Un procès sous forte tension
La salle d’audience du Tribunal de grande instance hors classe de Dakar a été le théâtre d’échanges soutenus autour de l’affaire Jérôme Bandiaky et Sakory Ka. Les deux hommes comparaissaient notamment pour des faits liés à la détention et au trafic d’armes.
Jérôme Bandiaky, ancien garde rapproché de personnalités du pouvoir Apr et dirigeant de la société Sniper Security, est au centre d’un dossier qui dépasse le strict cadre pénal.
Une enquête ouverte après des perquisitions
L’affaire remonte au 18 septembre 2024. Ce jour-là, la Division des investigations criminelles interpelle Jérôme Bandiaky. Des perquisitions sont menées à ses domiciles du Plateau et de Grand-Mbour.
Les enquêteurs y découvrent des armes à feu, des chargeurs, des munitions, des couteaux, des talkies-walkies, des équipements de sécurité, des sommes d’argent ainsi que trois passeports diplomatiques.
Une information judiciaire est alors ouverte pour détention d’armes sans autorisation, trafic illicite d’armes, usurpation de fonctions publiques, escroquerie portant sur les avantages de l’État et actes susceptibles de compromettre la sécurité publique.
Bandiaky conteste l’essentiel
À la barre, Jérôme Bandiaky conteste une grande partie des accusations. Il explique que les armes devaient servir à équiper des agents de sa société de sécurité, après l’obtention de marchés.
Il reconnaît toutefois une erreur concernant une arme acquise avant l’autorisation nécessaire. Interrogé sur ses passeports diplomatiques, il affirme qu’ils lui avaient été remis lorsqu’il assurait la protection rapprochée de l’ancienne Première ministre Aminata Touré.
Sakory Ka nie tout trafic
Sakory Ka, membre de la Fédération des tirs et chasse, nie toute implication dans un trafic d’armes. Il soutient que toutes ses armes sont régulièrement déclarées.
Il précise également que le pistolet Erma retrouvé chez lui appartenait à son père, ancien colonel des Douanes. L’instruction lui avait accordé un non-lieu partiel, mais le parquet a maintenu certaines poursuites.
Le parquet retient l’illégalité des armes
Dans son réquisitoire, le parquet estime que la détention illégale et le trafic d’armes sont suffisamment établis. Plusieurs armes saisies n’apparaîtraient dans aucun fichier officiel.
Le ministère public retient également des faits d’escroquerie portant sur des avantages de l’État, notamment l’occupation d’un appartement relevant de la Sogepa. En revanche, les accusations relatives aux actes susceptibles de compromettre la sécurité publique ne seraient pas suffisamment caractérisées.
Le parquet requiert cinq ans de prison ferme et cinq millions FCfa d’amende contre Jérôme Bandiaky. Contre Sakory Ka, il réclame trois ans de prison ferme et deux millions FCfa d’amende.
La défense dénonce un procès politique
La défense conteste vigoureusement la lecture du parquet. Me Aboubacry Barro soutient que son client serait devenu un « coupable idéal » dans un contexte marqué par d’autres dossiers sensibles.
D’autres avocats dénoncent un dossier « monté de toutes pièces », certains évoquant même une commande politique. La défense réclame la relaxe des prévenus et plaide notamment l’application de la loi d’amnistie.
Le tribunal a mis l’affaire en délibéré au 22 juillet. Ce jour-là, Jérôme Bandiaky et Sakory Ka sauront si les juges suivent le parquet ou la défense.
La salle d’audience du Tribunal de grande instance hors classe de Dakar a été le théâtre d’échanges soutenus autour de l’affaire Jérôme Bandiaky et Sakory Ka. Les deux hommes comparaissaient notamment pour des faits liés à la détention et au trafic d’armes.
Jérôme Bandiaky, ancien garde rapproché de personnalités du pouvoir Apr et dirigeant de la société Sniper Security, est au centre d’un dossier qui dépasse le strict cadre pénal.
Une enquête ouverte après des perquisitions
L’affaire remonte au 18 septembre 2024. Ce jour-là, la Division des investigations criminelles interpelle Jérôme Bandiaky. Des perquisitions sont menées à ses domiciles du Plateau et de Grand-Mbour.
Les enquêteurs y découvrent des armes à feu, des chargeurs, des munitions, des couteaux, des talkies-walkies, des équipements de sécurité, des sommes d’argent ainsi que trois passeports diplomatiques.
Une information judiciaire est alors ouverte pour détention d’armes sans autorisation, trafic illicite d’armes, usurpation de fonctions publiques, escroquerie portant sur les avantages de l’État et actes susceptibles de compromettre la sécurité publique.
Bandiaky conteste l’essentiel
À la barre, Jérôme Bandiaky conteste une grande partie des accusations. Il explique que les armes devaient servir à équiper des agents de sa société de sécurité, après l’obtention de marchés.
Il reconnaît toutefois une erreur concernant une arme acquise avant l’autorisation nécessaire. Interrogé sur ses passeports diplomatiques, il affirme qu’ils lui avaient été remis lorsqu’il assurait la protection rapprochée de l’ancienne Première ministre Aminata Touré.
Sakory Ka nie tout trafic
Sakory Ka, membre de la Fédération des tirs et chasse, nie toute implication dans un trafic d’armes. Il soutient que toutes ses armes sont régulièrement déclarées.
Il précise également que le pistolet Erma retrouvé chez lui appartenait à son père, ancien colonel des Douanes. L’instruction lui avait accordé un non-lieu partiel, mais le parquet a maintenu certaines poursuites.
Le parquet retient l’illégalité des armes
Dans son réquisitoire, le parquet estime que la détention illégale et le trafic d’armes sont suffisamment établis. Plusieurs armes saisies n’apparaîtraient dans aucun fichier officiel.
Le ministère public retient également des faits d’escroquerie portant sur des avantages de l’État, notamment l’occupation d’un appartement relevant de la Sogepa. En revanche, les accusations relatives aux actes susceptibles de compromettre la sécurité publique ne seraient pas suffisamment caractérisées.
Le parquet requiert cinq ans de prison ferme et cinq millions FCfa d’amende contre Jérôme Bandiaky. Contre Sakory Ka, il réclame trois ans de prison ferme et deux millions FCfa d’amende.
La défense dénonce un procès politique
La défense conteste vigoureusement la lecture du parquet. Me Aboubacry Barro soutient que son client serait devenu un « coupable idéal » dans un contexte marqué par d’autres dossiers sensibles.
D’autres avocats dénoncent un dossier « monté de toutes pièces », certains évoquant même une commande politique. La défense réclame la relaxe des prévenus et plaide notamment l’application de la loi d’amnistie.
Le tribunal a mis l’affaire en délibéré au 22 juillet. Ce jour-là, Jérôme Bandiaky et Sakory Ka sauront si les juges suivent le parquet ou la défense.
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