C’est une arnaque digne d’un scénario de film noir, où se mêlent faux profils, promesses de libération et illusion d’amour retrouvé. Derrière cette machination : Antony Samuel Ojiakor, un ressortissant ouest-africain déjà détenu pour escroquerie en ligne à la prison de Rebeuss. Et malgré les barreaux, l’homme a trouvé le moyen de replonger dans ses combines, en extorquant près de 10 millions de francs Cfa à un homme d’affaires australien, Malcom Cecil Wares, selon les révélations du quotidien L’Observateur.
Une nouvelle plainte qui relance les ennuis judiciaires du récidiviste
Le 20 octobre dernier, Malcom Cecil Wares se rend à la Division nationale de lutte contre le trafic de migrants et pratiques assimilées (DNLT) pour déposer plainte. Il accuse Antony Samuel Ojiakor de lui avoir soutiré une somme rondelette sous faux prétexte de libérer sa compagne, Joy Heine, prétendument détenue à Dakar.
Pour parvenir à ses fins, Antony s’est fait passer pour un avocat inscrit au barreau du Sénégal, arborant une fausse prestance d’homme de loi et un discours bien rodé.
“Il m’a promis la libération de ma fiancée et un visa d’entrée pour qu’elle puisse me rejoindre en Australie”, déclare le plaignant, cité par L’Observateur.
Le stratagème du “faux avocat” : du virtuel au réel
Selon les sources judiciaires consultées par L’Observateur, Ojiakor a monté tout un dispositif d’escroquerie numérique : faux comptes Facebook, adresses mail inventées, documents administratifs falsifiés… Tout y était.
Grâce à cette mise en scène bien huilée, le faux avocat a convaincu l’homme d’affaires australien de lui verser plus de 8 millions de francs Cfa en plusieurs tranches, censés couvrir les “honoraires” et les “frais de procédure”.
Mais le plus incroyable restait à venir.
Le voyage piégé : de l’Australie aux Almadies
Persuadé que sa compagne était désormais libre, Malcom Cecil Wares décide de se rendre au Sénégal pour la retrouver. À son arrivée à l’aéroport international Blaise Diagne, il est accueilli par Antony lui-même, toujours aussi convaincant.
Celui-ci l’installe à l’hôtel Yass, aux Almadies, et exige le paiement du reliquat de ses honoraires pour finaliser la rencontre avec “la dame élargie de prison”.
Dès que l’argent est remis, le faux avocat disparaît dans la nature, laissant l’homme d’affaires seul, sans nouvelles de sa compagne ni du prétendu défenseur.
Après plusieurs jours de recherches infructueuses, le ressortissant australien rentre bredouille, non sans déposer une plainte formelle auprès de la DNLT.
Les preuves accablantes et le retour en cellule
Extrait de sa cellule à la prison de Rebeuss, où il purgeait déjà une peine pour escroquerie, Antony Ojiakor a nié en bloc les accusations. Mais les enquêteurs ont mis la main sur des preuves techniques irréfutables : messages, transferts d’argent, et surtout les images des caméras de surveillance de l’hôtel, le montrant en compagnie de sa victime.
Présenté au procureur de la République, Ojiakor a été reconduit dans sa cellule, désormais sous le coup de nouvelles poursuites pour :
• association de malfaiteurs,
• escroquerie,
• faux et usage de faux,
• usurpation de fonction,
• et usurpation d’identité.
Une compagne complice, un escroc insatiable
Toujours selon L’Observateur, la compagne de l’escroc serait également en détention, soupçonnée d’avoir joué un rôle dans le stratagème.
Ce nouveau dossier vient alourdir le casier judiciaire déjà chargé d’Antony Ojiakor, connu des services de police pour ses nombreuses escroqueries en ligne et son talent à manipuler ses victimes à distance.
Une nouvelle plainte qui relance les ennuis judiciaires du récidiviste
Le 20 octobre dernier, Malcom Cecil Wares se rend à la Division nationale de lutte contre le trafic de migrants et pratiques assimilées (DNLT) pour déposer plainte. Il accuse Antony Samuel Ojiakor de lui avoir soutiré une somme rondelette sous faux prétexte de libérer sa compagne, Joy Heine, prétendument détenue à Dakar.
Pour parvenir à ses fins, Antony s’est fait passer pour un avocat inscrit au barreau du Sénégal, arborant une fausse prestance d’homme de loi et un discours bien rodé.
“Il m’a promis la libération de ma fiancée et un visa d’entrée pour qu’elle puisse me rejoindre en Australie”, déclare le plaignant, cité par L’Observateur.
Le stratagème du “faux avocat” : du virtuel au réel
Selon les sources judiciaires consultées par L’Observateur, Ojiakor a monté tout un dispositif d’escroquerie numérique : faux comptes Facebook, adresses mail inventées, documents administratifs falsifiés… Tout y était.
Grâce à cette mise en scène bien huilée, le faux avocat a convaincu l’homme d’affaires australien de lui verser plus de 8 millions de francs Cfa en plusieurs tranches, censés couvrir les “honoraires” et les “frais de procédure”.
Mais le plus incroyable restait à venir.
Le voyage piégé : de l’Australie aux Almadies
Persuadé que sa compagne était désormais libre, Malcom Cecil Wares décide de se rendre au Sénégal pour la retrouver. À son arrivée à l’aéroport international Blaise Diagne, il est accueilli par Antony lui-même, toujours aussi convaincant.
Celui-ci l’installe à l’hôtel Yass, aux Almadies, et exige le paiement du reliquat de ses honoraires pour finaliser la rencontre avec “la dame élargie de prison”.
Dès que l’argent est remis, le faux avocat disparaît dans la nature, laissant l’homme d’affaires seul, sans nouvelles de sa compagne ni du prétendu défenseur.
Après plusieurs jours de recherches infructueuses, le ressortissant australien rentre bredouille, non sans déposer une plainte formelle auprès de la DNLT.
Les preuves accablantes et le retour en cellule
Extrait de sa cellule à la prison de Rebeuss, où il purgeait déjà une peine pour escroquerie, Antony Ojiakor a nié en bloc les accusations. Mais les enquêteurs ont mis la main sur des preuves techniques irréfutables : messages, transferts d’argent, et surtout les images des caméras de surveillance de l’hôtel, le montrant en compagnie de sa victime.
Présenté au procureur de la République, Ojiakor a été reconduit dans sa cellule, désormais sous le coup de nouvelles poursuites pour :
• association de malfaiteurs,
• escroquerie,
• faux et usage de faux,
• usurpation de fonction,
• et usurpation d’identité.
Une compagne complice, un escroc insatiable
Toujours selon L’Observateur, la compagne de l’escroc serait également en détention, soupçonnée d’avoir joué un rôle dans le stratagème.
Ce nouveau dossier vient alourdir le casier judiciaire déjà chargé d’Antony Ojiakor, connu des services de police pour ses nombreuses escroqueries en ligne et son talent à manipuler ses victimes à distance.
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