en train d’être détruits sous nos yeux et leurs dirigeants ne comprennent même pas ce qui est en train de se passer », a-t-il déclaré. Plus grave encore selon lui, certains dirigeants auraient conscience du problème mais n’agiraient pas : « et ceux qui comprennent n’y font rien. » Une accusation d’incompétence ou de lâcheté politique à peine voilée.
Un modèle américain à suivre
Donald Trump a présenté sa politique comme l’antidote aux maux européens. Là où l’Europe fermerait des centrales, il les ouvrirait. Là où elle construirait des éoliennes, il les démanterait. Là où elle augmenterait les dépenses publiques, il supprimerait des postes de fonctionnaires.
« Peut-être que vous aussi vous pourrez aller mieux si vous suivez ce que nous faisons », a-t-il lancé à l’adresse des Européens présents dans la salle, dans une posture de donneur de leçons assumée.
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