La dernière réunion statutaire de l’année 2021 du Conseil d’Administration de la Cosydep s'est tenue ce jeudi 16 décembre 2021. Le CA autour de sa présidente Hélène Rama Niang, s'est prononcé sur l'année scolaire 2021-2022 qui sera marquée par un contexte scolaire, universitaire et national spécifique.
« Toutefois, des déficits importants en enseignants, en salles de classe et en tables–bancs ont été relevés ; des hausses exorbitantes des frais d’inscription dénoncées ; une recrudescence des grèves d’enseignants et d’apprenants enregistrée ; l’expansion de la violence dans les universités constatée », fait-elle savoir.
La PCA de la Cosydep a donné les quatre points phares pour éviter de compromettre le déroulement et le dénouement de l’année « de planifier la résorption des déficits en vue de combler les lacunes et de mettre aux normes l’environnement des apprentissages pour sa sécurité, sa sûreté et sa salubrité ; de mettre plus de pragmatisme et d’efficacité dans le suivi des accords Gouvernement – Syndicats, après la reprise du monitoring saluée par les acteurs et la tenue des réunions techniques sectorielles ; d’affronter le rapport sur le système de rémunération des agents de l’État en traitant les conclusions de façon diligente, objective et responsable et enfin d’engager l’État à prendre des mesures conservatoires immédiates contre toute forme de violence dans l’espace scolaire et universitaire en mettant en œuvre des approches basées sur l’écoute, la concertation et la conciliation »
Toutefois, elle est revenue sur la privatisation tous azimuts de l’éducation. « Privatisation et marchandisation gagnent de plus en plus le monde de l’éducation et de la formation. Or, l’éducation est un droit, elle ne doit pas être un produit à vendre ou à acheter. L’étude de la Cosydep sur l’impact de la privatisation sur le droit à l’éducation a révélé que 74% des parents interrogés déclarent scolariser leurs enfants en écoles privées non pas par choix mais par dépit ou par obligation ». Ainsi la Cosydep a formulé des recommandations pour rendre la public le système éducatif : « d’améliorer les conditions d’enseignement dans les écoles publiques, souvent sous dotées d’infrastructures, d’équipements, avec des ratios élèves-enseignant élevés et un quantum horaire insuffisant ; d’évaluer régulièrement l’impact des interventions des acteurs privés sur le droit à l’éducation ; d’encourager le Ministère de l’Education nationale dans sa décision d’organiser des assises sur la régulation de l’enseignement privé », conclut la présidente qui invite dans la foulée l’État du Sénégal à mieux organiser ce système qui risque d’avoir une tournure pas du tout souhaitée.
« Toutefois, des déficits importants en enseignants, en salles de classe et en tables–bancs ont été relevés ; des hausses exorbitantes des frais d’inscription dénoncées ; une recrudescence des grèves d’enseignants et d’apprenants enregistrée ; l’expansion de la violence dans les universités constatée », fait-elle savoir.
La PCA de la Cosydep a donné les quatre points phares pour éviter de compromettre le déroulement et le dénouement de l’année « de planifier la résorption des déficits en vue de combler les lacunes et de mettre aux normes l’environnement des apprentissages pour sa sécurité, sa sûreté et sa salubrité ; de mettre plus de pragmatisme et d’efficacité dans le suivi des accords Gouvernement – Syndicats, après la reprise du monitoring saluée par les acteurs et la tenue des réunions techniques sectorielles ; d’affronter le rapport sur le système de rémunération des agents de l’État en traitant les conclusions de façon diligente, objective et responsable et enfin d’engager l’État à prendre des mesures conservatoires immédiates contre toute forme de violence dans l’espace scolaire et universitaire en mettant en œuvre des approches basées sur l’écoute, la concertation et la conciliation »
Toutefois, elle est revenue sur la privatisation tous azimuts de l’éducation. « Privatisation et marchandisation gagnent de plus en plus le monde de l’éducation et de la formation. Or, l’éducation est un droit, elle ne doit pas être un produit à vendre ou à acheter. L’étude de la Cosydep sur l’impact de la privatisation sur le droit à l’éducation a révélé que 74% des parents interrogés déclarent scolariser leurs enfants en écoles privées non pas par choix mais par dépit ou par obligation ». Ainsi la Cosydep a formulé des recommandations pour rendre la public le système éducatif : « d’améliorer les conditions d’enseignement dans les écoles publiques, souvent sous dotées d’infrastructures, d’équipements, avec des ratios élèves-enseignant élevés et un quantum horaire insuffisant ; d’évaluer régulièrement l’impact des interventions des acteurs privés sur le droit à l’éducation ; d’encourager le Ministère de l’Education nationale dans sa décision d’organiser des assises sur la régulation de l’enseignement privé », conclut la présidente qui invite dans la foulée l’État du Sénégal à mieux organiser ce système qui risque d’avoir une tournure pas du tout souhaitée.
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