Pour éviter tout problème judiciaire dans l'exercice de leur fonction, les médecins de l'hôpital régional son à l’école des aspects médico-légaux en relation avec le parquet de Kolda.
C’est une façon pour ces deux entités de mutualiser leurs forces pour un service public de qualité, sous la présence effective du gouverneur de région. Au cours des travaux, les aspects médico-légaux ont été expliqués sur la délivrance de certificats médicaux, de décès entre autres qui obéissent à des normes encadrées par le droit.
Ainsi, c’est pour éviter tout quiproquo entre le judiciaire et les acteurs de la santé, qu’il est important d’instaurer un contrat de confiance avec les patients ou les populations. À ce titre, l’article 320 statuant sur le cas de viol a fait l’objet d’une présentation minutieuse devant l’assistance.
Dans son intervention, le Pr Soumah est revenu sur les aspects médicaux qui doivent aider la justice à prendre une décision pénale. Mais aussi, il a saisi cette occasion pour sensibiliser les médecins sur les choses à éviter qui pourraient les conduire en prison. Dans la foulée, il a rappelé à ces derniers l'acte médical et son incidence sur la responsabilité hospitalière, notamment la médecine et justice, l’ignorance mutuelle puis incompréhension mutuelle, méfiance du profane et tendance compassionnelle, la judiciarisation, l’infiltration maligne de l'exercice médicale, la médecine défensive ou l’application du droit commun.
Éviter les crises entre patients et personnel de santé notamment médecins, infirmiers entre autres. En ce sens, les établissements de santé doivent mettre la transparence au cœur de sa gestion des patients et du personnel. Ainsi, la communication interne est la meilleure arme pour lutter contre les crises, rappelle Fallou Niang, le directeur de l’hôpital régional.
Pour le Dr Emma, « la communication est une bonne idée avec les patients, mais malheureusement, on n'entend les médecins qu'en temps de crise. En ce sens, je pense qu'il faut protéger le personnel de santé pour un service de qualité. D’ailleurs, il faut renforcer la communication entre collègues et la rendre inclusive pour une bonne marche de l'établissement sanitaire. Ainsi, cela cimentera le contrat de confiance entre l'hôpital et les populations. »
Dans cette dynamique, l’article 320 qui définit l'acte sexuel agressif criminalisant le viol pour une peine de 5 ans ou 10 ans, a attiré l’attention. Ainsi, le médecin n'établit jamais sur le certificat médical qu'il y a eu viol, car seul le juge peut le déterminer. Cependant, le médecin donne tous les détails établissant l'acte sexuel comme la pénétration...
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