Économie : Quand les personnes ressources du secteur privé répondent à la main tendue de la Cciad.


Le bureau de la Chambre de commerce, d’industrie et d’agriculture de Dakar (Cciad) a posé de nouveaux jalons dans sa volonté d’amener ladite institution à un palier supérieur. Pour ce faire, outre les membres du bureau et tous les élus de ladite chambre consulaire, les portes de ladite institution viennent d’être ouvertes à 31 opérateurs économiques. Des opérateurs assimilés à des ‘’personnes ressources de la Cciad’’ qui ont été installées officiellement dans leurs nouvelles fonctions. 
 
Khady Fall Tall, présidente régionale de l’Association des femmes de l'Afrique de l'Ouest (Afao-Wawa) est du nombre des personnalités ciblées par la Cciad. ‘’Comme vous le voyez, je fais partie des personnes ressources qui ont été cooptées par le bureau de la Cciad pour constituer des commissions et apporter une expertise spécifique, me semble-t-il, au niveau de la Cciad. 
 
Ce qui est attendu de ses semblables, personnes ressources de ladite chambre consulaire et elle, Mme Khady Fall Tall dit le connaître. ‘’C’est une mission que nous connaissons déjà. Nous tous, nous sommes des acteurs non officiels de la Chambre de commerce depuis un certain nombre d’années. Nous travaillons, en tout cas, à pousser la Cciad à changer de trajectoire et à prendre beaucoup plus de place dans l’économie de notre pays. Et c’est la raison pour laquelle, j’ai dit, tout à l’heure, qu’il n’y avait pas parmi nous d’étranger. Toutes les personnes qui ont été comptées, pour la plupart, c’était des acteurs déjà de la Chambre de commerce de Dakar." C’est la raison pour laquelle, voyant ce qui se passe dans le monde et surtout en Afrique, l’apport des chambres de commerce dans nos différentes économies, nous avons souhaité que la Cciad qui date de 1888, qui est notre chambre consulaire, puisse être au peloton des chambres de commerce qui porteront des politiques économiques, identifiées par nos gouvernements, notamment la Zlecaf (Zone de libre-échange continentale africaine)’’. Concernant ce projet de zone de libre-échange en cours de création sur l'ensemble du continent africain, elle a rappelé qu’elle ‘’prépare l’Afrique à une économie mondialisée unifiée et africanisée. Tout en gardant, sérieusement, les outils que nous avons mis en place mais qui nous permet de garder les intérêts des populations dans nos économies. Je parle de toutes les économies qu’elles soient agricoles, industrielles ou commerciales. Donc, toutes nos économies. Raison pour laquelle, il était bon (de souligner) que l’initiation que le président de la Cciad vient de prendre, qui est prévue dans les textes, ce n’est donc pas une innovation ex-nihilo. Il a puisé dans les textes un article qui lui permet d’élargir l’expertise de la chambre de commerce auprès des personnes ressources que nous sommes’’, renseigne la dame.
 
Relativement aux urgences de l’heure et des priorités à prendre en charge, après leur installation officielle, elle répond : ‘’Mais tout est urgent. Nous venons de sortir d’une pandémie qui a mis à genou, l’économie mondiale pendant plus d’un an. Actuellement, tout est urgent. Mais parmi nos premières urgences, nous devons satisfaire nos besoins alimentaires et permettre à notre économie de se relever ; de quitter le 1% (de croissance) pour rejoindre les 7% comme c’était le cas en 2019. Voici vraiment les urgences dans lesquelles tout le monde est actuellement concerné. Il s’agit d’un sursaut national pour redresser notre économie. Tous les pays ont commencé à le faire d’ailleurs’’, confie la présidente régionale de l’Association des femmes de l'Afrique de l'Ouest. 
Mardi 11 Mai 2021
Dakaractu




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