À l’instar de leurs compatriotes de l’Intérieur, les Maliens du Sénégal ont organisé un rassemblement pour manifester leur colère suite aux sanctions de la CEDEAO contre leur pays. C’est au port de Dakar, précisément aux Entrepôts maliens sis au Port autonome que des dizaines de maliens se sont donné rendez-vous pour crier leurs courroux, sous la direction des opérateurs économiques et des acteurs du transport routier du corridor Dakar-Bamako. Le slogan était le même pour les orateurs qui se sont passés le micro durant la manifestation. Sans exception, ils ont dénoncé la décision des chefs d’État de la CEDEAO contre leur pays sous prétexte que les autorités de la transition n’ont pas respecté leur engagement de tenir les élections en février 2022.
Mais ce que ne comprend pas Fousseynou Soumano, c’est le fait que le Sénégal ait appliqué la fermeture totale de ses frontières avec le Mali « en ignorant les produits qui avaient fait l’objet d’exemption ». « Quand nous avons appris cela, nous avons pris notre bâton de pèlerin en adressant d’abord un courrier aux autorités de la CEDEAO pour leur rappeler les produits exemptés. Nous avons été entendus dès le lendemain. C’est à la suite de cela que les produits comme les hydrocarbures, le riz, la farine et le blé ont été autorisés », fait savoir le Directeur Général des Entrepôts maliens qui rappelle que leurs inquiétudes n’ont rien à voir avec un sentiment anti-sénégalais. « Nous n’avons rien contre le Sénégal, mais nous défendons notre cher Mali. On réclame nos droits. Ce qui a été dit, il faut que ça se fasse », revendique-t-il. Son compatriote Mohamed Koné n’en demande pas moins.
Chef d’antenne du Conseil malien des transporteurs routiers, il exprime sa stupéfaction de voir le Sénégal suivre les directives de la CEDEAO. « Suite au communiqué des chefs d’État, certains pays comme la Côte d’Ivoire n’ont pas fermé leurs frontières, les produits exemptés ont continué à sortir. Mais à notre grand étonnement fut l’arrêt et la fermeture de la frontière du Sénégal que nous considérons comme un allié sûr », se désole Mohamed Koné.
Représentant du cadre unitaire des syndicats des transports routiers du Sénégal, Gora Khouma n’a pas pris de gants pour rappeler à l’ordre la CEDEAO. « Nous condamnons cette décision médiocre », assume-t-il en expliquant son positionnement par la place qu’occupe le fret malien dans les activités des acteurs du transport routier. « Nous vivons du transport. Si c’était le fret national uniquement, nous n’allions pas investir dans ce secteur. C’est le fret malien qui nous a poussé à investir », rappelle Gora Khouma qui invite le président de la République du Sénégal à revoir sa position en sachant que « sanctionner le Mali, c’est sanctionner le Sénégal.
Pour Mamadou Cor Sène Sarr, le Sénégal a beaucoup à perdre dans ces sanctions. « Je veux rappeler que 70% des marchandises en direction du Mali passent par le Sénégal. Donc, nous sommes aussi bien impactés que le Mali. Les difficultés rencontrées par le Mali le sont également pour le Sénégal », relève le secrétaire général des acteurs portuaires du Sénégal (CAP). Mohamed Koné ajoute : « En moyenne, il y a 400 camions qui quittent le port de Dakar pour le corridor, soit 12 000 camions/mois. En termes de valeur marchande, si mes souvenirs sont bons, ce n’est pas moins de 4 millions de tonnes par an. Ça impacte sur l’activité de transport et de transit ».
Ces chiffres parlent d’eux-mêmes. Et compte tenu du préjudice causé par cette crise, les opérateurs économiques maliens sont en train de se poser des questions sur leur choix de faire passer 70% de leurs activités par Dakar au lieu de diversifier les zones de transit. Pour lui, « à chaque fois qu’il y a une crise de cette nature, les gens apprennent à créer d’autres chemins pour d’autres ports ».
Mais ce que ne comprend pas Fousseynou Soumano, c’est le fait que le Sénégal ait appliqué la fermeture totale de ses frontières avec le Mali « en ignorant les produits qui avaient fait l’objet d’exemption ». « Quand nous avons appris cela, nous avons pris notre bâton de pèlerin en adressant d’abord un courrier aux autorités de la CEDEAO pour leur rappeler les produits exemptés. Nous avons été entendus dès le lendemain. C’est à la suite de cela que les produits comme les hydrocarbures, le riz, la farine et le blé ont été autorisés », fait savoir le Directeur Général des Entrepôts maliens qui rappelle que leurs inquiétudes n’ont rien à voir avec un sentiment anti-sénégalais. « Nous n’avons rien contre le Sénégal, mais nous défendons notre cher Mali. On réclame nos droits. Ce qui a été dit, il faut que ça se fasse », revendique-t-il. Son compatriote Mohamed Koné n’en demande pas moins.
Chef d’antenne du Conseil malien des transporteurs routiers, il exprime sa stupéfaction de voir le Sénégal suivre les directives de la CEDEAO. « Suite au communiqué des chefs d’État, certains pays comme la Côte d’Ivoire n’ont pas fermé leurs frontières, les produits exemptés ont continué à sortir. Mais à notre grand étonnement fut l’arrêt et la fermeture de la frontière du Sénégal que nous considérons comme un allié sûr », se désole Mohamed Koné.
Représentant du cadre unitaire des syndicats des transports routiers du Sénégal, Gora Khouma n’a pas pris de gants pour rappeler à l’ordre la CEDEAO. « Nous condamnons cette décision médiocre », assume-t-il en expliquant son positionnement par la place qu’occupe le fret malien dans les activités des acteurs du transport routier. « Nous vivons du transport. Si c’était le fret national uniquement, nous n’allions pas investir dans ce secteur. C’est le fret malien qui nous a poussé à investir », rappelle Gora Khouma qui invite le président de la République du Sénégal à revoir sa position en sachant que « sanctionner le Mali, c’est sanctionner le Sénégal.
Pour Mamadou Cor Sène Sarr, le Sénégal a beaucoup à perdre dans ces sanctions. « Je veux rappeler que 70% des marchandises en direction du Mali passent par le Sénégal. Donc, nous sommes aussi bien impactés que le Mali. Les difficultés rencontrées par le Mali le sont également pour le Sénégal », relève le secrétaire général des acteurs portuaires du Sénégal (CAP). Mohamed Koné ajoute : « En moyenne, il y a 400 camions qui quittent le port de Dakar pour le corridor, soit 12 000 camions/mois. En termes de valeur marchande, si mes souvenirs sont bons, ce n’est pas moins de 4 millions de tonnes par an. Ça impacte sur l’activité de transport et de transit ».
Ces chiffres parlent d’eux-mêmes. Et compte tenu du préjudice causé par cette crise, les opérateurs économiques maliens sont en train de se poser des questions sur leur choix de faire passer 70% de leurs activités par Dakar au lieu de diversifier les zones de transit. Pour lui, « à chaque fois qu’il y a une crise de cette nature, les gens apprennent à créer d’autres chemins pour d’autres ports ».
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