TGI de Louga : réclusion à perpétuité pour le meurtrier d’un enfant de 4 ans


TGI de Louga : réclusion à perpétuité pour le meurtrier d’un enfant de 4 ans
Louga, 17 mars(APS) - La Chambre criminelle du Tribunal de grande instance (TGI) de Louga a condamné, mercredi, à la réclusion à perpétuité un homme d’une trentaine d’années reconnu coupable d’avoir assassiné, en 2020, un enfant de 4 ans dans un village du département de Kébermer.
L’homme, également condamné pour détention d’arme sans autorisation administrative, était jugé pour le meurtre de cet enfant survenu le 28 novembre 2020 dans le village de Ndakhar, situé à Touba Mérina, une commune du département de Kébemer.
A l’enquête comme à la barre, la grand-mère de la victime, témoin du drame, n’a pas varié dans sa version. L’homme était, ce jour-là, entré inopinément dans sa maison et asséné plusieurs coups de machette à hauteur du cou de l’enfant avant de prendre la fuite.
Il sera par la suite retrouvé par les policiers le même jour par les policiers en possession de l’arme blanche avec une blessure à la main droite.
Devant le juge, l’accusé âgé de 32 ans, marié et père de deux enfants jure ne pas savoir la raison pour laquelle il avait commis un tel acte non sans assurer qu’il jouissait de toutes ses facultés mentales.
Dans son réquisitoire, le procureur de la République avait qualifié le crime d’actes inhumains, s’attardant longuement sur la sur la violence avec laquelle l’accusé avait assassiné la victime.
« La gravité des faits ne peut pas être décrite par la loi. Dans certaines affaires, la peine de mort devrait être appliquée », avait-il dit avant de requérir une peine à la réclusion criminelle à perpétuité.
Pour l’avocat de la partie civile, la violence des coups, les parties vitales touchées et de l’arme utilisée prouvent que l’accusé souhaitait tuer la victime.
« Il n’y a pas de doute sur l’assassinat. Il devrait être lourdement sanctionné. Si on le laisse sortir de prison, il va récidiver », a plaidé la robe noire.
De son côté, l’avocat de la défense, s’était évertué à demander au tribunal d’évaluer l’état psychologique de son client, insistant sur le fait qu’il « n’était pas une personne normale ».
Jeudi 17 Mars 2022
Dakaractu



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