MAGAL 2026- Les commerçants de « ACIS » frustrés par l’absence d’économie endogène pour mieux capter les 250 milliards générés par le 18 Safar


Sous la présence effective de Cheikh Bassirou Mbacke Abdou Khadre, l’Association des Commerçants et Industriels du Sénégal (ACIS), à travers sa section de Touba, a organisé ce week-end des réflexions et d’échanges  dans le cadre d’un  forum baptisé  « Waajal Magalu Touba ». Cette rencontre de réflexion économique était placée sous le signe de la souveraineté et de la valorisation des retombées du Grand Magal. 

Selon les études universitaires et les projections économiques, le Magal de Touba génère chaque année plus de 250 milliards de francs CFA injectés dans l’économie nationale. Un montant considérable, mais qui, selon l’ACIS, profite encore trop peu au tissu économique local. « Ces milliards générés, en raison de consommation et de services, retournent pour l’essentiel en Europe ou dans la sous-région », a déploré Omar Cissé, l’un des organisateurs du forum. Face à ce constat, l’ACIS plaide pour une réorientation des flux vers une économie endogène, c’est-à-dire ancrée dans les ressources et les capacités locales.

Le thème central du forum – « Le Magal de Touba, un levier stratégique pour le développement économique » – a permis d’explorer les voies et moyens d’une meilleure appropriation des retombées de l’événement. Omar Cissé a insisté sur le potentiel inexploité de la région : « Nous avons la terre, l’eau, le soleil. Nous avons tout pour promouvoir l’industrialisation de l’économie. Les paramètres idéaux sont à disposition. » Il a toutefois souligné que l’État doit créer le cadre favorable à cette transformation, avant d’inviter les commerçants à se structurer en Groupements d’Intérêt Économique (GIE) ou en consortiums d’entreprises pour mieux tirer parti des offres naturelles, structurelles et humaines.

Cheikh Awa Balla Diakhaté, président de la commission communication de l’ACIS, a renchéri sur ces propos, insistant sur la nécessité d’une mobilisation collective pour inverser la tendance actuelle. De son côté, Cheikh Bass Abdou Khadre a apprécié la démarche tout en invitant les commerçants à « mûrir les échanges afin de proposer des solutions aux impairs identifiés ».
Dimanche 19 Juillet 2026
Amadou Moustapha Mbaye



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