Lutte contre la mortalité maternelle et infantile : le ministère de la femme implique les acteurs communautaires pour obtenir des résultats probants.


Dans le cadre de la lutte contre les inégalités axées sur le genre et la mortalité maternelle et infantile dans le contexte sanitaire actuel, le ministère de la Femme, de la Famille, du Genre et de la Protection des Enfants a organisé ce 29 Septembre, une session de formation au profit du personnel de santé et acteurs communautaires sur le genre, droits humains, le paquet de Santé de la Reproduction (SR) et les gestes de barrières contre la Covid-19. Cette activité qui s’ajoute dans l’agenda du projet Fass émergent a été présidée par le Maire de la commune de Gueule Tapée/Fass/Colobane, Ousmane Ndoye.

Renforcer les capacités des prestataires de santé et certains acteurs en Genre et Santé de la Reproduction, droits humains y compris la communication sur les gestes barrières pour une meilleure perception du genre dans leur pratique en vue du changement de comportement, tel est l’objectif principal de ladite session.
Selon le maire de la commune, il s’agirait de s’entretenir avec les participants sur le genre et les concepts clés, d’identifier les enjeux de la prise en compte du genre dans la SR et d’établir des pistes de synergie pour la promotion du genre et SR/PF autour d’un partenariat entre le personnel sanitaire du district et les acteurs communautaires.

Une évolution des données de santé montre que le taux de mortalité maternelle est une composante importante du développement humain et social. Étant par ailleurs, un indicateur particulièrement révélateur de la condition féminine, de l’accès des femmes aux soins de santé et de la façon dont le système de santé répond à leurs besoins. Ainsi dans un contexte où la Covid 19 a exacerbé les inégalités de genre et accentué la vulnérabilité de la zone Gueule Tapée, Fass, Colobane, cette session vient appuyer l’offre de solution au niveau de cette localité à travers une démarche soucieuse des questions sexospécifiques en vue d’améliorer le capital humain, les opportunités économiques et la gouvernance locale pour accélérer la transition démographique et tirer profit du dividende démographique.

Dans le même sillage, Astou Diouf Guèye, directrice de l’Equité et l’égalité de genre (DEEG) au ministère de la Femme, est revenue en détails sur la notion de genre et les liens qui existent entre cette dernière et les droits humains.
« Dans un rapport d'ONU-Femmes il paraît clair que les femmes ne fréquentaient presque plus les centres de santé pour recourir aux soins primaires lors de la pandémie à coronavirus et c’est pour inverser la tendance et inciter les femmes à respecter leurs rendez-vous sanitaires que nous sommes là aujourd’hui », terminera-t-elle.

Ainsi, il est attendu à la sortie de cette session, l’appropriation des enjeux de la prise en compte du genre dans la SR par tous les participants pour une baisse de la mortalité maternelle et infantile qui ne cesse de progresser à travers le monde.
Mercredi 29 Septembre 2021
Dakaractu




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