La deuxième édition du Forum africain de l’économie sociale et solidaire s’est achevée ce jeudi à Dakar, au terme de trois jours de travaux ayant réuni une trentaine de pays africains, des chercheurs, des coopératives, des mutuelles, des jeunes, des femmes, des artisans, des producteurs et des transformateurs venus de tout le continent. Dans son discours de clôture, le ministre de la Microfinance et de l’Économie sociale et solidaire, Alioune Dione, a salué une rencontre « historique » et appelé à une harmonisation continentale des politiques publiques en la matière. « Dakar est devenu le carrefour de la solidarité africaine », a déclaré le ministre, avant de préciser le sens de la démarche portée par le Sénégal : « Vous êtes venus avec vos expériences, vos doutes et vos espoirs ; vous repartez avec un cap qui redonne espoir à des millions d’Africains qui n’ont pas besoin de charité. » Il a insisté sur cette distinction, affirmant que « l’économie sociale et solidaire n’est pas de la charité, mais un moyen d’accéder à des services essentiels dont l’État doit être le garant ».
Reprenant les propos de son homologue congolais évoqués plus tôt dans les travaux, Alioune Dione a plaidé pour des instruments communs face aux défis du continent, affirmant que l’économie sociale et solidaire « n’est pas une alternative » mais bien « une nécessité », appelant à une convergence « pour que nul ne soit laissé pour compte, dans un même langage, de l’Atlantique à l’océan Indien ».
Le ministre a détaillé une série d’engagements pris à l’issue du forum comme l’harmonisation progressive des cadres juridiques, réglementaires et fiscaux relatifs au secteur ; une meilleure articulation des politiques nationales ; le renforcement de la cohérence entre partenaires techniques et financiers ; la mobilisation des réseaux de recherche et des incubateurs d’innovation sociale ; ainsi que le développement d’« une diplomatie africaine de l’économie sociale et solidaire » destinée à porter des positions communes auprès de l’Union africaine, des communautés économiques régionales et des institutions financières internationales.
Pour ce qui est du financement, le Sénégal a appelé à une mobilisation coordonnée des ressources publiques, privées, coopératives, philanthropiques et de la diaspora, via des fonds d’investissement à impact, des mécanismes de garantie et des instruments financiers adaptés aux entreprises de l’économie populaire. L’autonomie économique des femmes, l’emploi des jeunes, le développement des territoires et l’inclusion des populations vulnérables ont été érigés en priorités, de même que l’accélération de la création d’un observatoire africain du secteur, conformément à la déclaration de Yaoundé du 30 mai 2024.
Le ministre a par ailleurs annoncé la passation du flambeau à la République du Congo, qui accueillera la prochaine édition du forum. « Ce drapeau n’est pas un simple objet, c’est le témoin de notre solidarité », a-t-il déclaré, remerciant à cette occasion l’Union africaine, l’Italie, présentée comme « premier soutien de l’économie sociale et solidaire au Sénégal » ainsi que l’Espagne, dont la vice-présidente s’est déplacée à Dakar pour l’occasion.
En clôturant les travaux, Alioune Dione a exprimé sa reconnaissance au président Bassirou Diomaye Faye « pour avoir mis à notre disposition les moyens humains et logistiques qui nous ont permis de mener à bien cette édition malgré le contexte », avant de lancer un appel à la mobilisation collective : « Faisons de l’économie sociale et solidaire les deux battants
Reprenant les propos de son homologue congolais évoqués plus tôt dans les travaux, Alioune Dione a plaidé pour des instruments communs face aux défis du continent, affirmant que l’économie sociale et solidaire « n’est pas une alternative » mais bien « une nécessité », appelant à une convergence « pour que nul ne soit laissé pour compte, dans un même langage, de l’Atlantique à l’océan Indien ».
Le ministre a détaillé une série d’engagements pris à l’issue du forum comme l’harmonisation progressive des cadres juridiques, réglementaires et fiscaux relatifs au secteur ; une meilleure articulation des politiques nationales ; le renforcement de la cohérence entre partenaires techniques et financiers ; la mobilisation des réseaux de recherche et des incubateurs d’innovation sociale ; ainsi que le développement d’« une diplomatie africaine de l’économie sociale et solidaire » destinée à porter des positions communes auprès de l’Union africaine, des communautés économiques régionales et des institutions financières internationales.
Pour ce qui est du financement, le Sénégal a appelé à une mobilisation coordonnée des ressources publiques, privées, coopératives, philanthropiques et de la diaspora, via des fonds d’investissement à impact, des mécanismes de garantie et des instruments financiers adaptés aux entreprises de l’économie populaire. L’autonomie économique des femmes, l’emploi des jeunes, le développement des territoires et l’inclusion des populations vulnérables ont été érigés en priorités, de même que l’accélération de la création d’un observatoire africain du secteur, conformément à la déclaration de Yaoundé du 30 mai 2024.
Le ministre a par ailleurs annoncé la passation du flambeau à la République du Congo, qui accueillera la prochaine édition du forum. « Ce drapeau n’est pas un simple objet, c’est le témoin de notre solidarité », a-t-il déclaré, remerciant à cette occasion l’Union africaine, l’Italie, présentée comme « premier soutien de l’économie sociale et solidaire au Sénégal » ainsi que l’Espagne, dont la vice-présidente s’est déplacée à Dakar pour l’occasion.
En clôturant les travaux, Alioune Dione a exprimé sa reconnaissance au président Bassirou Diomaye Faye « pour avoir mis à notre disposition les moyens humains et logistiques qui nous ont permis de mener à bien cette édition malgré le contexte », avant de lancer un appel à la mobilisation collective : « Faisons de l’économie sociale et solidaire les deux battants
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