Somalie : « Les frappes aériennes ont permis de réduire les zones contrôlées par l’État islamique », selon le commandant de l’AFRICOM


La Somalie figure parmi les pays africains bénéficiant du soutien militaire des États-Unis à travers l’US Africa Command (AFRICOM). Selon le général Dagvin Anderson, commandant de l’AFRICOM, les frappes aériennes américaines ont joué un rôle déterminant dans la réduction des zones contrôlées par l’État islamique (EI) dans certaines régions du pays.

S’exprimant en visioconférence avec des journalistes africains, le haut gradé américain répondait à une question d’un confrère du groupe de presse somalien Arlaadi Média. Il a défendu l’efficacité de ces opérations, qu’il considère comme un appui crucial aux forces partenaires locales.

« Nous considérons ces frappes comme un soutien essentiel à nos partenaires », a-t-il affirmé, avant d’illustrer ses propos par un exemple concret. « Au Puntland, nous avons appuyé nos forces partenaires lors d’une offensive dans les monts Golis contre Daech. Cette opération a été en grande partie couronnée de succès et a permis de réduire considérablement la zone dans laquelle l’État islamique était en mesure d’opérer », a expliqué le général Anderson.

Le commandant de l’AFRICOM a également rappelé s’être rendu au Puntland en novembre dernier pour échanger directement avec les forces locales. Ces discussions ont mis en évidence, selon lui, l’importance des capacités spécifiques apportées par les États-Unis, notamment la formation en renseignement, surveillance et reconnaissance (ISR), le réapprovisionnement logistique ainsi que les frappes aériennes ciblées.

« Ce qu’ils nous ont dit était très clair, et je tiens à le souligner : ce sont leurs propos », a insisté le général Anderson. Selon les partenaires somaliens, ces frappes ont permis aux forces locales de rester engagées sur le terrain, de réduire le territoire contrôlé par l’État islamique, mais surtout de se maintenir dans les monts Golis et d’exercer une pression continue sur Daech, contraignant ses combattants et son leadership à se retrancher dans la clandestinité.

Pour le commandant de l’AFRICOM, cette approche illustre la philosophie de l’engagement américain sur le continent. « C’est précisément là-dessus que nous nous concentrons : identifier les capacités spécifiques que les États-Unis peuvent apporter pour permettre à nos partenaires de réussir », a-t-il déclaré.

« C’est dans ce cadre que nous constatons les plus grands succès. Ces frappes se sont révélées très utiles, et c’est le message que nous transmettent clairement nos partenaires en Somalie », a conclu le général Dagvin Anderson.

Mercredi 4 Février 2026
Dakaractu



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