Le ministre de l’Énergie, du Pétrole et des Mines, Birame Soulèye Diop, a prononcé le discours d’ouverture de la session de formation du groupe de travail WP7 du programme PanAfGeo+, consacrée à l’hydrogéologie. La cérémonie, présidée par le ministre lui-même, s’est tenue à Dakar, en présence des ambassadeurs de l’Union européenne, de la France et de la Finlande au Sénégal, ainsi que d’experts issus des services géologiques d’Europe et d’Afrique.
Dans son discours, le ministre Diop a d’emblée posé le cadre stratégique de la rencontre. « L’eau souterraine est aujourd’hui reconnue comme un pilier fondamental de notre souveraineté nationale », a-t-il affirmé. Il cite ainsi son rôle dans la sécurité alimentaire via l’agriculture irriguée, l’approvisionnement en eau potable des populations rurales et urbaines, et le développement industriel du pays. Dans un Sahel soumis à une variabilité climatique croissante, les aquifères constituent, selon lui, « la principale assurance-vie de nos écosystèmes et de nos économies ».
Le ministre a par ailleurs insisté sur le lien étroit entre exploitation minière et gestion des ressources hydriques, alors que le Sénégal traverse « une phase historique » du développement de son industrie extractive. Il a désigné l’hydrogéologie comme « la discipline pivot » permettant d’évaluer les impacts des activités minières sur la quantité et la qualité des eaux, de concevoir des systèmes de drainage efficaces et de mettre en œuvre des stratégies de réutilisation des eaux de mine. « Seule la maîtrise des outils hydrogéologiques les plus avancés nous permettra de faire de l’industrie minière un levier de développement durable », a-t-il déclaré.
Birame Soulèye Diop a également rappelé que le Sénégal assure, aux côtés des Émirats arabes unis, la co-présidence de la Conférence des Nations unies sur l’Eau prévue à Abu Dhabi en décembre 2026. Quelques semaines plus tôt, Dakar avait accueilli une réunion préparatoire de haut niveau au cours de laquelle le président Bassirou Diomaye Faye avait lancé un appel solennel : « l’urgence, c’est maintenant ». La session du WP7 s’inscrit ainsi dans la Décennie d’action pour l’eau et contribue à l’atteinte de l’ODD n°6 relatif à l’accès à l’eau propre et à l’assainissement.
Dans son discours, le ministre a rendu un hommage appuyé au Professeur Serigne Faye, référence scientifique incontestée pour ses travaux sur les ressources en eau du Sénégal et de la sous-région, ainsi qu’à la Direction de la gestion et de la planification des ressources en eau (DGPRE) pour sa contribution logistique à l’atelier. Il a également remercié l’Union européenne pour le financement du programme, et les partenaires techniques que sont le BRGM et le Service géologique de Finlande pour leur appui de longue date.
S’adressant directement aux participants, Birame Soulèye Diop les a exhortés à faire de cette session « un moment d’échange intense et d’apprentissage mutuel », et à construire durablement un réseau solide de professionnels africains compétents en hydrogéologie, gage, selon lui, de la souveraineté scientifique et technique du continent.
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