Promotion de l’Origine Sénégal pour les produits horticoles (légumes et fruits) : le Dr Macoumba Diouf à la tête d’une délégation au salon MACFRUT (Italie), magnifie les prouesses du PSE et expose les opportunités du PAP2A.

Sur invitation de l’Agence Internationale de Coopération Italienne (AICS), et pour sa 5ème participation au salon MACFRUT, le Sénégal a été représenté par une forte délégation envoyée par le ministre de l’Agriculture et de l’Équipement Rural, le Professeur Moussa Baldé.


Outre les responsables de structures nationales du MAER telles la Direction de l’Horticulture, le Dr Macoumba Diouf, et la Direction de l’Analyse et de la Prévision des Statistiques Agricoles (DAPSA), le Dr Ibrahima Mendy, et de la Fondation Origine Sénégal pour les fruits et légumes (FOS/FL), et M. Karadi Sidibé, Administrateur Général, la délégation du MAER comprend des Coordonnateurs de projets (PIESAN et PAIS/PAPSEN), des responsables de plateformes paysannes, des responsables d’organisations faîtières/Interprofessions (filières mangue, carotte, acajou) de sociétés coopératives, de PME, et de start-up horticoles.
 
Ledit salon a également enregistré la participation du Conseil Sénégalais des Chargeurs (COSEC), sous la direction de M. Mamadou Ndione, son Directeur Général, de la représentation diplomatique (ambassade du Sénégal en Italie) ainsi que des entreprises horticoles intervenant dans plusieurs filières et sur différents maillons de la chaîne de valeur et sponsorisées par le COSEC. Le stand du MAER et celui du COSEC ont été parmi les grandes attractions, comme à l’accoutumée.
 
L’occasion a été donnée aux participants sénégalais d’échanger avec les opérateurs internationaux sur l’offre exportable de notre pays dans le sous-secteur de l’Horticulture où les exportations sont passées de 56.000 tonnes en 2012 à 117.000 tonnes en 2021 avec un pic de 120.000 tonnes en 2018 pour des rentrées de devises chiffrées entre 70 et 75 milliards par an au cours des 4 dernières années, et portant sur une quinzaine de commodités dont la mangue occupe le peloton de tête, à la faveur de la mise en œuvre du PSE, donc à la vision du Chef de l’État, Son Excellence Monsieur Macky Sall.
 
Les échanges ont concerné le partenariat pour exploiter des opportunités d’investissement au Sénégal dans le cadre de la promotion des Investissements Directs Étrangers (IDE) dans l’Horticulture dont le potentiel exploitable demeure énorme. Il convient d’ailleurs que ce sous-secteur constitue de façon indéniable une part importante de la solution pour la souveraineté alimentaire et nutritionnelle, pour la création massive d’emplois décents et durables pour les jeunes, pour l’autonomisation des femmes et pour une croissance inclusive et durable.
 
Toutefois, les pertes post-récolte qui se chiffrent entre 25 et 30% représentent une limite majeure pour la valorisation des productions passées de 905 000 tonnes en 2012 à 1 583 000 tonnes en 2021, et des exportations horticoles. Conséquemment, l’accent a été particulièrement mis sur les opportunités d’investissement du secteur privé dans la réalisation d’infrastructures de stockage et de conservation (magasin aéré, chambres froides…) et la transformation agro-alimentaire (tomate, mangue, oignons, etc...) pour lesquelles, des solutions technologiques ont été exposées allant de la taille de l’exploitation familiale ou la Petite et Moyenne Entreprise (PME) à celle de l’agrobuisness.
 
Cependant, un accent particulier a été également mis sur la modernisation des pratiques horticoles à travers la mécanisation et un meilleur accès aux principales innovations technologiques, car c’est à ce prix que les jeunes notamment, consentiront à retourner (ou à rester) à la terre dans leurs zones d’origine respectives avec une agriculture qui nourrit son homme parce que suffisamment productive, compétitive, diversifiée et durable.
 
Enfin, la participation à ce salon a permis d’envisager des projets pilotes avec les représentants de l’Agence Internationale de Coopération), respectivement, dans les domaines de la maîtrise de l’eau avec le traitement de l’eau agricole (eau de forages du bassin arachidier par exemple trop chargée pour les cultures horticoles) et la transformation (mangue, tomate, d’oignons…) utilisant des technologies adaptées, à hauteur d’homme (petites à moyennes unités et mobiles).
Mardi 10 Mai 2022
Dakaractu



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