Ce qui se murmurait depuis plusieurs mois dans certains quartiers de Touba a finalement été confirmé devant la justice. Une affaire d’une gravité exceptionnelle, impliquant un maître coranique et plusieurs dizaines de jeunes filles, a connu son épilogue judiciaire devant la Chambre criminelle de Diourbel. Selon les informations révélées par le quotidien Libération, Serigne Khadim Mbacké, âgé de 36 ans, a été condamné à vingt ans de réclusion criminelle pour des faits de viols et de pédophilie commis sur des mineures dont certaines étaient âgées de moins de 13 ans au moment des faits.
L’affaire trouve son origine en mai 2023 lorsqu’une adolescente, inscrite dans un daara de Touba Reur Ngol, exprime soudainement à sa mère son souhait d’abandonner l’apprentissage du Coran. Derrière cette décision inattendue se cachait une réalité glaçante qui allait progressivement éclater au grand jour.
Selon Libération, c’est après les confidences d’une autre élève à un membre de sa famille que les premiers soupçons se sont transformés en accusations précises. Très vite, plusieurs parents d’élèves se manifestent et saisissent les enquêteurs de la Brigade de recherches de Touba.
L’enquête ouverte par les gendarmes va alors prendre une ampleur considérable. Au total, 28 jeunes filles âgées de 7 à 16 ans au moment des faits sont entendues en présence de leurs représentants légaux. Les témoignages recueillis décrivent un mode opératoire similaire. Les victimes affirment que leur maître coranique profitait de l’absence de son épouse pour les convoquer dans sa chambre avant d’abuser d’elles.
D’après l’ordonnance de mise en accusation consultée par Libération, plusieurs des jeunes filles ont relaté des faits de pénétrations sexuelles répétées. D’autres ont évoqué des attouchements, des pénétrations digitales ou encore des actes à caractère sexuel accompagnés de menaces destinées à les maintenir dans le silence.
Les récits recueillis par les enquêteurs ont été renforcés par de nombreux examens médicaux. Les certificats versés au dossier ont notamment fait état, pour plusieurs victimes, de lésions hyménales, de déchirures ou encore de déflorations compatibles avec les accusations formulées. Pour d’autres élèves, les médecins ont conclu à un hymen intact.
Face à la montée du scandale, le maître coranique avait quitté Touba avant d’entreprendre une longue cavale à travers plusieurs localités du sud du Sénégal. Selon son propre récit rapporté par Libération, il aurait séjourné successivement à Kafountine, Diouloulou, Marsassoum et dans différents villages où il disait suivre une thérapie traditionnelle.
Finalement, sous la pression de ses proches, il s’était présenté au commissariat de Ndamatou avant d’être remis aux enquêteurs.
Durant toute la procédure, Serigne Khadim Mbacké a rejeté les accusations portées contre lui. Il a soutenu être victime d’un complot et affirmé que certaines familles cherchaient à lui nuire. Il a notamment accusé la mère de deux des plaignantes d’être à l’origine d’une cabale contre sa personne. Une ligne de défense qui n’a toutefois pas convaincu les magistrats.
Au terme du procès, la Chambre criminelle de Diourbel a retenu sa culpabilité pour des faits particulièrement graves commis sur des enfants placés sous son autorité. Une condamnation lourde qui met un terme judiciaire à l’une des affaires de violences sexuelles les plus choquantes révélées ces dernières années dans un cadre d’enseignement religieux.
L’affaire trouve son origine en mai 2023 lorsqu’une adolescente, inscrite dans un daara de Touba Reur Ngol, exprime soudainement à sa mère son souhait d’abandonner l’apprentissage du Coran. Derrière cette décision inattendue se cachait une réalité glaçante qui allait progressivement éclater au grand jour.
Selon Libération, c’est après les confidences d’une autre élève à un membre de sa famille que les premiers soupçons se sont transformés en accusations précises. Très vite, plusieurs parents d’élèves se manifestent et saisissent les enquêteurs de la Brigade de recherches de Touba.
L’enquête ouverte par les gendarmes va alors prendre une ampleur considérable. Au total, 28 jeunes filles âgées de 7 à 16 ans au moment des faits sont entendues en présence de leurs représentants légaux. Les témoignages recueillis décrivent un mode opératoire similaire. Les victimes affirment que leur maître coranique profitait de l’absence de son épouse pour les convoquer dans sa chambre avant d’abuser d’elles.
D’après l’ordonnance de mise en accusation consultée par Libération, plusieurs des jeunes filles ont relaté des faits de pénétrations sexuelles répétées. D’autres ont évoqué des attouchements, des pénétrations digitales ou encore des actes à caractère sexuel accompagnés de menaces destinées à les maintenir dans le silence.
Les récits recueillis par les enquêteurs ont été renforcés par de nombreux examens médicaux. Les certificats versés au dossier ont notamment fait état, pour plusieurs victimes, de lésions hyménales, de déchirures ou encore de déflorations compatibles avec les accusations formulées. Pour d’autres élèves, les médecins ont conclu à un hymen intact.
Face à la montée du scandale, le maître coranique avait quitté Touba avant d’entreprendre une longue cavale à travers plusieurs localités du sud du Sénégal. Selon son propre récit rapporté par Libération, il aurait séjourné successivement à Kafountine, Diouloulou, Marsassoum et dans différents villages où il disait suivre une thérapie traditionnelle.
Finalement, sous la pression de ses proches, il s’était présenté au commissariat de Ndamatou avant d’être remis aux enquêteurs.
Durant toute la procédure, Serigne Khadim Mbacké a rejeté les accusations portées contre lui. Il a soutenu être victime d’un complot et affirmé que certaines familles cherchaient à lui nuire. Il a notamment accusé la mère de deux des plaignantes d’être à l’origine d’une cabale contre sa personne. Une ligne de défense qui n’a toutefois pas convaincu les magistrats.
Au terme du procès, la Chambre criminelle de Diourbel a retenu sa culpabilité pour des faits particulièrement graves commis sur des enfants placés sous son autorité. Une condamnation lourde qui met un terme judiciaire à l’une des affaires de violences sexuelles les plus choquantes révélées ces dernières années dans un cadre d’enseignement religieux.
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