Des bénéficiaires à qui l’État avait accordé jusqu’à 200 000 FCFA auraient été contraints de restituer la majeure partie de leur aide. Selon une enquête détaillée de Libération, la Division spéciale de cybersécurité a démantelé un système présumé d’extorsion et de détournement impliquant plusieurs intervenants du programme d’assistance aux ménages touchés par les inondations de 2025.
Sept personnes présentées au parquet
La Division spéciale de cybersécurité a arrêté et déféré plusieurs personnes dans le cadre de l’enquête.
Parmi les mis en cause figurent Birane Guèye, présenté comme coordonnateur du Papsa et du projet « Yokk Kom Kom » dans les régions de Thiès et Dakar, et par ailleurs gérant de l’entreprise Birane Guèye et associés.
Khady Faye, agent communautaire, Malick Diouf, superviseur au sein de la Délégation générale à la protection sociale et à la solidarité nationale, ainsi que Sophie Sylla, Fatimata Samba Diouf et Néné Sadio Mballo, intervenant dans les différents projets, ont également été arrêtés.
Un maçon, Moussa Mbaye, complète la liste des personnes déférées.
Selon Libération, les qualifications visées sont l’association de malfaiteurs, l’escroquerie aux deniers publics, l’obtention frauduleuse d’avantages, la prise illégale d’intérêts, le blanchiment d’argent et la complicité.
Tous les mis en cause restent présumés innocents.
L’alerte reçue le 27 février 2026
L’enquête est partie d’un renseignement reçu par la Division spéciale de cybersécurité le 27 février 2026.
L’information faisait état d’extorsions commises à l’occasion du paiement de l’aide accordée aux ménages victimes des inondations de 2025.
Des agents ou intermédiaires se seraient rendus chez des bénéficiaires pour récupérer une partie des sommes que ceux-ci venaient de recevoir.
D’autres personnes, qui n’auraient pas été touchées par les inondations, auraient également été inscrites frauduleusement sur les listes avant de percevoir l’argent public.
Des aides comprises entre 100 000 et 200 000 FCFA
Le programme concerné était mis en œuvre par le Fonds de solidarité nationale à travers la « Bourse Papsa », rattachée au Projet d’appui à la protection sociale adaptative.
Les aides prévues variaient, selon les dossiers, entre 100 000 et 200 000 FCFA par ménage.
Libération indique que le dispositif devait couvrir notamment 573 victimes dans le département de Keur Massar, 562 à Pikine et plus de 200 à Dakar.
Ces chiffres correspondent aux bénéficiaires ciblés par le programme et non nécessairement au nombre de personnes victimes des ponctions présumées.
Une bénéficiaire ne conserve que 25 000 FCFA sur 200 000
L’enquête s’est appuyée sur plusieurs témoignages, notamment celui d’une femme désignée par les initiales O. Ka., domiciliée à Malika.
Cette dernière devait recevoir 200 000 FCFA. Elle aurait toutefois été contrainte de restituer 175 000 FCFA, ne conservant que 25 000 FCFA.
Elle a expliqué que son frère lui avait parlé d’une aide financière destinée aux victimes des inondations. Celui-ci lui aurait demandé sa carte nationale d’identité, avant de la lui rendre en l’informant qu’elle recevrait prochainement un message de transfert.
Le 25 février 2026, elle a été appelée et invitée à se rendre dans un établissement de Malika Plage. Après avoir retiré les 200 000 FCFA, elle aurait rencontré Moussa Mbaye.
Ce dernier lui aurait remis seulement 25 000 FCFA, en affirmant que les 175 000 FCFA restants étaient destinés aux personnes ayant permis son inscription.
Une autre victime privée de 150 000 FCFA
Un scénario similaire aurait été constaté dans le dossier d’une autre bénéficiaire identifiée par les initiales N. Lo.
Alors qu’elle devait recevoir 200 000 FCFA, elle n’aurait finalement conservé que 50 000 FCFA. La somme de 150 000 FCFA aurait été récupérée par un intermédiaire utilisant le même procédé.
Les enquêteurs ont découvert d’autres dossiers de même nature, notamment ceux de plusieurs femmes ayant perçu une aide avant de reverser la majeure partie du montant.
L’appel du service après-vente qui fait éclater l’affaire
Le mécanisme aurait été découvert grâce au service après-vente chargé de vérifier la bonne exécution des paiements.
Le marché du transfert des aides avait été confié à Quick Pay SA, qui utilisait la plateforme Kpay pour envoyer l’argent aux bénéficiaires.
Après chaque transfert, des agents contactaient les destinataires afin de leur signaler la disponibilité de la somme et de leur indiquer le lieu de retrait.
Dans le dossier d’O. Ka., la plateforme avait effectué un transfert de 200 000 FCFA le 25 février 2026. Le lendemain matin, une agente l’a appelée pour confirmer le paiement.
La bénéficiaire a indiqué avoir bien retiré les 200 000 FCFA, mais n’avoir conservé que 25 000 FCFA.
L’agente lui aurait alors précisé que la totalité de la somme lui revenait et qu’elle était l’unique bénéficiaire légalement désignée.
Ce signalement a permis de mettre au jour plusieurs cas similaires.
Le rôle attribué à Moussa Mbaye
Entendu par les enquêteurs, Moussa Mbaye aurait déclaré avoir aidé la bénéficiaire à accéder au soutien du Fonds de solidarité nationale.
Il aurait expliqué avoir été contacté par une connaissance résidant en France, qui l’aurait mis en relation avec son épouse, Khady Faye.
Cette dernière participait au recensement des personnes touchées par les inondations.
Moussa Mbaye aurait transmis la photographie de la carte d’identité de la bénéficiaire. Il affirme que Khady Faye lui aurait ensuite demandé de récupérer 175 000 FCFA après le versement et de laisser seulement 25 000 FCFA à la personne inscrite.
Les déclarations de la bénéficiaire auraient confirmé cette version.
Des quotas et des commissions présumées
Khady Faye aurait, de son côté, expliqué que Birane Guèye lui avait demandé d’inscrire un certain quota de personnes.
Selon ses déclarations rapportées par Libération, les agents intervenant sur le programme auraient été informés que leur travail ne serait pas directement rémunéré.
Ils auraient alors été autorisés à récupérer une partie des aides versées aux personnes qu’ils parvenaient à faire inscrire.
Elle affirme qu’à chaque groupe d’au moins quinze bénéficiaires, une ponction de 150 000 FCFA devait être opérée sur les 200 000 FCFA reçus par chacun.
Sur un montant total de 2,25 millions de FCFA récupéré auprès de quinze personnes, une partie devait servir à rémunérer les agents et le reste être remis au coordonnateur présumé.
Khady Faye aurait également reçu de Moussa Mbaye un transfert de 148 515 FCFA.
Des personnes inéligibles remplacées par d’autres
L’agente communautaire aurait affirmé qu’une liste d’une centaine de personnes lui avait été transmise avec leurs coordonnées téléphoniques.
Lorsque certains inscrits ne remplissaient pas les critères d’éligibilité, ils auraient été remplacés par d’autres personnes.
Moussa Mbaye, qui vivait dans une zone touchée par les inondations à Malika, aurait notamment été sollicité pour fournir les coordonnées de quatre personnes.
Selon la version de Khady Faye, seuls les individus recrutés pour compléter les listes auraient été contraints de restituer 150 000 FCFA après avoir perçu les 200 000 FCFA.
Birane Guèye rejette d’abord les accusations
Confronté aux déclarations de Khady Faye, Birane Guèye aurait rejeté les accusations.
Il aurait expliqué que le coordonnateur national du Papsa lui avait demandé de recruter vingt superviseurs parmi les cinquante nécessaires au projet.
Les contrats d’anciens enquêteurs ayant expiré, il aurait choisi des personnes avec lesquelles il entretenait des relations de confiance, en pensant que leur situation administrative serait régularisée.
Il aurait toutefois nié avoir donné des instructions pour prélever de l’argent auprès des bénéficiaires ou avoir reçu des fonds détournés.
Concernant certaines captures de transactions présentées par les enquêteurs, il aurait affirmé qu’elles étaient liées à des activités privées de son entreprise.
Les confrontations et les messages WhatsApp
Les enquêteurs ont ensuite confronté les différentes versions.
Libération évoque des conversations WhatsApp considérées comme compromettantes et relatives aux ponctions opérées sur les aides financières.
Khady Faye et Birane Guèye ont d’abord maintenu leurs déclarations respectives.
Lors de la confrontation, Khady Faye a cité plusieurs de ses collègues, affirmant qu’ils avaient eux aussi récupéré une partie des fonds auprès de bénéficiaires pour le compte du coordonnateur présumé, tout en conservant une commission.
Entendus séparément, plusieurs de ces agents auraient corroboré ses déclarations.
Un superviseur évoque 1,95 million de FCFA récupéré
Malick Diouf aurait déclaré que les intervenants avaient été convoqués en 2025 dans les locaux de l’entreprise Birane Guèye et associés.
Ils auraient été informés qu’aucun contrat formel n’était disponible, mais qu’ils pourraient se rémunérer sur une partie de l’assistance destinée aux familles victimes des inondations.
Le superviseur affirme avoir récupéré 1,95 million de FCFA auprès de treize bénéficiaires sur un quota de quinze.
Il aurait remis 1,4 million de FCFA en espèces au coordonnateur présumé et conservé 550 000 FCFA, somme présentée comme sa rémunération.
D’autres personnes entendues auraient décrit un procédé comparable.
Une reconnaissance partielle après les auditions
Entendu une nouvelle fois, Birane Guèye serait revenu sur une partie de ses premières déclarations.
Il aurait expliqué que certains superviseurs avaient travaillé l’année précédente sans être rémunérés et que leurs contrats avaient pris fin depuis juin 2025.
Pour les motiver, il leur aurait demandé d’ajouter aux listes des personnes éligibles, notamment des proches, avec lesquelles ils pourraient ensuite partager les sommes reçues.
Libération rapporte également que certaines personnes auraient transféré au coordonnateur une partie des montants récupérés.
Le mis en cause aurait déclaré vouloir rembourser les fonds avec l’aide de ses avocats, tout en reconnaissant avoir commis une erreur en voulant venir en aide aux superviseurs.
Une enquête sur l’ampleur réelle du préjudice
Les investigations devront désormais établir le nombre exact de bénéficiaires concernés, la totalité des sommes récupérées et la destination finale des fonds.
Sept personnes présentées au parquet
La Division spéciale de cybersécurité a arrêté et déféré plusieurs personnes dans le cadre de l’enquête.
Parmi les mis en cause figurent Birane Guèye, présenté comme coordonnateur du Papsa et du projet « Yokk Kom Kom » dans les régions de Thiès et Dakar, et par ailleurs gérant de l’entreprise Birane Guèye et associés.
Khady Faye, agent communautaire, Malick Diouf, superviseur au sein de la Délégation générale à la protection sociale et à la solidarité nationale, ainsi que Sophie Sylla, Fatimata Samba Diouf et Néné Sadio Mballo, intervenant dans les différents projets, ont également été arrêtés.
Un maçon, Moussa Mbaye, complète la liste des personnes déférées.
Selon Libération, les qualifications visées sont l’association de malfaiteurs, l’escroquerie aux deniers publics, l’obtention frauduleuse d’avantages, la prise illégale d’intérêts, le blanchiment d’argent et la complicité.
Tous les mis en cause restent présumés innocents.
L’alerte reçue le 27 février 2026
L’enquête est partie d’un renseignement reçu par la Division spéciale de cybersécurité le 27 février 2026.
L’information faisait état d’extorsions commises à l’occasion du paiement de l’aide accordée aux ménages victimes des inondations de 2025.
Des agents ou intermédiaires se seraient rendus chez des bénéficiaires pour récupérer une partie des sommes que ceux-ci venaient de recevoir.
D’autres personnes, qui n’auraient pas été touchées par les inondations, auraient également été inscrites frauduleusement sur les listes avant de percevoir l’argent public.
Des aides comprises entre 100 000 et 200 000 FCFA
Le programme concerné était mis en œuvre par le Fonds de solidarité nationale à travers la « Bourse Papsa », rattachée au Projet d’appui à la protection sociale adaptative.
Les aides prévues variaient, selon les dossiers, entre 100 000 et 200 000 FCFA par ménage.
Libération indique que le dispositif devait couvrir notamment 573 victimes dans le département de Keur Massar, 562 à Pikine et plus de 200 à Dakar.
Ces chiffres correspondent aux bénéficiaires ciblés par le programme et non nécessairement au nombre de personnes victimes des ponctions présumées.
Une bénéficiaire ne conserve que 25 000 FCFA sur 200 000
L’enquête s’est appuyée sur plusieurs témoignages, notamment celui d’une femme désignée par les initiales O. Ka., domiciliée à Malika.
Cette dernière devait recevoir 200 000 FCFA. Elle aurait toutefois été contrainte de restituer 175 000 FCFA, ne conservant que 25 000 FCFA.
Elle a expliqué que son frère lui avait parlé d’une aide financière destinée aux victimes des inondations. Celui-ci lui aurait demandé sa carte nationale d’identité, avant de la lui rendre en l’informant qu’elle recevrait prochainement un message de transfert.
Le 25 février 2026, elle a été appelée et invitée à se rendre dans un établissement de Malika Plage. Après avoir retiré les 200 000 FCFA, elle aurait rencontré Moussa Mbaye.
Ce dernier lui aurait remis seulement 25 000 FCFA, en affirmant que les 175 000 FCFA restants étaient destinés aux personnes ayant permis son inscription.
Une autre victime privée de 150 000 FCFA
Un scénario similaire aurait été constaté dans le dossier d’une autre bénéficiaire identifiée par les initiales N. Lo.
Alors qu’elle devait recevoir 200 000 FCFA, elle n’aurait finalement conservé que 50 000 FCFA. La somme de 150 000 FCFA aurait été récupérée par un intermédiaire utilisant le même procédé.
Les enquêteurs ont découvert d’autres dossiers de même nature, notamment ceux de plusieurs femmes ayant perçu une aide avant de reverser la majeure partie du montant.
L’appel du service après-vente qui fait éclater l’affaire
Le mécanisme aurait été découvert grâce au service après-vente chargé de vérifier la bonne exécution des paiements.
Le marché du transfert des aides avait été confié à Quick Pay SA, qui utilisait la plateforme Kpay pour envoyer l’argent aux bénéficiaires.
Après chaque transfert, des agents contactaient les destinataires afin de leur signaler la disponibilité de la somme et de leur indiquer le lieu de retrait.
Dans le dossier d’O. Ka., la plateforme avait effectué un transfert de 200 000 FCFA le 25 février 2026. Le lendemain matin, une agente l’a appelée pour confirmer le paiement.
La bénéficiaire a indiqué avoir bien retiré les 200 000 FCFA, mais n’avoir conservé que 25 000 FCFA.
L’agente lui aurait alors précisé que la totalité de la somme lui revenait et qu’elle était l’unique bénéficiaire légalement désignée.
Ce signalement a permis de mettre au jour plusieurs cas similaires.
Le rôle attribué à Moussa Mbaye
Entendu par les enquêteurs, Moussa Mbaye aurait déclaré avoir aidé la bénéficiaire à accéder au soutien du Fonds de solidarité nationale.
Il aurait expliqué avoir été contacté par une connaissance résidant en France, qui l’aurait mis en relation avec son épouse, Khady Faye.
Cette dernière participait au recensement des personnes touchées par les inondations.
Moussa Mbaye aurait transmis la photographie de la carte d’identité de la bénéficiaire. Il affirme que Khady Faye lui aurait ensuite demandé de récupérer 175 000 FCFA après le versement et de laisser seulement 25 000 FCFA à la personne inscrite.
Les déclarations de la bénéficiaire auraient confirmé cette version.
Des quotas et des commissions présumées
Khady Faye aurait, de son côté, expliqué que Birane Guèye lui avait demandé d’inscrire un certain quota de personnes.
Selon ses déclarations rapportées par Libération, les agents intervenant sur le programme auraient été informés que leur travail ne serait pas directement rémunéré.
Ils auraient alors été autorisés à récupérer une partie des aides versées aux personnes qu’ils parvenaient à faire inscrire.
Elle affirme qu’à chaque groupe d’au moins quinze bénéficiaires, une ponction de 150 000 FCFA devait être opérée sur les 200 000 FCFA reçus par chacun.
Sur un montant total de 2,25 millions de FCFA récupéré auprès de quinze personnes, une partie devait servir à rémunérer les agents et le reste être remis au coordonnateur présumé.
Khady Faye aurait également reçu de Moussa Mbaye un transfert de 148 515 FCFA.
Des personnes inéligibles remplacées par d’autres
L’agente communautaire aurait affirmé qu’une liste d’une centaine de personnes lui avait été transmise avec leurs coordonnées téléphoniques.
Lorsque certains inscrits ne remplissaient pas les critères d’éligibilité, ils auraient été remplacés par d’autres personnes.
Moussa Mbaye, qui vivait dans une zone touchée par les inondations à Malika, aurait notamment été sollicité pour fournir les coordonnées de quatre personnes.
Selon la version de Khady Faye, seuls les individus recrutés pour compléter les listes auraient été contraints de restituer 150 000 FCFA après avoir perçu les 200 000 FCFA.
Birane Guèye rejette d’abord les accusations
Confronté aux déclarations de Khady Faye, Birane Guèye aurait rejeté les accusations.
Il aurait expliqué que le coordonnateur national du Papsa lui avait demandé de recruter vingt superviseurs parmi les cinquante nécessaires au projet.
Les contrats d’anciens enquêteurs ayant expiré, il aurait choisi des personnes avec lesquelles il entretenait des relations de confiance, en pensant que leur situation administrative serait régularisée.
Il aurait toutefois nié avoir donné des instructions pour prélever de l’argent auprès des bénéficiaires ou avoir reçu des fonds détournés.
Concernant certaines captures de transactions présentées par les enquêteurs, il aurait affirmé qu’elles étaient liées à des activités privées de son entreprise.
Les confrontations et les messages WhatsApp
Les enquêteurs ont ensuite confronté les différentes versions.
Libération évoque des conversations WhatsApp considérées comme compromettantes et relatives aux ponctions opérées sur les aides financières.
Khady Faye et Birane Guèye ont d’abord maintenu leurs déclarations respectives.
Lors de la confrontation, Khady Faye a cité plusieurs de ses collègues, affirmant qu’ils avaient eux aussi récupéré une partie des fonds auprès de bénéficiaires pour le compte du coordonnateur présumé, tout en conservant une commission.
Entendus séparément, plusieurs de ces agents auraient corroboré ses déclarations.
Un superviseur évoque 1,95 million de FCFA récupéré
Malick Diouf aurait déclaré que les intervenants avaient été convoqués en 2025 dans les locaux de l’entreprise Birane Guèye et associés.
Ils auraient été informés qu’aucun contrat formel n’était disponible, mais qu’ils pourraient se rémunérer sur une partie de l’assistance destinée aux familles victimes des inondations.
Le superviseur affirme avoir récupéré 1,95 million de FCFA auprès de treize bénéficiaires sur un quota de quinze.
Il aurait remis 1,4 million de FCFA en espèces au coordonnateur présumé et conservé 550 000 FCFA, somme présentée comme sa rémunération.
D’autres personnes entendues auraient décrit un procédé comparable.
Une reconnaissance partielle après les auditions
Entendu une nouvelle fois, Birane Guèye serait revenu sur une partie de ses premières déclarations.
Il aurait expliqué que certains superviseurs avaient travaillé l’année précédente sans être rémunérés et que leurs contrats avaient pris fin depuis juin 2025.
Pour les motiver, il leur aurait demandé d’ajouter aux listes des personnes éligibles, notamment des proches, avec lesquelles ils pourraient ensuite partager les sommes reçues.
Libération rapporte également que certaines personnes auraient transféré au coordonnateur une partie des montants récupérés.
Le mis en cause aurait déclaré vouloir rembourser les fonds avec l’aide de ses avocats, tout en reconnaissant avoir commis une erreur en voulant venir en aide aux superviseurs.
Une enquête sur l’ampleur réelle du préjudice
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