Moustapha Diatta : “Je n'ai pas aidé Ndèye Sy Keita à rejoindre son mari en Libye (...) Je voulais être policier...”


Moustapha Diatta : “Je n'ai pas aidé Ndèye Sy Keita à rejoindre son mari en Libye (...) Je voulais être policier...”
Si Moustapha Diatta a des démêlés avec dame justice, c'est après avoir aidé la dame Ndèye Sy Keita, Penda Keita de son vrai nom, à rejoindre son mari Abdallah Bâ en Libye avec ses enfants. 
C'est du moins, ce qui est reproché à l'agent immobilier qui comparait actuellement devant la chambre criminelle à formation spéciale. Mais Moustapha Diatta s'est lavé à grande eau. Tout ce qu'il a consenti à dire, c'est d'avoir été appelé à la rescousse par Ndèye Sy Keita lors d'une visite de courtoisie qu'il a effectuée auprès de cette dernière. “Elle m'a demandé de lui trouver un extrait pour sa fille. J'ai accepté sa requête, mais lorsque je suis allé à l'état civil d'Abass Ndao avec sa photocopie d'identité et celle de son mari, ils m'ont fait comprendre qu'ils ne pouvaient pas délivrer d'extrait sans la présence du père. Je l'ai fait savoir à Ndèye Sy Keita”, retrace l'accusé qui se défend d'avoir joué un quelconque rôle dans le voyage de l'épouse de son ami Abdallah Bâ. Voyage qu'il avoue avoir appris par le biais de la mère de Ndèye Sy Keita.
Sur les raisons qui ont poussé son ami Abdallah Bâ à quitter le Sénégal pour la Libye, Moustapha Diatta a évoqué “la recherche d'un avenir meilleur, mais aussi d'une terre où la charia est appliquée”. Lorsqu'il a entendu des rumeurs sur la mort d'Abdallah Bâ au combat, Moustapha Diatta admet avoir vérifié l'information auprès d'Abdourahmane Mendy, un combattant sénégalais qui était très actif sur les réseaux sociaux. Selon Diatta, Abdourahmane Mendy a mis fin à ses doutes en lui confirmant la mort de son ami Abdallah Bâ, mais aussi celle d'Abdallah Dièye qu'il avait connu par le biais du premier nommé. L'agent de recouvrement comme il se présente, reconnait aussi avoir rendu visite une fois à l'épouse d'Abdallah Dièye qui habitait dans le daara de l'Imam Ndao, mais “c'était pour l'assister comme c'était de coutume dans notre association de Dahwa”. “À cette occasion, j'ai vu Imam Ndao avec qui, nous avons parlé de religion, hormis les questions que Boubacar Decoll Ndiaye voulait lui poser”, a ajouté l'accusé. Qui a nié toute relation avec des jihadistes résidant au Mali ou en Côte d'Ivoire.
Moustapha, le "justicier"
Plus préoccupé par sa personnalité, ses avocats ont fait ressortir le coté humanitaire de leur client. Sur cette lancée, Me Ousseynou Ngom a réussi à ressusciter des épisodes de la vie de l'accusé jusque-là cachées. Ainsi, on apprendra que Moustapha Diatta qui a fait le service militaire à Bango “pour devenir policier” a eu à se frotter à des agresseurs pour voler au secours de citoyens vulnérables. “Entre 96 et 97, les agressions étaient monnaie courante à Dakar. Je me suis dit que si j'entrais dans la police, je contribuerais à y mettre un terme. Malheureusement, mon rêve ne s'est pas réalisé, il n'empêche je n'ai pas lâché l'affaire. J'ai décidé d'aider mes concitoyens qui seraient malmenés par des malfaiteurs. Un jour, j'ai été confronté à des agresseurs de 8 heures à 12 heures”, témoigne Moustapha Diatta.
Mercredi 25 Avril 2018
Dakaractu



Nouveau commentaire :
Facebook Twitter



Dans la même rubrique :
QUI EST EN CRISE !

QUI EST EN CRISE ! - 17/07/2018