Santé de la Reproduction : Le réseau des parlementaires revendique un décret pour institutionnaliser la journée de lutte contre la mortalité maternelle, néonatale et infanto-juvénile.


L’hôtel Radisson Blu de Dakar a abrité ce lundi 04 Octobre, un forum de plaidoyer du réseau des parlementaires en développement et population pour l’instauration d’une journée nationale de lutte contre la mortalité maternelle, néonatale et infanto juvénile au Sénégal. 

 

Un forum qui a regroupé le Ministère de la Santé et de l’Action Sociale (MSAS), l’UNFPA, l’USAID, la direction du capital humain couvert par le ministère de l’économie du Plan et de la Coopération (MEPC).

La santé reproductive étant une priorité, les parlementaires attendent  la sortie de ce forum « Un décret pour institutionnaliser la journée de la lutte contre les mortalités maternelles, néonatales et juvéniles. »

L’institutionnalisation de cette journée permettra, selon Assane Ndiaye, directeur du capital humain, de renforcer l’amorce à tendance baissière du taux de décès maternelle néonatale infantile.
« 
Nous sommes passés de 850 décès pour 100.000 à 500 décès pour 100.000 naissances », a-t-il déclaré.
« Aujourd’hui, l’espoir est permis avec la création de nouveaux hôpitaux à Touba, Sédhiou et Kédougou », a-t-il ajouté.


« La zone Sud au cœur des préoccupations »

Parmi les stratégies de lutte figurent également la consolidation et le renforcement des acquis en permettant l’accès facile aux soins dans les zones les plus reculées du pays.

C’est l’occasion pour le docteur Amadou Doucouré, représentant du MSAS, de lancer un appel à l’implication des acteurs sanitaires notamment des professionnels de la santé pour l’élargissement du champ de service. « Il faut que les médecins acceptent d’être affectés dans certaines zones reculées car cela permettra d’agir et de minimiser les décès », dira t-il avant de poursuivre « les régions de Kolda, Sédhiou par exemple dénombrent toujours autant de décès maternel, néonatal et juvénile qu’auparavant et c’est déplorable. »


« De 2012 à 2020, plus de 10 milliards ont été dépensés par le gouvernement pour donner des bourses à des généralistes pour qu’ils se spécialisent », termine-t-il.


C’est dire que l’instauration d’une journée dédiée à la lutte contre la mortalité maternelle et infantile constitue un moment fort de plaidoyer auprès des décideurs et permettra en l’occurrence de matérialiser la volonté du président Macky Sall dans le PAP2A jointe à la volonté de l’OMS de faire en sorte d’atteindre le taux « Zéro mortalité » d’ici 2030.


C’est le lieu pour Assane Ndiaye de rappeler la production de 10 rapports sur 14 dans la perspective d’amener des améliorations dans ce domaine. Par ailleurs, il annonce une rencontre sectorielle entre le ministère et l’UNFPA pour faire une mise au point sur les engagements du Sénégal dans cette lutte contre la mortalité maternelle.

Lundi 4 Octobre 2021
Dakaractu




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