Une relation de confiance devenue affaire judiciaire
À la barre, M. C. Tall, âgé de 33 ans, comparaissait pour association de malfaiteurs, charlatanisme et escroquerie. Face à lui, M. S. Ba, retraité de plus de 60 ans, racontait ce qu’il présente comme une descente aux enfers.
Selon L’Observateur, tout serait parti d’une relation de confiance entre les deux hommes, qui se connaissaient depuis près de cinq ans dans le cadre du commerce de l’arachide.
C’est dans ce contexte que M. C. Tall aurait orienté le retraité vers son oncle, M. Diamanka, lequel l’aurait ensuite mis en relation avec un marabout installé à Kolda.
Bains mystiques, sacrifices et promesses de visas
Le retraité affirme qu’à partir de ce moment, sa vie aurait basculé. Souffrant de problèmes de santé et souhaitant voir prospérer ses affaires, il dit avoir suivi les recommandations du marabout.
Ces prescriptions auraient inclus des bains mystiques, des sacrifices, des prières et diverses offrandes censées lever des blocages. Le marabout lui aurait aussi promis de faciliter l’obtention de visas pour ses enfants grâce à un prétendu intermédiaire.
Persuadé d’agir pour le bien de sa famille, le retraité affirme avoir multiplié les transferts d’argent, jusqu’à perdre près de 8 millions FCFA.
La partie civile évoque un réseau organisé
Pour l’avocat de la partie civile, M. C. Tall ne pouvait pas être considéré comme un simple intermédiaire. Il aurait joué, selon cette thèse, un rôle central dans le système dénoncé.
La robe noire a évoqué l’existence d’un réseau composé de plusieurs personnes agissant de concert pour manipuler psychologiquement la victime. Des relevés de transferts et un enregistrement vocal ont été produits à l’audience pour appuyer cette version.
Dans cet enregistrement, M. C. Tall expliquerait à la victime certaines prescriptions attribuées au marabout, notamment des recommandations religieuses et mystiques.
La défense conteste tout rôle frauduleux
M. C. Tall a nié toute manœuvre frauduleuse. Il a reconnu avoir mis le retraité en relation avec son oncle dans le cadre d’une activité commerciale liée à l’arachide, mais a affirmé n’avoir jamais reçu directement l’argent dénoncé.
Il a également indiqué avoir simplement récupéré deux bouteilles de bains mystiques remises au plaignant, tout en affirmant ignorer toute manœuvre frauduleuse.
Ses avocats ont insisté sur les déclarations de la partie civile, qui aurait reconnu avoir traité directement avec le marabout pour les offrandes, avec l’oncle pour le commerce d’arachide et avec une autre personne pour les démarches de visas.
Les juges relaxent le prévenu
Le ministère public s’en est remis à la sagesse du tribunal. Après examen du dossier, les juges ont estimé que les charges étaient insuffisantes pour établir la participation de M. C. Tall aux faits d’association de malfaiteurs, de charlatanisme et d’escroquerie.
M. C. Tall a donc été renvoyé des fins de la poursuite. Le tribunal a également rejeté la constitution de partie civile de M. S. Ba, jugée mal fondée.
À la barre, M. C. Tall, âgé de 33 ans, comparaissait pour association de malfaiteurs, charlatanisme et escroquerie. Face à lui, M. S. Ba, retraité de plus de 60 ans, racontait ce qu’il présente comme une descente aux enfers.
Selon L’Observateur, tout serait parti d’une relation de confiance entre les deux hommes, qui se connaissaient depuis près de cinq ans dans le cadre du commerce de l’arachide.
C’est dans ce contexte que M. C. Tall aurait orienté le retraité vers son oncle, M. Diamanka, lequel l’aurait ensuite mis en relation avec un marabout installé à Kolda.
Bains mystiques, sacrifices et promesses de visas
Le retraité affirme qu’à partir de ce moment, sa vie aurait basculé. Souffrant de problèmes de santé et souhaitant voir prospérer ses affaires, il dit avoir suivi les recommandations du marabout.
Ces prescriptions auraient inclus des bains mystiques, des sacrifices, des prières et diverses offrandes censées lever des blocages. Le marabout lui aurait aussi promis de faciliter l’obtention de visas pour ses enfants grâce à un prétendu intermédiaire.
Persuadé d’agir pour le bien de sa famille, le retraité affirme avoir multiplié les transferts d’argent, jusqu’à perdre près de 8 millions FCFA.
La partie civile évoque un réseau organisé
Pour l’avocat de la partie civile, M. C. Tall ne pouvait pas être considéré comme un simple intermédiaire. Il aurait joué, selon cette thèse, un rôle central dans le système dénoncé.
La robe noire a évoqué l’existence d’un réseau composé de plusieurs personnes agissant de concert pour manipuler psychologiquement la victime. Des relevés de transferts et un enregistrement vocal ont été produits à l’audience pour appuyer cette version.
Dans cet enregistrement, M. C. Tall expliquerait à la victime certaines prescriptions attribuées au marabout, notamment des recommandations religieuses et mystiques.
La défense conteste tout rôle frauduleux
M. C. Tall a nié toute manœuvre frauduleuse. Il a reconnu avoir mis le retraité en relation avec son oncle dans le cadre d’une activité commerciale liée à l’arachide, mais a affirmé n’avoir jamais reçu directement l’argent dénoncé.
Il a également indiqué avoir simplement récupéré deux bouteilles de bains mystiques remises au plaignant, tout en affirmant ignorer toute manœuvre frauduleuse.
Ses avocats ont insisté sur les déclarations de la partie civile, qui aurait reconnu avoir traité directement avec le marabout pour les offrandes, avec l’oncle pour le commerce d’arachide et avec une autre personne pour les démarches de visas.
Les juges relaxent le prévenu
Le ministère public s’en est remis à la sagesse du tribunal. Après examen du dossier, les juges ont estimé que les charges étaient insuffisantes pour établir la participation de M. C. Tall aux faits d’association de malfaiteurs, de charlatanisme et d’escroquerie.
M. C. Tall a donc été renvoyé des fins de la poursuite. Le tribunal a également rejeté la constitution de partie civile de M. S. Ba, jugée mal fondée.
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