L’affaire des supporters sénégalais arrêtés au Maroc en marge de la finale de la Coupe d’Afrique des Nations continue de susciter interrogations et controverses. Derrière les rumeurs, les interprétations hâtives et les « légendes » savamment entretenues, Libération révèle les dessous d’un dossier bien plus complexe qu’il n’y paraît.
Selon Libération, le tribunal de Rabat a finalement renvoyé au 29 janvier prochain le procès des dix supporters sénégalais interpellés à l’issue de la finale de la CAN. Ils sont poursuivis pour des faits de « vandalisme et violences sur les forces de l’ordre », des accusations que les intéressés contestent formellement. Jusqu’à ce vendredi, un flou total entourait la suite réservée à leur demande de liberté provisoire sous caution, introduite par leurs avocats. Une incertitude d’autant plus grande que la date du procès coïncide avec une grève annoncée des avocats marocains, ce qui pourrait encore retarder la procédure.
D’après les informations de Libération, au cœur de ce dossier se trouve un élément déterminant : un problème de communication. L’un des avocats de la défense, Me Patrick Kabou, apporte une version des faits radicalement différente de celle qui circule. « Ils n’ont jamais eu l’intention d’envahir la pelouse. Ils étaient collés à la grille et il y a eu un énorme mouvement de protestation derrière eux. Pour ne pas se faire écraser, ils ont franchi la grille », explique l’avocat.
Toujours selon ce dernier, la situation a dégénéré lorsque les supporters ont tenté de faire comprendre aux forces de l’ordre qu’ils avaient agi par instinct de survie. « Malheureusement, l’un des supporters a reçu un coup. Il a voulu demander pourquoi il était frappé, avant d’en recevoir un autre. Il a alors riposté, d’autant plus que son interlocuteur s’était emparé d’une chaise », poursuit Me Kabou dans les colonnes de Libération. Pour la défense, l’incident est né d’un malentendu linguistique : les supporters s’exprimaient en wolof, tandis que les forces de l’ordre parlaient arabe, rendant toute explication immédiate impossible.
Le journal dénonce par ailleurs des informations « orientées » ayant circulé autour de l’arrestation supposée d’un ressortissant algérien aux côtés des supporters sénégalais. Libération précise que s’il est bien d’origine algérienne, Lyece Mouri est un citoyen né le 26 mars 1998 à Paris, dans le 6ᵉ arrondissement. Il aurait été interpellé bien après la fin du match, alors qu’il célébrait simplement la victoire en compagnie de supporters sénégalais.
Selon Libération, le tribunal de Rabat a finalement renvoyé au 29 janvier prochain le procès des dix supporters sénégalais interpellés à l’issue de la finale de la CAN. Ils sont poursuivis pour des faits de « vandalisme et violences sur les forces de l’ordre », des accusations que les intéressés contestent formellement. Jusqu’à ce vendredi, un flou total entourait la suite réservée à leur demande de liberté provisoire sous caution, introduite par leurs avocats. Une incertitude d’autant plus grande que la date du procès coïncide avec une grève annoncée des avocats marocains, ce qui pourrait encore retarder la procédure.
D’après les informations de Libération, au cœur de ce dossier se trouve un élément déterminant : un problème de communication. L’un des avocats de la défense, Me Patrick Kabou, apporte une version des faits radicalement différente de celle qui circule. « Ils n’ont jamais eu l’intention d’envahir la pelouse. Ils étaient collés à la grille et il y a eu un énorme mouvement de protestation derrière eux. Pour ne pas se faire écraser, ils ont franchi la grille », explique l’avocat.
Toujours selon ce dernier, la situation a dégénéré lorsque les supporters ont tenté de faire comprendre aux forces de l’ordre qu’ils avaient agi par instinct de survie. « Malheureusement, l’un des supporters a reçu un coup. Il a voulu demander pourquoi il était frappé, avant d’en recevoir un autre. Il a alors riposté, d’autant plus que son interlocuteur s’était emparé d’une chaise », poursuit Me Kabou dans les colonnes de Libération. Pour la défense, l’incident est né d’un malentendu linguistique : les supporters s’exprimaient en wolof, tandis que les forces de l’ordre parlaient arabe, rendant toute explication immédiate impossible.
Le journal dénonce par ailleurs des informations « orientées » ayant circulé autour de l’arrestation supposée d’un ressortissant algérien aux côtés des supporters sénégalais. Libération précise que s’il est bien d’origine algérienne, Lyece Mouri est un citoyen né le 26 mars 1998 à Paris, dans le 6ᵉ arrondissement. Il aurait été interpellé bien après la fin du match, alors qu’il célébrait simplement la victoire en compagnie de supporters sénégalais.
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