Le ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement, Cheikh Tidiane Dièye, a effectué ce lundi 9 mars une visite des chantiers du Projet de Dépollution de la Baie de Hann (PDBH), notamment au niveau de la station d’épuration située dans la baie. Cette visite intervient en marge d’une réunion du comité de pilotage réunissant les différentes parties prenantes du projet.
Sur place, le ministre s’est dit satisfait de l’évolution des travaux, notant une progression significative depuis sa dernière visite l’année précédente. Selon lui, plusieurs ouvrages affichent des taux de réalisation compris entre 95 % et 98 %, tandis que l’ensemble du chantier présente un niveau d’avancement global d’environ 60 %. « Le travail a continué de manière soutenue, à un rythme appréciable », a-t-il indiqué.
Le projet de dépollution revêt une importance majeure pour le gouvernement du Sénégal, puisqu’il vise à restaurer la Baie de Hann, autrefois considérée comme l’une des plus belles baies d’Afrique. Cette zone a subi pendant des décennies de fortes agressions environnementales liées aux rejets domestiques et industriels.
À terme, l’infrastructure permettra de traiter les eaux usées avant leur rejet en mer, grâce à un traitement secondaire. Les eaux traitées seront ensuite évacuées à plus de deux kilomètres au large, sans impact environnemental majeur selon les études réalisées. Le projet permettra également de réduire significativement les rejets industriels, dans une zone fortement marquée par la présence d’usines entre le Port autonome de Dakar et la baie.
Le ministre a également rappelé qu’un arrêté conjoint fondé sur le principe « pollueur-payeur » a été signé avec le ministère chargé de l’Environnement afin d’encourager les industriels à réduire la pollution et à se raccorder au futur système d’assainissement.
La station d’épuration devrait avoir, dans un premier temps, une capacité de traitement de 25 000 m³ d’eau par jour, avec la possibilité d’être étendue à 50 000 m³ par jour. À plus long terme, les autorités envisagent une phase supplémentaire permettant un traitement tertiaire de l’eau, qui pourrait être utilisée pour le reverdissement des espaces urbains ou l’arrosage.
Les autorités sénégalaises visent la réception des effluents d’ici fin 2026, tandis que la mise en service complète de l’ouvrage est attendue à l’horizon 2027. Pour le ministre, ce projet pourrait constituer un modèle pour de futures infrastructures d’assainissement à travers le pays, dans la perspective de renforcer les politiques environnementales et de développement durable.
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