La Sous-préfecture de Sangalkam a convoqué, pour le jeudi 26 février 2026, une rencontre stratégique portant sur le « partage et la définition des modalités d’accompagnement socio-économique » des communautés riveraines du Centre intégré de Valorisation des Déchets (CIVD) de Déni Youssouf.
Mais sur le terrain, le message est clair : les populations maintiennent leur refus catégorique du projet. À Bambilor, Mbeuth, Gorom 3 et dans plusieurs localités environnantes, les voix s’élèvent avec constance pour rappeler que la zone concernée est une zone à vocation essentiellement agricole.
À Mbeuth, village directement concerné par l’implantation du projet, exploitants agricoles, éleveurs et notables affirment que leurs terres constituent leur principal moyen de subsistance. Le maraîchage, l’élevage et les activités agricoles saisonnières font vivre des centaines de familles.
Pour les habitants, la question ne se limite pas à des mesures d’accompagnement social. « Nous ne négocions pas des compensations. Nous refusons que notre zone agricole devienne une zone de déchets », confient plusieurs acteurs communautaires.
Malgré les concertations initiées par l’administration, les collectifs citoyens et les représentants locaux restent fermes. Ils évoquent : la préservation des terres agricoles, la protection de la nappe phréatique , les risques environnementaux, l’impact sur la santé publique et la survie de l’économie locale. Pour eux, la priorité n’est pas l’accompagnement socio-économique, mais le retrait pur et simple du projet dans cette zone agricole.
Entre nécessité nationale de gestion des déchets et défense des terres agricoles de Bambilor et Mbeuth, le dossier du CIVD de Déni Youssouf reste explosif.
À quelques jours de la rencontre convoquée par la Sous-préfecture, une certitude demeure : la détermination des populations ne faiblit pas...
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