Des vidéos TikTok pour séduire les victimes
L’affaire « Manko Groupe » a éclaté après une série de plaintes déposées devant le Tribunal d’instance de Pikine-Guédiawaye. Selon L’observateur, toutes les victimes désignent les mêmes personnes : N.P. Diao et S. Guèye, présentées comme responsables d’une structure dénommée « Manko Groupe ».
Les deux jeunes femmes auraient utilisé les réseaux sociaux, notamment TikTok, pour attirer des personnes à la recherche de financements pour des projets personnels ou professionnels.
Dans des vidéos soigneusement mises en scène, elles promettaient des financements à des centaines de personnes. Le principe présenté aux victimes était simple : cotiser régulièrement pendant une durée déterminée pour espérer recevoir ensuite un apport financier plus important.
Un système proche de la tontine
Derrière cette promesse, l’enquête décrit un système proche de la tontine, mais sans garantie réelle de transparence. Les victimes, souvent des femmes, des commerçantes ou des ménagères, étaient invitées à verser des cotisations hebdomadaires ou mensuelles.
En échange, elles se voyaient promettre un financement pouvant atteindre plusieurs centaines de milliers de FCFA. Mais, selon L’observateur, les fonds collectés n’étaient jamais reversés.
Après avoir accumulé une somme jugée importante, les deux gérantes auraient disparu, laissant les cotisants sans nouvelles, sans argent et sans recours.
Une interpellation à Guédiawaye
Le 1er juillet 2026, un policier en service au commissariat de Golf signale la présence de S. Guèye à la cité Alioune Sow, derrière le commissariat. Une équipe de la Brigade de recherches se rend aussitôt sur place et interpelle la suspecte, âgée de 22 ans et domiciliée à Guédiawaye.
D’abord réticente et refusant toute collaboration, elle nie être la gérante et se présente comme une simple secrétaire. Mais après un interrogatoire serré, elle reconnaît les enquêteurs à un autre domicile de la cité Alioune Sow, où sa complice présumée, N.P. Diao, âgée de 29 ans, est interpellée.
Des plaintes en cascade
Selon L’observateur, une trentaine de plaintes ont été déposées à ce jour, en plus d’une dizaine de soit-transmis du parquet. Les victimes viennent de plusieurs quartiers populaires de Pikine, Guédiawaye et Dakar.
Les montants versés varient de quelques milliers à plusieurs centaines de milliers de FCFA. Certaines victimes auraient cotisé pendant plus de deux ans.
Au total, le préjudice pourrait s’élever à plusieurs millions de FCFA, voire dépasser les 10 millions selon l’évolution de l’enquête.
Les gérantes contestent une partie des faits
Lors de son audition, N.P. Diao a reconnu devoir de l’argent aux plaignants, mais a rejeté la responsabilité sur d’autres membres de la structure. Elle affirme que certains collaborateurs auraient arrêté de cotiser après avoir reçu leur part.
Une version que les enquêteurs jugent peu crédible. Les deux femmes ont été placées en garde à vue pour escroquerie et abus de confiance. Elles seront déférées au parquet à l’issue de l’enquête.
L’enquête se poursuit afin d’identifier d’éventuels complices et d’évaluer l’ensemble du préjudice. Cette affaire met en lumière les risques liés aux promesses financières diffusées sur les réseaux sociaux, en particulier lorsqu’elles ciblent des personnes vulnérables ou à la recherche de moyens pour financer leurs activités.
L’affaire « Manko Groupe » a éclaté après une série de plaintes déposées devant le Tribunal d’instance de Pikine-Guédiawaye. Selon L’observateur, toutes les victimes désignent les mêmes personnes : N.P. Diao et S. Guèye, présentées comme responsables d’une structure dénommée « Manko Groupe ».
Les deux jeunes femmes auraient utilisé les réseaux sociaux, notamment TikTok, pour attirer des personnes à la recherche de financements pour des projets personnels ou professionnels.
Dans des vidéos soigneusement mises en scène, elles promettaient des financements à des centaines de personnes. Le principe présenté aux victimes était simple : cotiser régulièrement pendant une durée déterminée pour espérer recevoir ensuite un apport financier plus important.
Un système proche de la tontine
Derrière cette promesse, l’enquête décrit un système proche de la tontine, mais sans garantie réelle de transparence. Les victimes, souvent des femmes, des commerçantes ou des ménagères, étaient invitées à verser des cotisations hebdomadaires ou mensuelles.
En échange, elles se voyaient promettre un financement pouvant atteindre plusieurs centaines de milliers de FCFA. Mais, selon L’observateur, les fonds collectés n’étaient jamais reversés.
Après avoir accumulé une somme jugée importante, les deux gérantes auraient disparu, laissant les cotisants sans nouvelles, sans argent et sans recours.
Une interpellation à Guédiawaye
Le 1er juillet 2026, un policier en service au commissariat de Golf signale la présence de S. Guèye à la cité Alioune Sow, derrière le commissariat. Une équipe de la Brigade de recherches se rend aussitôt sur place et interpelle la suspecte, âgée de 22 ans et domiciliée à Guédiawaye.
D’abord réticente et refusant toute collaboration, elle nie être la gérante et se présente comme une simple secrétaire. Mais après un interrogatoire serré, elle reconnaît les enquêteurs à un autre domicile de la cité Alioune Sow, où sa complice présumée, N.P. Diao, âgée de 29 ans, est interpellée.
Des plaintes en cascade
Selon L’observateur, une trentaine de plaintes ont été déposées à ce jour, en plus d’une dizaine de soit-transmis du parquet. Les victimes viennent de plusieurs quartiers populaires de Pikine, Guédiawaye et Dakar.
Les montants versés varient de quelques milliers à plusieurs centaines de milliers de FCFA. Certaines victimes auraient cotisé pendant plus de deux ans.
Au total, le préjudice pourrait s’élever à plusieurs millions de FCFA, voire dépasser les 10 millions selon l’évolution de l’enquête.
Les gérantes contestent une partie des faits
Lors de son audition, N.P. Diao a reconnu devoir de l’argent aux plaignants, mais a rejeté la responsabilité sur d’autres membres de la structure. Elle affirme que certains collaborateurs auraient arrêté de cotiser après avoir reçu leur part.
Une version que les enquêteurs jugent peu crédible. Les deux femmes ont été placées en garde à vue pour escroquerie et abus de confiance. Elles seront déférées au parquet à l’issue de l’enquête.
L’enquête se poursuit afin d’identifier d’éventuels complices et d’évaluer l’ensemble du préjudice. Cette affaire met en lumière les risques liés aux promesses financières diffusées sur les réseaux sociaux, en particulier lorsqu’elles ciblent des personnes vulnérables ou à la recherche de moyens pour financer leurs activités.
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