Interpellé par un journaliste basée en Éthiopie sur la manière dont l'AFRICOM veille à ce que ses partenariats de sécurité renforcent l'autonomie stratégique des États africains plutôt que de servir la compétition géopolitique entre grandes puissances, le commandant américain en Afrique, le Général Dagvin R.M. Anderson, a assuré que l'approche des États-Unis repose avant tout sur les besoins exprimés par les pays partenaires.
Qualifiant cette interrogation d'« excellente question », le responsable militaire américain a insisté sur la nécessité de permettre aux États africains de développer des réponses adaptées à leurs propres réalités. « Il s'agit de permettre à nos partenaires africains de trouver des solutions adaptées à leur situation, tout en tenant compte de l'interaction essentielle entre sécurité et économie », a-t-il expliqué.
Selon lui, le développement économique et la sécurité sont indissociables. « Parfois, un investissement économique crée les conditions d'une stabilité durable. Certes, un minimum de sécurité est indispensable au développement économique, mais ces deux dimensions se renforcent mutuellement. Elles doivent donc progresser ensemble », a-t-il déclaré.
Le Général Anderson a également souligné que les initiatives mises en œuvre doivent être adaptées aux réalités locales pour produire des résultats durables.
« Pour réussir, ces démarches doivent tenir compte des cultures, des coutumes et des réalités propres à chaque pays. Elles nécessitent des investissements du pays concerné, mais aussi de partenaires internationaux prêts à accompagner ces efforts », a-t-il ajouté.
Évoquant les intérêts américains sur le continent, le commandant d'AFRICOM a reconnu que Washington défend naturellement ses propres intérêts, tout en affirmant privilégier une logique de bénéfices mutuels.
« Lorsque les États-Unis investissent, ils défendent leurs intérêts. Toutefois, nous privilégions des investissements fondés sur des intérêts partagés, qu'il s'agisse du développement, des opportunités économiques ou des bénéfices en matière de sécurité pour toutes les parties », a-t-il indiqué.
Pour le responsable militaire, cette approche permet d'éviter que les partenariats soient uniquement dictés par la rivalité entre puissances mondiales. « Toutes les nations sont en concurrence et cherchent à défendre les intérêts de leurs populations. Pour notre part, nous nous concentrons sur ce que les États-Unis peuvent apporter, plutôt que sur ce que font les autres pays. Il appartient ensuite à nos partenaires d'évaluer ce qui répond le mieux à leurs besoins », a-t-il affirmé.
Enfin, le Général Dagvin R.M. Anderson a mis en avant les principaux atouts que les États-Unis proposent à leurs partenaires africains, citant notamment leur expertise en matière de lutte contre le terrorisme, leurs capacités militaires, leurs services de renseignement, ainsi que les opportunités offertes par les universités américaines, les investissements du secteur privé et les échanges économiques. Selon lui, cette combinaison constitue une véritable valeur ajoutée pour les pays africains engagés dans le renforcement de leur sécurité et de leur développement.
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