RÉTRO 2020 : CES MANIFESTATIONS QUI ONT SECOUÉ DAKAR ET SES ENVIRONS.

Le milieu politico-social du pays a été émaillé de manifestations au courant de l’année 2020.
Si certains de ces rassemblements de protestation ont été autorisés, d’autres ont justement été interdits sinon sévèrement réprimés. Dakaractu vous plonge dans la série de contestations que l’année écoulée a connues.


La marche pacifique contre la hausse du prix de l’électricité organisée par des organisations rassemblées autour de la coalition « Noo Lank » avec à sa tête Guy Marius Sagna a été l’événement annonciateur d’une année qui sera marquée de contestations contre le régime de Macky Sall.


En effet, le 29 novembre 2019, la coalition a tenu unemanifestation pacifique dans le centre-ville de Dakar où il était question de rejoindre les grilles du palais présidentiel pour attirer l’attention des autorités sur la hausse du prix de l’électricitéGuy Marius Sagna, Dr Babacar Diop, Papis Djim, Leuz Def Tekk, Pape Abdoulaye Touré, Souleymane Diockou, Malick Biaye, Diao Diallo et Ousmane Sarr de la plateforme se verront arrêtés devant le palais présidentiel. Ils seront tous inculpépour « participation à un rassemblement non autorisé ». 

MANIFESTATION « NOO LANK », « SALE TEMPS » POUR LES JOURNALISTES

Dans le même mois où l’année 2019 poursuit sa marche vers sa fermeture, la plateforme « Noo Lank » ne décolère pas malgré l’arrestation de quelques un de ses militants. Elle passe à la vitesse supérieure et regagne la rue pour une manifestation interdite sur la hausse du prix de l’électricité. Cette fois, ce sera sans Guy Marius et ses camarades qui avaient ouvert le bal de la contestation. Les militants ciblent la place de l’indépendance pour y tenir un sit-in, mais ce sera sans succès avec la détermination des forces de défense et de sécurité qui ont pris toutes leurs dispositions pour les   empêcher. Lesartères menant à la mythique place ont été toues barricadées.Nous sommes le 20 décembre 2019.


Lors de cette manifestation réprimée, plusieurs arrestations seront faites et parmi les interpellés y figurent des journalistes. 

Les professionnels des médias sont indésirables aux alentours de la place de l’indépendance. Le traitement dont ils ont bénéficié de la part des forces de sécurité témoigne des difficiles conditions d’exercice de leur profession qui est pourtant un droit inaliénable consacré et reconnu par la constitution sénégalaiseLes axes menant à la mythique place de l’indépendance leur ont été totalement fermés et pour les plus téméraires, ils ne manqueront pas d’essuyer des attaques au gaz lacrymogène.


La manifestation s’estompera cependant mais pour une courte durée. 2 mois vont s’écouler duradurant esquels des militants de « Noo Lank » arrêtés au même titre que Guy Marius Sagnase verront relaxés des poursuites qui avaient été retenues contre eux mais le leader de la coalition lui, reste en prison.

Guy Marius entame son quatrième mois de détention pour avoir manifesté pacifiquement contre la hausse du prix de l'électricité scandent sur tous les toits ses camarades. Le 28 février ces derniers reprennent la rue pour exiger sa libération immédiate.

 

CORONAVIRUS AU SENEGAL, MANIFESTATIONS ET HEURTS A DAKAR CONTRE LE COUVRE-FEU

Autres événements qui ont marqué l’année socio-politique, les manifestations contre le couvre-feu.

Alors que le Sénégal est vivement entré dans la phase de riposte contre le coronavirus qui secoue le monde, les populations ont été contraintes dans leur liberté d’aller et de venir pour cause de l’état d’urgence et de siège assorti d’un couvre-feu qui est en vigueur dans tout le pays depuis près de 3 mois mais aux yeux des citoyens les restrictions perdurent et commencent à agacer.


Entre le 3 et le 4 juin, la contestation éclate à Dakar, à Touba, Mbacké et dans plusieurs autres localités du pays. Au moment où le pays comptabilise 3 932 contaminations et 45 décès, les manifestants réclament la levée des restrictions. La police sénégalaise a interpellé pour cette période plus de 70 personnes. 

 

LES RESSORTISSANTS GUINEENS DANS LES RUES DE DAKAR CONTRE UN 3ème MANDAT POUR CONDE

La capitale dakaroise a également été un lieu de contestation pour les ressortissants guinéens au Sénégal.


Le 30 octobre, des dizaines de milliers de guinéens déferlentdans les rues de Dakar pour protester contre la victoire proclamée d’Alpha Condé par la CENI, après le scrutin présidentiel du 18 octobre. Les guinéens résidents sont passés par la voie légale pour bénéficier d’une autorisation de marcher.


 

 

MANIFESTATION CONTRE LE DROIT AU BLASPHÈME EN FRANCE …

Début Novembre, des milliers de personnes se sontrassemblées à la place de la nation de Dakar pour exprimer leur mécontentement contre les propos blasphématoires du président français Emmanuel Macron sur les caricatures du prophète Mouhamed (Psl). La sortie du patron de l’Elyséeirrite la communauté religieuse internationale. Elle fait suite à l'assassinat du professeur français d'histoire et de géographie,Samuel Paty, lâchement décapité par un jeune islamisteradicalisé.


Les fidèles musulmans ont sonné la mobilisation pourdénoncer les caricatures envers leur référence et condamner la défense par le président français du droit à la satire au nom de la liberté d'expression.

Le drapeau français et le portrait du président Macron n’ont pas échappé à la colère des protestantsIls ont été publiquement incendiés.

Pour tous les manifestants, réunis à l'appel d'organisations, il s'agissait d'exprimer un mécontentement profond.

Les propos du président français avaient choqué plus d’uns dans un pays qui comptabilise quelques 95% de musulmans.


Vendredi 1 Janvier 2021
Dakaractu




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