KOLDA : les jeunes exigent l’achèvement des chantiers…


À Kolda, il y a beaucoup de chantiers inachevés constatés dans la région voire dans la capitale régionale. Ce qui est suffisant pour que le président de la « jeunesse koldoise », Djibril Diédhiou, monte au créneau pour exiger la finition des travaux par l’État. Il s’agit entre autres, selon lui, du pont de Hiléle, de la maison des jeunes, du DAC de Fafacourou, de l’université... À cet effet, il estime que les populations sont fatiguées par des promesses non tenues. 
 
Pour Papis Baldé, le président du Conseil régional de la jeunesse, « cette situation est un manque de considération aux koldois. Et si l’État ne peut pas achever les chantiers qu’il nous restitue les terres pour qu'on y fasse de l’agriculture ». À travers ces jeunes, le ton est en train de monter au Fouladou pour un achèvement des chantiers ayant qui durent depuis des années. 
 
À en croire Djibril Diédhiou toujours, « aujourd’hui, c’est dommage de voir des chantiers vieux de 14 ans comme le pont de Hiléle. Et la population souffre énormément du fait de son inachèvement. C’est pourquoi, nous voulons que les chantiers soient achevés pour le bien-être des populations ». Mieux,  « Kolda est devenue aujourd’hui, une ville à chantiers inachevés notamment l’université, la maison de la jeunesse. Et nous ne pouvons plus vivre avec des promesses sans fin. Dans la foulée, nous souhaitons que le plateau technique de l’hôpital régional soit relevé et la mise en service du scanner. La situation de Kolda est déplorable. Et nous méritons mieux car nous pensons que nous sommes une partie intégrante du Sénégal. D'ailleurs, Kolda ne peut pas être la dernière de la classe en étant le nouveau bassin arachidier et anacardier. » 
 
Abondant dans le même sens, Papis Baldé poursuit : « il faut qu’on arrête de caricaturer Kolda comme un cimetière de chantiers inachevés. Si l’État ne peut pas achever les travaux qu’on nous restitue les terres pour y faire de l’agriculture. Par exemple l’université du Sine-Saloum est terminée et opérationnelle avant celle de Kolda qui l'a précédée. C’est pourquoi, nous pensons qu’il y’a une situation de deux poids deux mesures. » 
 
Dans la foulée, il s’interroge encore sur « le DAC de Fafacourou qui ne voit toujours pas le jour alors que celui de Sangalkam vient d’être terminé et opérationnel. On ne comprend pas pourquoi le DAC de Sangalkam est terminé tandis que celui de Fafacourou annoncé bien avant, ne l'est toujours pas… » 
Samedi 21 Mai 2022
Dakaractu



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