Sénégal : L’Observatoire des radicalismes et des conflits religieux révèle des stratégies salafistes sur Internet


Sénégal : L’Observatoire des radicalismes et des conflits religieux révèle des stratégies salafistes sur Internet
(TIC Mag) – L’Observatoire des radicalismes et des conflits religieux en Afrique a publié courant février 2018 une étude qui alerte sur les discours des prédicateurs salafistes sur Internet et leurs stratégies d’enrôlement. D’après le site religieux La Croix Africa qui révèle l’information, au cours de cette étude, les chercheurs de l’Observatoire se sont intéressés aux vidéos de prédicateurs salafistes diffusés sur les réseaux sociaux. Leur analyse a permis de détecter une stratégie d’enrôlement avec des discours qui, à première vue, peuvent sembler inoffensifs mais qui constituent un terreau fertile pour le radicalisme religieux.

« Le discours qui est utilisé pour parler aux populations est très plat en apparence, mais il y a une stratégie de dissimulation du véritable agenda en attendant que le rapport de force soit favorable… On ne voit rien au premier abord, mais il y a un travail de conditionnement mental et de préparation psychologique pour que les autres formes de discours plus radicaux puissent passer », analyse Bakary Sambe, enseignant-chercheur à l’université Gaston-Berger de Saint-Louis, fondateur du Timbuktu Institute-African Centre for Peace Studies, cité par le journal.

Il explique aussi que la stratégie de ces salafistes est d’« utiliser la modernité technologique pour combattre la modernité sociale ». Ainsi, les réseaux sociaux sont largement utilisés avec la diffusion de nombreuses vidéos qui ont servi de matière première à l’étude de l’Observatoire. Ainsi, la principale cible de ces courants salafistes est la jeunesse confrontée à des problèmes existentiels, au chômage, à la pauvreté, etc.

Notons que ce rapport n’est pas le premier qui pointe du doigt l’utilisation des réseaux sociaux et d’Internet par des radicaux qui essaient de faire véhiculer leurs messages. Dans certains pays comme le Cameroun, la réglementation a évoluée pour prendre en compte cette réalité. Il est de ce fait interdit de publier ou de relayer des contenus multimédias à caractères haineux ou terroriste.
Vendredi 16 Mars 2018
Dakaractu




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